<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972</id><updated>2011-12-23T13:09:19.206-05:00</updated><title type='text'>Le Groenland a ses raisons</title><subtitle type='html'>(que l'Alaska ne connaît point)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>177</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8352159263446712437</id><published>2011-12-23T13:06:00.000-05:00</published><updated>2011-12-23T13:06:37.298-05:00</updated><title type='text'>J’ai des vœux groupés, si vous voulez</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne comprends pas pourquoi Josélito ne m’invite pas dans son train, celui &lt;em&gt;qu’on prend toujours pour pleurer à Noël&lt;/em&gt;, pour me poser des questions indéterminées, mais en m’enjoignant de penser à des choses tristes ou émouvantes – qui rendent triste ou ému, ou heureux mais quand même nostalgique d’un bonheur conjugué au passé, ou qui impliquent autant que possible de l’émerveillement avec un cœur d’enfant. Il pourrait alors singer l’empathie en accolant ses mains baguée et asséner, comme on pulvérise du sent-bon à la lavande dans les salles de bains, des formules toutes faites empreintes d’un déterminisme naïf de livre de croissance personnel à rabais. &lt;em&gt;On demande ça à l’univers&lt;/em&gt;. Josélito, dans ses temps libres, remplit sans doute beaucoup trop de formulaires de demandes à l’univers.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi je suis certain que c’est nocif pour la couche d’ozone et que ça sature les ondes hertziennes avant de s’écraser un peu partout. Cessez. Ce n’est pas dans le mandat de l’univers.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le cas échéant, sans banquette rembourrée et sans intercalation d’images à la fois léchées et trempées dans le sirop sonore, je dois garder pour moi mes meilleures anecdotes de transsubstantiation de messe de minuit et de gâteaux aux fruits délaissés. J’erre l’âme en peine avec des souvenirs génériques et quelques pensées creuses, en me demandant dans les creux si Josélito aurait été jusqu’à prévoir Marie-Élaine Thibert comme invitée surprise. (J’ai le droit de faire ce &lt;em&gt;s’il aurait&lt;/em&gt;, c’est un bon &lt;em&gt;s’il aurait&lt;/em&gt;, ça arrive.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oh, attendez, je sens que je suis grincheux. Et ce n’est pas dans l’esprit épuré de Noël.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oh, attendez, c’est donc pour ça que Josélito ne m’invite pas. Ça et possiblement l’autre détail: je ne suis pas une vedette de Radio-Canada.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oh, mais c’est correct, pas besoin non plus d’aller à &lt;em&gt;Une demi-douzaine de filles interchangeables le matin&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je resterai donc ici pour vous transmettre des vœux du temps des fêtes. C’est de saison. Et j’ai justement un bel arrivage pour le solstice, sentez ça, y’a pas plus frais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On m’a fait remarquer (oh, une foule, deux personnes qui se reconnaîtront peut-être) que j’avais pris une année sabbatique de vœux l’an dernier. Je profite donc d’un instant pour vous souhaiter de passer une belle année 2011. Mais comme je ne veux pas cumuler ce retard éternellement, je vous souhaite également des joyeuses fêtes et une belle année 2012, sans demandes spéciales à l’univers, sinon il fermera tous ses dossiers, fera une petite explosion de fin du monde pour satisfaire les Mayas et s’en ira &lt;em&gt;big-banguer&lt;/em&gt; comme un tout neuf ailleurs où les habitants passent moins de temps à lui envoyer toutes sortes de requêtes ridicules en orbites, encadrées ou non par une industrie du larmoiement et de la pornographie de l’émotion dans les trains. Et je le comprendrais. Faites des souhaits, bien sûr; restez plein d’espoir, bien sûr. Mais n’envoyez pas ça n’importe où dans une couche quelconque de l’atmosphère. Les couches quelconques de l’univers sont pleines.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça fait beaucoup, je sais, deux années de vœux à recevoir en même temps. Mais vous êtes capables d’en prendre. J’ai coupé dans le gras. Et ce n’est pas très salé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le train josélitain par contre, c’est plus collant, plus difficile à supporter. Et c’est très sucré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’offre enfin une pensée à ceux qui rajoutent l’anniversaire de vieillissement personnel à ces temps déjà saturés de festivités. Vous vous reconnaissez.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les autres, on ne pointe pas du doigt, c’est mal de rire des malchanceux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8352159263446712437?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8352159263446712437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8352159263446712437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8352159263446712437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8352159263446712437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/12/jai-des-vux-groupes-si-vous-voulez.html' title='J’ai des vœux groupés, si vous voulez'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1617168292827475875</id><published>2011-12-07T12:32:00.001-05:00</published><updated>2011-12-07T12:43:25.950-05:00</updated><title type='text'>Un pont Champlain nommé désir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques mois, alors que nous étions au-dessus du fleuve pour aller parcourir l’autoroute 20 presque au complet, j’ai proposé le jeu d’auto suivant à ma copine (avant que le jeu ne devienne une question récurrente de soupers de groupe): que devrait-on faire avec le pont Champlain existant? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n’était pas une question technique, pas un appel à recracher toute connaissance acquise à &lt;em&gt;Découverte&lt;/em&gt;, sur l’univers &lt;em&gt;fascinant&lt;/em&gt; de la dégradation de la précontrainte du béton, du renforcement des poutres de rive avec torons extérieurs et des effets pervers de ces raidissements tout frais sur la répartition des charges sur les chevêtres. Pas le moment pour préciser que ça prendrait vraiment un nouveau pont pour Montréal, attendu qu’après tout, il sera là, un peu plus loin en aval. Non, les règles du jeu sont simples: on fait quoi avec celui-là, le mal-aimé, l’éconduit sur lequel on ne veut plus conduire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question est tendancieuse exprès. Parce que plusieurs l’ont métaphoriquement déjà jeté à l’eau. On le détruit. On rase tout ça. Kapout. Pour certains, je parie qu’il n’existe déjà plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur le coup, les idées reçues sont surtout amusantes, vaguement cyniques; on s’en moque, on le voue aux gémonies, on le met au musée, on le vend en pièces détachées sur Internet, on en fait des ex-voto si le vœu de nouveau pont est exaucé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois alors avoir un esprit retors, parce que j’avais quand même une pensée en forme de double-fond, avec une sorte d’idéalisme rêvasseur bien entassé et un brin chiffonné tout au fond.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ose croire qu’il y a plein de choses à faire avec un vieux pont Champlain laissé-pour-compte. Qu’il ait atteint sa fin de vie utile selon la norme canadienne sur le calcul des ponts routiers, c’est une chose. Mais rien n’oblige à démolir la structure parce que ce cas de chargement là devient excessif. La structure existe, et elle devra assurément être entretenue jusqu’à ce qu’un nouveau pont soit inauguré, alors nous pourrions aussi bien en profiter après pour l’utiliser autrement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au risque de passer pour un rêvasseur convenu doublé d’un gérant d’estrade, le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/High_Line_Park"&gt;High Line Park&lt;/a&gt; de New York&amp;nbsp;est un cas de figure notable. La &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Promenade_plant%C3%A9e"&gt;promenade plantée&lt;/a&gt; de Paris, avec un départ sur le viaduc des Arts, est un autre bon exemple antérieur. La multitude de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_habit%C3%A9"&gt;ponts habités&lt;/a&gt; qui ont été construits au fil des siècles peuvent également être listés. Toutes ces options engendrent des surcharges bien inférieures à celles prévues pour la circulation autoroutière alors éliminée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si Montréal est la ville de design qu’elle prétend être, celle qu’elle a convaincu l’UNESCO qu’elle était (peut-être en partie grâce à ses rues texturées arborant de jolis bas-reliefs inversés), y aurait-il moyen d’en profiter là particulièrement? Si même Lego s’y intéresse, pourquoi ne pas recycler l’idée d’Habitat 67 en version moins bétonnée, modernisée et allégée, avec des commerces, des logements et des bureaux, aux approches du pont, sur les travées près des extrémités et peut-être même au-delà sur le pont. La structure même du bâtiment pourrait peut-être servir de renfort en exosquelette du pont au besoin. Il ne reste qu’à imaginer le passage pour un espace public, une large bande cyclable et piétonnière, quelques lots verdis à souhait (et notons bien que personne n’insiste pour qu’on y plante une forêt de baobabs). Agrémentez de terrasses, d’un restaurant ou deux, d’un bar, comme vous voudrez. Parlez de signature architecturale si vous êtes assez hardi pour laisser glisser ça dans la conversation. Vous oseriez encore plus? Peut-être pourrait-on y caser une sorte de navette simplifiée, un moyen de transport léger sur monorail vers des arrêts d’autobus de part et d’autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soit dit en passant, ça va, je ne suis pas en train de proposer tout bonnement d’y construire le CHUM et un amphithéâtre tant qu’à y être (même s’il paraît que ça marche à tout coup, un amphithéâtre). Je sais bien que tout ça doit se frotter à toutes sortes de vérifications comptables et techniques, selon les capacités résiduelles des divers éléments structuraux, selon les contraintes d’accès à respecter, selon les coûts qui peuvent être prohibitifs pour un paquet de renforcements qui pourraient &lt;a href="http://www.pjcci.ca/Francais/champlain/Assessment%20of%20the%20Champlain%20Bridge%20March%2028%2011.pdf"&gt;s’avérer requis le cas échéant&lt;/a&gt;. Je sais qu’il s’agit d’une vision fragmentaire, méliorative même, d’un projet qui comporterait son lot de contraintes. Je sais que certaines travées seraient forcément à remplacer, soit. En fait, je crois qu’il serait possible d’utiliser dans ces cas-là des passerelles légères en acier là où c’est requis, bien moins larges que les travées existantes, en remplacement de la structure de béton condamnée. Cela dit, la démolition totale a également un coût qui ne relève pas de la pensée magique; et ça le dit clairement, après il ne subsiste rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais aussi que sans les jolis montages financiers et quelques graphiques colorés en pointes de tarte, ça revêt une forte impression de grand déblayage de nuages. Alors je pressens déjà la tautologie qui ne justifie pourtant aucunement le refus d’envisager quoi que ce soit d’autre qu’une démolition totale dès que possible: Montréal n’est pas New York, Montréal n’est pas Paris ou autres classiques selon lesquels il y a pleins d’autres besoins urgents au Québec. Somme toute, je trouverais surtout dommage que toute la structure soit sacrifiée bêtement en raison d’un simple manque d’imagination. Dans cet esprit, il y aurait également lieu de lorgner l’estacade sous-utilisée un peu en amont.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne prétends pas qu’il faille maintenir le pont Champlain à tout prix sur le respirateur artificiel, je n’ai pas ses radiographies affichées dans les fenêtres du salon, or il me semble être un excellent candidat au don d’organes. Alors je me demande simplement pourquoi nous n’en profiterions pas, ne serait-ce que pour en conserver deux bras bien revigorés, des quais regarnis, s’avançant vers le fleuve sur quelques portées à partir de chaque rive.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1617168292827475875?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1617168292827475875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1617168292827475875' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1617168292827475875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1617168292827475875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/12/un-pont-champlain-nomme-desir.html' title='Un pont Champlain nommé désir'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8329081234886122904</id><published>2011-11-22T12:58:00.000-05:00</published><updated>2011-11-22T17:12:27.368-05:00</updated><title type='text'>Et parfois je parle de corpus littéraire à Marc Cassivi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/marc-cassivi/201111/22/01-4470362-la-complaisance.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_361575_accueil_POS2"&gt;Monsieur Cassivi,&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Didascalie : Le ton, il est gentil. Je mettrais bien des binettes sympathiques, mais je ne trouve pas que c’est de très bon goût.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Et ça va, je vous en veux moins maintenant pour &lt;em&gt;La graine et le mulet&lt;/em&gt;. Pour crever l'abcès, j’ai eu la même lecture que Catherine Perrin dans la veine des chroniques &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/9804-seule-dans-ma-gang.html"&gt;«seul dans ma gang»&lt;/a&gt;, le même jeu des attentes et le même rapport au film qui s’en est suivi, le même accroc par rapport à la complaisance de ce temps réel qui fait justement «tellement vrai, si réaliste». Une sorte de léger dépit aussi. Pourrai-je rester cinéphile &lt;em&gt;quand même&lt;/em&gt;? Est-ce qu’on me jette hors du club? Tu ne respectes pas l’idiosyncrasie tribale, oust, va voir les &lt;em&gt;Transformers&lt;/em&gt; maintenant. Moi qui avais compris depuis longtemps que la vie n’est pas toujours simple quand, pas encore très vieux, on ne comprend pas l’intérêt à porter à &lt;em&gt;Jurassic Park&lt;/em&gt;. Bien, je vois, ils se sauvent des dinosaures, mais encore? C’est ce qui m’a chicoté &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/5134-iLa-graine-et-le-muleti--allez-voir-ce-film-cest-un-ordre.html"&gt;dans la célèbre chronique&lt;/a&gt; (déjà ancienne, je sais). Pour &lt;em&gt;La graine et le mulet&lt;/em&gt;, je ne suis pas l’illustration d’un schisme, mais d’une particularité. Je comprends l’idée du schisme, mais il est aussi dommage parfois de voir une particularité propre à un film nous faire basculer par l’assimilation dans l’illustration d’un schisme. Pour reprendre une idée de Pennac: Côooooomment peut-on ne pas aimer Stendhal? Si. On peut.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Fin du préambule.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rapidement, petite coquille: &lt;em&gt;L’avalée des avalées&lt;/em&gt;, ça doit ressembler beaucoup à &lt;em&gt;L’avalée des avalés&lt;/em&gt;, j’imagine (à moins que les subtilités n’y soient justement moins évidentes!).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si je comprends bien, ça veut dire finalement qu’il faut les servir et les faire manger, les fameux légumes culturels? Cela étant dit, oui, bien sûr, je déplore sensiblement les mêmes lacunes aussi. Mais avec cette réserve: soyons clairs, le corpus doit avoir un spectre large.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On voit souvent les mêmes incontournables dans ces listes raccourcies, mais il y a matière à couvrir plus large. Aquin, Ducharme, Hébert, Miron, Tremblay. Ça semble aller de soi, mais je n’aime pas que tous les exemples donnés ou presque s’arrêtent là, ça me rend un peu craintif. On ajoutera parfois Gabrielle Roy et Marie-Claire Blais. D’accord. Mais j’espère surtout qu’il y aura toute la latitude pour des professeurs qui voudraient mettre au programme Dany Laferrière, &lt;em&gt;Les fées ont soif&lt;/em&gt; de Denise Boucher, &lt;em&gt;Le fou de l’île&lt;/em&gt; de Félix Leclerc, qui iraient piger des extraits des &lt;em&gt;Insolences du frère Untel&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;Demi-civilisés&lt;/em&gt;, qui pourraient ratisser plus large (qui sait, peut-être aussi loin qu'en Ontario francophone ou en Acadie, avec des permissions spéciales et des ententes interprovinciales complexes, bien entendu!) qui feraient des liens, des parallèles, des mises en contexte. Pour éviter de reproduire l’enseignement mollasson des romans du terroir, pour éviter un prof qui n’en a rien à cirer de &lt;em&gt;Bonheur d’occasion&lt;/em&gt;, mais qui le poussera, qui demandera de faire un bête résumé que&amp;nbsp;bien des&amp;nbsp;élèves copieront sur Internet, parce que c’est un des quatre livres sur la liste, point. Pour qu’on s’y rende à Nicolas Dickner, justement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est un peu en parcourant le spectre de ce qui s’est fait ici qu’on réalisera aussi que la littérature étrangère ne veut pas seulement dire «étrangers» comme «ces vampires venus d'ailleurs». En étirant un peu, peut-être réussira-t-on à réduire l’analphabétisme dans la foulée. Lire ne sert pas qu’à lire des livres de vampires, qui sortiront de toute façon au cinéma, un après l'autre, comme on le dit autour de toi, pas vrai? Lire, ce n’est pas que pour les romans décatis que tu crois qu’on t’impose pour t’emmerder uniquement. Lire, ce n’est pas qu’un vœu d’idéaliste qui a deux fois ton âge, donc qui devrait cesser de ressasser ses histoires préhistoriques. Ça te sera utile, même si on se doute bien que bien peu deviendront férus lecteurs de &lt;em&gt;Guerre et paix&lt;/em&gt;. Ça n’a jamais été le but, personne n’est dupe. Les ayants droit de Tolstoï ne nous en voudront même pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faudra évidemment aussi que les parents fassent la part des choses. De bien des manières évidemment, mais je me rappelle une anecdote en particulier. Fin de la troisième secondaire: Madame Lévesque nous fait lire &lt;em&gt;Un ange cornu avec des ailes de tôle&lt;/em&gt;. Une mère, marguillier de la brigade des mœurs j’imagine, appelle à l’école. Je suis tombée sur telle page, et vous savez quoi? Michel Tremblay, il se masturbe! Bon, alors quoi, on le pousse à l’index? En fait, Madame Lévesque, pour un simple hapax, a préféré une réponse moins subversive: Madame, j’ai l’impression que vous n’avez pas lu le livre au complet. Je parie qu’elle avait raison.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, tant qu’à faire, je me permets même de souligner ce qui est pourtant une évidence, même si ça pourra faire grincer des dents. Dans toute cette belle chrestomathie, il faudra bien songer aussi au fait que Mordecai Richler est un très bon, et même excellent&amp;nbsp;auteur québécois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8329081234886122904?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8329081234886122904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8329081234886122904' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8329081234886122904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8329081234886122904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/11/et-parfois-je-parle-de-corpus.html' title='Et parfois je parle de corpus littéraire à Marc Cassivi'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1016526308555083308</id><published>2011-11-15T17:33:00.001-05:00</published><updated>2011-11-15T17:48:08.187-05:00</updated><title type='text'>Scandale dans l'industrie de la construction</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonjour,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai lu sur votre camion que vous étiez spécialisés en &lt;em&gt;dégoûts avec pépine&lt;/em&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mh2CQXz2ot8/TsLo6eCHU3I/AAAAAAAAAEs/6BfOPyMlaZ8/s1600/et+d%25C3%25A9go%25C3%25BBts+avec+p%25C3%25A9pine.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="88" nda="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-mh2CQXz2ot8/TsLo6eCHU3I/AAAAAAAAAEs/6BfOPyMlaZ8/s400/et+d%25C3%25A9go%25C3%25BBts+avec+p%25C3%25A9pine.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;C'est bon, si&amp;nbsp;quelqu'un me fait part de ce genre de besoin, je vous recommanderai chaudement.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;Faites-vous aussi des répugnances avec marteau-piqueur? Des répulsions avec tracteur?&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;D'accord, c'est noté.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1016526308555083308?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1016526308555083308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1016526308555083308' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1016526308555083308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1016526308555083308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/11/scandale-dans-lindustrie-de-la.html' title='Scandale dans l&apos;industrie de la construction'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mh2CQXz2ot8/TsLo6eCHU3I/AAAAAAAAAEs/6BfOPyMlaZ8/s72-c/et+d%25C3%25A9go%25C3%25BBts+avec+p%25C3%25A9pine.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-554376256162631094</id><published>2011-11-09T12:25:00.000-05:00</published><updated>2011-11-09T12:25:53.677-05:00</updated><title type='text'>Six ans de mousse de lichen et d’eau fraîche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher Groenland,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu te rappelles peut-être que je suis vaguement comptable à mes heures (mais pas celles facturables, je tiens à le préciser, une réputation est si vite entachée – moi comptable, pfft, quand même), dans ma relation avec les dates entre autres. C’est une sorte de fatalité, j’imagine, quand tu fais partie du bilan exutoire net d’une mère comptable et d’un père comptable et professeur de comptabilité. Ma sœur a subi les mêmes sévices logico-mathématiques. C’est un sujet un peu tabou. D’aucuns croient dès lors que le plus difficile est de parvenir à accéder à une vie exaltante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, il arrive que d’aucuns n’aient pas vraiment tort. Mais ce n’est pas aussi beige qu’on le croirait d’emblée. De fait, ma mère a combattu les préjugés en propageant un rire très audible et communicatif. Comme ça, les gens ne pouvaient pas savoir immédiatement qu’elle était comptable. Elle milite toujours. Si vous entendez quelqu’un rire fort, songez que c’est peut-être un comptable qui bataille pour la cause. Nonobstant tout ça, il appert que cette relation épistolaire éparpillée et unidirectionnelle entre moi (Erik le Rouge pas roux et pas trop demi-civilisé, espérons-le) et toi (Groenland pas trop défraîchi, espérons-le) franchit à petit feu, sur la braise tiède, le cap des six ans. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chypre_(parfum)"&gt;Comme j’ai fait la recherche, autant en profiter:&lt;/a&gt; je mentionne immédiatement qu’il s’agit de noces de chypre. Précisons que c’est le parfum, car je ne trouve pas le moment judicieux pour célébrer des noces d’île quasi-grecque. Je ne suis pas très calé en parfumerie, mais ma source m’informe que c’est une base de parfum dont l’ingrédient secret est extrait d’une mousse qui recouvre le chêne. Oui, nous sommes rendus à ce stade-là. Ça donne des parfums «puissants et persistants», qui ont connu un beau succès et qui sont présentement dans une phase de déclin que j’imagine très bien puissant et persistant. On me met aussi en garde contre l’abus: certains parfums présentement classés comme chyprés ne contiennent pas du tout la «composante aromatique spécifique».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je résume: nous célébrons des noces d’une sorte de parfum qui sent pas mal fort et très longtemps, qui suscite de moins en moins d’intérêt, et dont on utilise l’appellation à tort et à travers. Hum. Splendide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On s’en reparle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au fait, t’as encore minci. On te voit toutes les côtes. Je dis ça de même.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-554376256162631094?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/554376256162631094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=554376256162631094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/554376256162631094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/554376256162631094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/11/six-ans-de-mousse-de-lichen-et-deau.html' title='Six ans de mousse de lichen et d’eau fraîche'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-6811486829529385305</id><published>2011-10-26T17:58:00.000-04:00</published><updated>2011-10-26T17:58:19.148-04:00</updated><title type='text'>C’est sûrement juste un hasard, mais…</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-NBgM0ZAe7kk/TqiB1J7Wn-I/AAAAAAAAAEk/qQ8j9At8_y4/s1600/Lexus.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" ida="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-NBgM0ZAe7kk/TqiB1J7Wn-I/AAAAAAAAAEk/qQ8j9At8_y4/s320/Lexus.jpg" width="124" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;… sinon je trouve que le gars qui a fait la mise en page de cyberpresse.ca ce midi a un sens de l’humour plutôt tordu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-6811486829529385305?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/6811486829529385305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=6811486829529385305' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6811486829529385305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6811486829529385305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/10/cest-surement-juste-un-hasard-mais.html' title='C’est sûrement juste un hasard, mais…'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-NBgM0ZAe7kk/TqiB1J7Wn-I/AAAAAAAAAEk/qQ8j9At8_y4/s72-c/Lexus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7234808020169648497</id><published>2011-09-29T22:05:00.000-04:00</published><updated>2011-09-29T22:05:40.006-04:00</updated><title type='text'>Si j'étais sur Twitter</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je dirais que le livre &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201109/28/01-4452347-resister-fatigue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_373561_accueil_POS1"&gt;dont parle Pierre Foglia&lt;/a&gt;, pas &lt;em&gt;Freedom&lt;/em&gt;, l'autre, ce serait &lt;em&gt;Arvida&lt;/em&gt;. Et le film, disons &lt;em&gt;En terrains connus&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serais une sorte de potineur patenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne suis pas sur Twitter. Je serais trop dissipé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7234808020169648497?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7234808020169648497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7234808020169648497' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7234808020169648497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7234808020169648497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/09/si-jetais-sur-twitter.html' title='Si j&apos;étais sur Twitter'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-783089518782437499</id><published>2011-09-28T12:07:00.001-04:00</published><updated>2011-09-28T12:16:50.047-04:00</updated><title type='text'>Je me souviens</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On ne fera pas le décompte du nombre de fois où on a pu entendre dire que la devise du Québec était une grande farce, qui relève plus du pense-bête inopérant prôné par &lt;em&gt;Le Secret&lt;/em&gt; que de l’antienne viscérale d’une nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça fait bien joli sur une plaque minéralogique, je ne dirai pas le contraire. On pourrait presque croire que ça incite à se rappeler où on a parqué son char. Déjà que l’invention du GPS a rendu caduque l’idée selon laquelle il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout de même un peu ironique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, Troy Davis a été exécuté aux États-Unis. Quelle que soit sa culpabilité réelle, tant pis pour le doute raisonnable, tant pis pour la brutalité de la loi du Talion si peu amendée; il a été condamné à mort en Géorgie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste comme ça, quelle est la devise de la Géorgie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : &lt;em&gt;Wisdom, Justice and Moderation&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, les Géorgiens poussent l’ironie plusieurs crans trop loin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-783089518782437499?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/783089518782437499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=783089518782437499' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/783089518782437499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/783089518782437499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/09/je-me-souviens.html' title='Je me souviens'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2876107054467938538</id><published>2011-05-10T12:18:00.002-04:00</published><updated>2011-05-10T12:36:02.033-04:00</updated><title type='text'>Neuvième épître – des émissions pour vous mesdames à la maison (mais non, mais non)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher récipiendaire de chromosomes XY,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore pour couper court, même si on ne me croira plus: l’exercice initial date d’avant &lt;a href="http://www.ledevoir.com/societe/medias/319211/medias-la-madamisation"&gt;la chronique de Stéphane Baillargeon sur la &lt;em&gt;madamisation&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et tout ce qui s’ensuivit, un très joli dérapage où la mauvaise foi m’a à la foi affligé et amusé. Succinctement, mais en plus de 140 caractères, j’aurais eu tendance à dire que j’adhérais au propos initial, que le choix du mot aurait eu avantage à être mieux explicité, cette &lt;em&gt;madame-là en particulier&lt;/em&gt; n’étant assurément pas la &lt;em&gt;femme en général&lt;/em&gt;, et que ça n’empêchait effectivement pas &lt;a href="http://www.voir.ca/blogs/cyberboom/archive/2011/03/22/la-bonhomisation.aspx"&gt;le pendant masculin d’exister&lt;/a&gt;. En tout cas, c’eût été dans mes suggestions de base dans la catégorie «Comment s’éviter un lynchage public pour misogynie et &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201103/23/01-4382186-tasse-toi-matante.php"&gt;une contre-offensive biaise de Nathalie Petrowski&lt;/a&gt;». Ça a figé mon texte, j’ai résisté, j’ai laissé retomber la poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, tu n’as peut-être pas pu te faire une juste idée du sujet, parce que tu étais facilement occupé à te faire ta propre sélection pour jouer à &lt;em&gt;Des chiffres et des lettres&lt;/em&gt; en enlevant à l’envi les carrés de mousse de polypropylène (ou autre matériau au nom scientifico-exotique) par terre, avec une prédilection pour le 8 et le B, alors voilà: les émissions télédiffusées le jour, eh bien, je ne suis pas du tout dans leur public cible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude sociologique maison de la télévision de jour, de basse définition avec câble analogique de base: des hommes et des kiwis qui végètent en humant des courges, des lionnes qui rugissent mollement, beaucoup de filles le matin qui parlent à d’autres filles le matin, de la cuisine engluée de trop d’onomatopées et d’autosatisfaction quand on sort le spécimen précuit du four, des émissions qui vasouillent sur le sujet épineux du midi, d’autres qui dissertent &lt;em&gt;rhumatisme et ostéoporose&lt;/em&gt;, pendant qu’ailleurs on reconstitue des attaques d’animaux dangereux avec voix en français décalée sur l’originale et qu’on filme des gens qui font des gâteaux ou qui se pâment en disant &lt;em&gt;yes to the dress&lt;/em&gt;. Et à travers tout ça, vraiment, qui sélectionne les films qui passent en journée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces émissions, je les ai rapidement escamotées, puis j’ai trié sur le volet, repéré quelques émissions que j’aimais bien parce qu’elles s’écoutaient comme des émissions de radio (être &lt;em&gt;devant&lt;/em&gt; la télé était un luxe), mais sans la &lt;em&gt;paris-matchisation&lt;/em&gt; matinale ou les conseils qu’apporte supposément l’après-midi dans le choix d’un bon presse-ail ou de la meilleure paire de mitaines pour le four (sujets fictifs?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, j’avais découvert qu’écouter &lt;em&gt;Visite libre&lt;/em&gt; se conjuguait mal à la préparation de purées. Lorsque l’animateur précisait qu’on voyait ici la magnifique porte cochère d’origine, splendidement mise en valeur par… j’étais piqué au jeu, je lâchais la cuillère de bois dans les pommes, il fallait que je la voie cette porte cochère, vite, je n’avais jamais eu autant le goût de voir une porte cochère, et j’accourais devant la télé, souvent pour découvrir qu’on était maintenant passé dans une nouvelle pièce de gypse blanc avec une grande fenêtre et vue sur le lac, alors qu’on m’invitait à m’extasier sur la luminosité et la sérénité de la pièce. Non, désolé, moi c’est la porte cochère que je voulais voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, j’ai écouté des films (enregistrés)( j’ai découvert que Radio-Canada programme souvent des films que je veux voir durant la nuit, le samedi et le dimanche; je présume donc que nous sommes seulement 32 à vouloir les voir)(et que Marc Cassivi les a déjà vus, donc 31) que j’ai à peine regardés, ce qui ne rend certainement pas hommage aux cinéastes, mais qui permet à tout coup de découvrir la pauvreté d’un dialogue ou l’utilisation surabondante de scènes muettes enveloppées de musique générique. Ça souligne aussi quelques codes du cinéma, jeu qui se fait pareillement sans bébé et que je recommande concomitamment à la peinture d’une salle de bains. Tant que l’holographie cinématographique n’aura pas été perfectionnée, du moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le tard, j’ai même découvert qu’en se rendant au poste 47 (alors même que c’est un accident de télécommande qui m’avait fait découvrir que ça montait jusqu’au 39 il y a quelques mois, même s’il n’y a rien entre 20 et 39), le Canal Savoir présentait des reprises d’&lt;em&gt;Apostrophes&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;Contact&lt;/em&gt; le jeudi matin. C’est un concept très étonnant qui disparaîtra probablement bientôt: deux personnes qui se parlent, longtemps. C’est comme ça, je trouve amusant d’écouter Stéphan Bureau prendre son ton emphatique: «En utilisant des mots que je souhaite très précis et évocateurs à la fois, je vais m’appliquer à formuler une phrase interrogative grammaticalement parfaite en y glissant quelques inflexions un peu compassées, et tout cela donnera lieu à des moments d’échanges célestes dont nous nous sustenterons intellectuellement.» C’est un style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Apostrophes&lt;/em&gt;, c’est encore plus particulier, puisque Marguerite Yourcenar, par exemple, se fait autrement plutôt rare à la télé dernièrement (et pas seulement parce qu’elle est décédée). Ayant lu &lt;em&gt;L’Œuvre au noir&lt;/em&gt; cet automne après qu’on me l’eut recommandé, preuve que je ne suis pas craintif et que j’ai une endurance certaine pour le style empesé (j’imagine que Yourcenar considère que Grevisse fait parfois preuve d’un laxisme grammatical déplorable)(elle détesterait assurément ces parenthèses impromptues)(tant pis, je suis un fildefériste de la grammaire, j’assume, oh, je sens que je perds pied, mais non), j’avais remarqué un passage qui me semblait un peu plaqué, où elle expliquait avec des incises bien virgulées que Zénon respectait les animaux et mangeait des plantes. Zénon, si je peux te résumer le livre rapidement, c’est une sorte de Joël Legendre avec une surdose de libre-arbitre au Moyen-Âge, qui ferait de l’alchimie plutôt que d’animer un jeu-questionnaire tiédasse, puis qui ne ferait pas de claquettes et qui n’imiterait jamais Céline Dion. Donc, Bernard Pivot, l’homme des dictées, lui lit exactement le passage que j’avais remarqué (j’imagine que Marguerite l’écrit alors sans fautes) et il lui dit qu’il a bien l’impression que ce mode de vie de Zénon, ce pourrait être celui de Marguerite Yourcenar. Elle fait un petit sourire malicieux avec les yeux qui brillent, puis elle acquiesce; mais oui, mais oui, cela est bien vrai. Et Bernard de sourire, de faire ha! ha! vous voyez, je m’en doutais! J’étais content, moi aussi monsieur Pivot, moi aussi je m’en doutais, on l’a bien débusquée, hein! Puis Marguerite Yourcenar lui confie qu’elle aime bien, de temps en temps, un bon sandwich au jambon, si je me rappelle bien. Mais ça va, je ne suis pas Christiane Charette, ça n’aurait pas été mon point de départ si je m’étais entretenu avec Yourcenar. «Alors, Marguerite Yourcenar, célèbre écrivain-pas-de-e, première femme à l’Académie française, oh, j’ai appris ici que vous aimez les sandwichs au jambon, pouvez-vous nous en parler?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis dernièrement, si on veut bien revenir à la substantifique mélasse de la &lt;em&gt;madamisation&lt;/em&gt;, il y avait une citation accablante &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/hugo-dumas/201104/27/01-4393687-mademoiselle-dans-vos-foyers.php"&gt;dans une chronique d’Hugo Dumas&lt;/a&gt;, qui annonçait l’arrivée de la chaîne Mademoiselle: «Mademoiselle aime la vie. C'est une chaîne positive, une chaîne un peu &lt;em&gt;bubbly&lt;/em&gt; qui célèbre la femme contemporaine d'ici», précise Denis Dubois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Misère, et on la célèbrera avec des émissions &lt;em&gt;bubbly&lt;/em&gt; sur le &lt;em&gt;gloss&lt;/em&gt; en vogue? &lt;em&gt;Gloss&lt;/em&gt; qu’il faudra probablement assortir, pour le meilleur effet, à la beauté intérieure de la madame (qui rayonne madame, qui rayonne). &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2876107054467938538?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2876107054467938538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2876107054467938538' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2876107054467938538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2876107054467938538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/05/neuvieme-epitre-des-emissions-pour-vous.html' title='Neuvième épître – des émissions pour vous mesdames à la maison (mais non, mais non)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1408777343167055343</id><published>2011-03-23T12:06:00.004-04:00</published><updated>2011-05-10T12:37:19.203-04:00</updated><title type='text'>Huitième épître – un haïku sur l’épicerie n’est pas coutume</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher non-Japonais-jusqu’à-preuve-du-contraire (par preuve du contraire, tu vois, j'entends qu'au début je ne considérais pas Dany Laferrière comme un Japonais),&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De but en blanc, s’il te prend des envies d’archivistique et de recherches pour trouver des recoupements, je coupe court: il n’y a pas de lien avec le séisme qui s’est produit récemment au Japon (et encore moins avec la chiquenaude sur bouclier canadien de la semaine dernière). C’est un exercice d’heure de dîner antérieur aux secousses et où la prescience avait bien peu à voir. Puis ça ne parle pas de tremblement de terre du tout, en fait. Et avec tout ce prologue qui ne devait pas être là, comme une pédale de frein pour pas grand-chose, tous les risques sont là pour que tout ça tombe maintenant simplement à plat. Quoique ce soit un peu le risque avec les tremblements de terre, pourrait-on argumenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, j’introduis un retour en arrière avec fondu au blanc: ça remonte à l’époque où nous allions faire l’épicerie pendant la semaine, le jour. &lt;em&gt;Faire des courses &lt;/em&gt;était littéralement l’expression qui convenait. Alors, peut-être que c’est juste une impression qui s’explique par le fait qu’il y a moins de monde, donc moins de bruit ambiant, et que ceci explique cela parce que tout est dans tout, mais permets-moi de partager à l’aide d’un haïku interro-évanescent cette impression fugace et un brin étonnante qui m’enveloppa tendrement dans l’allée des conserves ou des pâtes alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Jour, épicerie&lt;br /&gt;Plus de vieux et c’est moi ou…&lt;br /&gt;Musique plus forte?&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;Note au passage que j’ai utilisé le &lt;em&gt;jour&lt;/em&gt; comme &lt;em&gt;kigo&lt;/em&gt; étant donné que &lt;em&gt;pleine lune&lt;/em&gt; fait parfois l’affaire, mais si tu veux contester, ça ne me dérange pas particulièrement que tu considères plutôt cela comme un &lt;em&gt;muki-haïku&lt;/em&gt;. Qui plus est, ne te scandalise pas pour &lt;em&gt;vieux&lt;/em&gt;, c’est tout gentil, et je n’aurais pas réussi à respecter le nombre de syllabes requises avec &lt;em&gt;dignes représentants du bel âge&lt;/em&gt;. De toute façon, les haïkus en français font rarement l’unanimité; on n’en tirera pas ici une grande japonaiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et plus prosaïquement, j’ai dit &lt;em&gt;plus forte&lt;/em&gt;, pas &lt;em&gt;meilleure&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1408777343167055343?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1408777343167055343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1408777343167055343' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1408777343167055343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1408777343167055343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/03/huitieme-epitre-un-haiku-sur-lepicerie.html' title='Huitième épître – un haïku sur l’épicerie n’est pas coutume'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2995503102099271833</id><published>2011-03-09T12:28:00.001-05:00</published><updated>2011-03-09T12:31:16.316-05:00</updated><title type='text'>Septième épître – le retour au travail</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher sauf-conduit pour le congé parental,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j’ai sauté un bon chapitre, mais toute bonne chose a une fin, comme le dit le philosophe anonyme souvent cité. C’est ce qui explique que c’est à notre tour de te réveiller tôt et que le matin prend désormais des allures de sprint, d’où la raison de ces céréales que tu ingurgites avant même d’avoir les yeux complètement ouverts. Quoi, c’est ça la vie normale, ce rythme-là? Mais avant, tout ce beau leurre, les trois mois de matinées au tempo adagio, à mâcher le toutou bleu laid dans le salon en essayant de résoudre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tours_de_Hano%C3%AF"&gt;le problème des tours de Hanoï&lt;/a&gt;, autant que possible en x&lt;sup&gt;N&lt;/sup&gt;–1 coups (où N est le nombre de disques)? Hé oui, c’est ça qui est ça, et pendant qu’on y est le père Noël n’existe pas non plus, faudra t’y faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fini donc, notre quasi-solipsisme maison; il faut maintenant sortir de la tanière (ni sombre ni misérable, ne t’inquiète pas) pour autre chose que les promenades en traîneau et le ravitaillement, voir si mes dossiers se sont fossilisés au travail, effacer 200 messages électroniques accumulés, et replonger dans les froides eaux torrentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, laisser choir une bordée de neige par-dessus tout ça le matin même où il fallait s’y lancer, disons que les météorologues auraient pu y renoncer. Ce n’est pas très coopératif.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2995503102099271833?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2995503102099271833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2995503102099271833' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2995503102099271833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2995503102099271833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2011/03/septieme-epitre-le-retour-au-travail.html' title='Septième épître – le retour au travail'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-9173860158136887750</id><published>2010-11-24T10:23:00.001-05:00</published><updated>2010-11-24T10:26:47.451-05:00</updated><title type='text'>Appartement 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au-dessus de nous, il y avait beaucoup de va-et-vient, une jeune femme blanche, une dizaine d’individus que Claude Poirier n’hésiterait pas à qualifier de louches et de race noire, de la musique forte qui ne passerait jamais à Cité Rock-Détente… et notre plafond qui vibrait régulièrement sous des impulsions rythmiques qui lui faisaient frôler la résonance, lui donnant des airs du Tacoma Narrow Bridge juste avant qu’il s’écroule. On aurait pu croire à du basket-ball si ce n’eût été des cris et gémissements qu’on réserve habituellement à une autre sorte d’activité (non, pas le bowling, vous avez une deuxième chance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille aux yeux pochés (sûrement à cause des heures supplémentaires) s’astreignait à une mode très minimaliste qui exigeait en tout temps que le moins de peau possible soit couverte. Ses tenues de prédilection se résumaient à deux bandeaux de tissus portés aux endroits qu’on pourrait qualifier de stratégiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Robitaille, qui heureusement n’était pas une adepte de cette mode, avait peur que la fille attrape un rhume (personnellement, j’aurais plutôt misé sur une gonorrhée ou un fœtus alcoolisé). Elle a attendu de la croiser dans l’escalier et lui a offert ses vieux t-shirts, pour ne pas prendre froid. La fille, étonnamment, a refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, un fourgon cellulaire s’est garé devant le bloc, puis les policiers ont entrepris de le remplir vite fait. Deux, quatre, sept, neuf… Il devait y avoir du monde dans le moindre recoin. Tout le monde les mains dans le dos, et hop! dans le panier à salade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu après, le vieux monsieur engagé pour nettoyer l’appartement 6 pestait, racontait à qui voulait l’entendre, et inutile de mentionner que Mme Robitaille voulait l’entendre, qu’il avait déjà vu des fosses septiques plus propres. Je ne sais plus trop comment il est venu à bout de la tâche, il a peut-être fait bouillir l’appartement dans le Purell pendant dix minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10-4.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-9173860158136887750?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/9173860158136887750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=9173860158136887750' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/9173860158136887750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/9173860158136887750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/11/appartement-6.html' title='Appartement 6'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4364439513227392223</id><published>2010-11-02T12:06:00.001-04:00</published><updated>2010-11-02T12:08:13.326-04:00</updated><title type='text'>Appartement 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On a peu connu les voisins de l’appartement 5. Toutefois, on les a beaucoup sentis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils sentaient souvent et fort. La même odeur que la marijuana, curieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour qu’on passait à côté de la petite fille qui jouait dehors, elle nous dit: «Regarde, elle est belle ma belle robe que papa m’a acheté avec l’argent qu’il a reçu hier, hein?». Oui, oui, très belle, bon, on doit y aller nous autres je crois. Esquiver est un art: on savait grâce à Mme Robitaille que le père était revenu de prison la veille ou l’avant-veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Robitaille nous a aussi confié un jour sur le palier qu’elle trouvait que les voisins d’en haut utilisait des drôles d’épices dans leur cuisine, puis que parfois ça sentait drôle. On ne trouvait pas? Une fois, ajouta-t-elle, elle est allée leur porter de l’encens, mais ils n’en avaient pas voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, c’est ce qu’on se disait aussi. Bon, les voisins qui font encore de la sauce à spaghetti. Quels cuisiniers zélés, ça sent déjà depuis deux jours.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4364439513227392223?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4364439513227392223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4364439513227392223' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4364439513227392223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4364439513227392223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/11/appartement-5.html' title='Appartement 5'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5763619048653283914</id><published>2010-10-26T12:17:00.000-04:00</published><updated>2010-10-26T12:20:40.431-04:00</updated><title type='text'>Appartement 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Notre appartement était comme les autres. Même tapis gris sale, mêmes murs blanchâtres. En prime, nous avions eu droit à un mur avec petits amas de stuc baveux et fausses demi-briques blanches dans le salon et à un peu de moisissures dans la salle de bains. Quand nous parlions de la moisissure au propriétaire, il lui arrivait de passer, quelques semaines plus tard, après avoir ronchonné; il donnait alors une petite couche de peinture blanche par-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il y eut la fois où j’ai senti la céramique du mur céder derrière moi dans le bain-douche. Mon poids n’a certainement pas l’habitude d’être une menace pour le carrelage, mais là, après un petit moment de surprise, je sentais bien le petit courant d’air sur ma fesse nue et les quelques morceaux de céramique entre mes orteils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a appelé le propriétaire, il a grognonné puis est finalement venu réparer. Réparer signifiait bien sûr réinstaller les carreaux cassés sur le mur. On n’a plus jamais touché aucun mur de l’appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je me dis que ça aurait pu être pire; j’aurais pu traversé une cloison et aboutir dans l’appartement de Mme Robitaille, cheveux épars, chair nue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En surprime, on a appris qu’il y avait eu un meurtre dans l’appartement. On avait évité le sujet, on s’était dit que c’était peut-être arrivé dans le salon, à cause de la petite tache plus foncée que j’avais remarquée sur le tapis, à l’endroit qu’on évitait de regarder. Mais un jour, Mme Robitaille entreprit de raconter à ma blonde où c’était arrivé, très exactement dans la chambre à coucher, dans le coin, et de dire comment et avec quoi la femme… Ma blonde l’a interrompue. Bon, merci Mme Robitaille, ça va aller comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on ne sait presque pas que nous avons dormi toutes ces nuits exactement sur les lieux d’un drame conjugal. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5763619048653283914?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5763619048653283914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5763619048653283914' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5763619048653283914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5763619048653283914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/10/appartement-4.html' title='Appartement 4'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3715924793928213694</id><published>2010-10-19T12:42:00.002-04:00</published><updated>2010-10-19T12:47:09.969-04:00</updated><title type='text'>Appartement 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mme Robitaille était notre voisine de palier. Elle arborait la jaquette fleurie colorée en tout temps, les lunettes épaisses qui lui donnaient un air perpétuellement étonné, les cheveux courts et gris qui subissaient l’abus de bigoudis. Elle gardait le phare, une cigarette jamais loin, l’œil sur le judas de sa porte, avec vue directe sur la porte principale et sur toute activité susceptible de s’y produire, vraiment toute activité, n’importe laquelle: ah, le facteur qui passe, de l’action! Elle nous avait pris en amitié, ce qui avait possiblement fait doubler l’étendue de son réseau social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait une vieille voiture dont on pouvait deviner qu’elle avait un jour été bleue. Penser qu’elle avait un jour été récente demandait un trop grand effort d’imagination. Le fait que, régulièrement, cette voiture démarre, que Mme Robitaille puisse aller faire quelques emplettes, et que toutes deux en reviennent ensemble dans leur état initial, usagé mais fonctionnel, toussotant en harmonie, l’une ses caillots dans le carburateur et l’autre la suie qui lui tapissait les poumons, ça forçait à croire aux miracles de la mécanique. Celle de la tôle comme celle de l’humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle disait toujours le nom de ma blonde en version anglaise, et je devais me retenir pour ne pas sourire. Elle nous avait même préparé de la soupe une fois. Je ne me rappelle plus trop pour quelle raison (un rabais sur les rutabagas, va savoir), mais probablement pour jaser un brin le temps qu’elle nous la donnait. En comptant aussi sur la jasette à venir quand on allait lui redonner son pot. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3715924793928213694?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3715924793928213694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3715924793928213694' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3715924793928213694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3715924793928213694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/10/appartement-3.html' title='Appartement 3'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8275033277818173338</id><published>2010-10-13T12:30:00.001-04:00</published><updated>2010-10-13T12:33:06.786-04:00</updated><title type='text'>Appartement 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Sous notre appartement, les locataires changeaient régulièrement. Deux filles-mères sont restées un certains temps. On craignait souvent pour les enfants; les bruits qui traversaient le plancher n’étaient pas des plus rassurants. Beaucoup trop de claquements et de cris dans toutes les tonalités. On marchait alors en appuyant fort sur les talons: vous entendez, on entend aussi, vous pourriez pas réviser vos méthodes d’éducation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée où on est finalement déménagés de là, une nouvelle tribu s’installait dans l’appartement 2, le sang déjà bien alcoolisé dès le milieu de l’avant-midi. En fin d’après-midi, on entend gueuler quelque part: «Heille tabarnac, quand je tourne le piton du four, ça dimme la lumière du plafond.» Avec un rire appuyé, le gars qui avait le tabarnac joyeux ce jour-là apostrophe ma mère dans la cage d’escalier en tapis vert usé: «Awoueille madame, viens voir ça.» Probablement avec un air de «mais oui, me semble» dans le front et le sentiment qu’il ne faut pas froisser la jovialité du bonhomme, elle zyeute rapidement. Hé bien, c’est vrai. Tu mets le four à &lt;em&gt;bake&lt;/em&gt;, tu montes le tout à 450 Fahrenheit, gros éclairage au-dessus de la table; tu baisses le four à 250, tu obtiens un joli effet tamisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi les fours ont parfois leurs raisons que l’électricité ne connaît point.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8275033277818173338?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8275033277818173338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8275033277818173338' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8275033277818173338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8275033277818173338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/10/appartement-2.html' title='Appartement 2'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5223031110487644817</id><published>2010-10-12T12:35:00.002-04:00</published><updated>2010-10-12T12:38:52.994-04:00</updated><title type='text'>Appartement 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TLSOyOe_KvI/AAAAAAAAAEE/e7uvsSI1Rtw/s1600/Bloc.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 220px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527199636223109874" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TLSOyOe_KvI/AAAAAAAAAEE/e7uvsSI1Rtw/s320/Bloc.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle venait d’Afrique du Nord, quelque part dans l’Ouest. Le Maroc, je crois. Peut-être l’Algérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait l’appartement le plus petit, au sous-sol, et vivait seule avec son petit bonhomme. Le père? Il n’a jamais été évoqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens seulement qu’elle donnait son nom pour faire de la suppléance dans les écoles, mais se frottait à la bureaucratie conjuguée du Québec et du Maroc (bah, peut-être celle de l’Algérie). Elle avait son diplôme de là-bas, mais on lui demandait les relevés de notes, ou je ne sais trop quoi, va savoir, les radiographies dentaires ou la pointure de souliers de son professeur de maths du premier cycle, peut-être avec un petit mot explicatif du roi pour en attester l’authenticité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle appelait, rappelait, rappelait. C’est déjà envoyé, je vous dis. Ah, on n’a plus ça, désolé. Je vous passe mon collègue, il est nouveau, expliquez-lui donc votre cas. Mais madame, avez-vous bien rempli le formulaire A-4 rose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, débrouillez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce qu’elle faisait. Elle passait sa vie à se débrouiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens qui passent leur vie à se débrouiller font des voisins très tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5223031110487644817?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5223031110487644817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5223031110487644817' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5223031110487644817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5223031110487644817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/10/appartement-1.html' title='Appartement 1'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TLSOyOe_KvI/AAAAAAAAAEE/e7uvsSI1Rtw/s72-c/Bloc.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7783515195518733088</id><published>2010-10-06T12:55:00.002-04:00</published><updated>2010-10-06T12:59:32.709-04:00</updated><title type='text'>Le bloc (ou La bohème, ce n’est plus ce que c’était)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’ai jadis logé à Hull dans un vieux bloc laid, appartement 4 de 6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais qu’on devrait éviter de dire un &lt;em&gt;bloc&lt;/em&gt; à appartements: ce serait un immeuble. Dans ce cas-ci, l’Office de la langue française devra me passer sur le corps, je maintiens que c’était un bloc; une vraie masse lourde et compacte. Même les balcons semblaient tout faire pour se corroder au plus vite, se détacher enfin de la bâtisse et lui laisser son aspect de bloc. D’ailleurs, la mission secondaire des balcons était probablement de transmettre le tétanos à quiconque eût osé s’en approcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un vieux bloc laid, harmonisé au quartier, situé à l’endroit exact où l’urbanisme rencontrait le chaos; l’urbanisme finissant grosso modo dans la cour du dépanneur, du McDonald’s et de la station-service, de l’autre côté de la rue, ce qui constituait la vue si l’idée nous prenait de laisser ouverts les stores de la porte patio déglinguée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques coins de rue, un grand talus fortement pentu avait nécessité un peu de stabilisation: du béton y avait été giclé sans cérémonie sur la base. Ça allait, ça tenait. C’était un quartier noyé dans le vieil asphalte craquelé. Même les fleurs en plastique n’y survivaient pas. Un arbre de temps en temps faisait ce qu’il pouvait, mais ne pouvait pas grand-chose. Surtout l’hiver. Coup de chance, nous en avions pourtant deux sur le terrain; un feuillu en avant du salon, un conifère sur le côté de la cuisine. Hiver, été, toujours, même au plein soleil: il faisait toujours gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était le royaume du char monté, du néon bleuté sous la jupette de polymère, de l’aileron qui donne l’illusion de soulever le devant de l’auto, du hoquet des basses qui se répandent pour camoufler de temps à autre le bruit de l’autoroute voisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour on ouvre la télé. Hé, c’est le bloc voisin, qu’on se dit mutuellement. Le reporter résume: un type a tué sa femme et commençait à la découper à la scie circulaire quand les policiers sont arrivés. En regardant par la fenêtre de la cuisine, on voyait encore le ruban jaune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un quartier laid où les voisins avaient des passe-temps non recommandables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que j’aurais pu être le voisin revenu de tout interrogé par le journaliste: «Ah, vous savez monsieur, moi je l’ai toujours trouvé louche, me suis toujours douté de quelque chose; tenez, je parie qu’il ne mangeait pas de légumes verts et qu’en plus c’est un type qui disait toujours &lt;em&gt;si j’aurais&lt;/em&gt;…» &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7783515195518733088?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7783515195518733088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7783515195518733088' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7783515195518733088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7783515195518733088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/10/le-bloc-ou-la-boheme-ce-nest-plus-ce.html' title='Le bloc (ou La bohème, ce n’est plus ce que c’était)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-662252963209321771</id><published>2010-09-23T12:49:00.002-04:00</published><updated>2010-09-23T12:59:10.923-04:00</updated><title type='text'>La Tague littéraire (3/3)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Monsieur le psy, si vous essayiez de vous défenestrer sans que je m’en aperçoive, je voulais juste vous dire que je vois vos pieds sous le rideau… Bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15. Télé, jeux vidéo ou livre?&lt;br /&gt;Bah, peu de jeux vidéo (je ne me suis ridiculisé à voler comme un poulet sur une planche Wii qu’à quelques reprises et seulement en visite), j’ai une télé basse définition que jamais je ne prétendrai garder constamment fermée (c’est pratique pour éclairer, le soir et c’est joli, y’a tout plein de couleurs), et oui, je fais bon usage des livres. Pas avec cette question qu’on énervera Freud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16. Lire et manger?&lt;br /&gt;Tout est possible s’il n’y a pas trop de sauce et qu’on ne doive pas trop user du couteau. S’il y a quelqu’un d’autre à table, je m’oblige à la bienséance, le livre écope. (Parfois à regret, mais passons.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17. Lecture en musique, en silence, peu importe?&lt;br /&gt;Je n’ajoute pas de musique sciemment. Je ne l’écouterais pas de toute façon, ou tâcherais de ne pas l’écouter, ce qui est un travail exigeant. Le silence, le bruit, ça va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18. Lire un livre électronique?&lt;br /&gt;Bah, non merci. Un peu dangereux pour le bain, non? Et puis, c’est un peu con, mais j’aime savoir où j’en suis dans un livre, notion que j’aime calculer en épaisseur de papier, pour pouvoir me dire ah, c’est fou ce que tel personnage a fait en 12 mm de pages. Il faut aussi dire que j’aime beaucoup trop regarder où le chapitre se termine et savoir où la page arrête. C’est vrai, on arrête de lire où sinon? Quoi, n’importe où? Vous êtes vraiment cinglés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19. Le livre vous tombe des mains: aller jusqu’au bout ou pas?&lt;br /&gt;Si le livre tombe, je tombe aussi, je le suivrai, &lt;a href="http://chergroenland.blogspot.com/2007/02/les-abandonns-prmices.html"&gt;hormis pour quelques&lt;/a&gt; &lt;a href="http://chergroenland.blogspot.com/2007/03/les-abandonns-laurats.html"&gt;rares occasions&lt;/a&gt;. J’irai où il ira, tant pis, je persiste, et si les dix pages de la fin sont bonnes, hein, hein? Je ne dis pas que c’est sain, et parfois ça m’enrage, mais j’y vais. Si c’est séparé en tomes, c’est différent, on peut bien sûr arrêter à n’importe quel tome (et je sais, on peut marcher sur les joints de trottoirs, ça va, ça va).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20. Qu’arrive t-il à la page 100?&lt;br /&gt;Je n'aime pas vraiment lire de ces livres où il arrive quelque chose de spécial à la page 100.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi?&lt;br /&gt;Bon, il est temps que ça se termine; j’ai un pire ennemi maintenant? Et mon pire ennemi, dis donc, il sait lire ou ce n’est pas nécessaire pour ce qu’il a coutume de faire dans la vie, je ne sais pas, peut-être est-il juste chef politique d'un quelconque pays... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-662252963209321771?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/662252963209321771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=662252963209321771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/662252963209321771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/662252963209321771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/09/la-tague-litteraire-33.html' title='La Tague littéraire (3/3)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2237026858049682434</id><published>2010-09-21T12:29:00.002-04:00</published><updated>2010-09-21T12:43:30.438-04:00</updated><title type='text'>La Tague littéraire (2/3)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et là, monsieur le psy, comme je disais avant que vous vous assoupissiez en émettant des bruits avec votre bouche…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés?&lt;br /&gt;Je ne crois pas qu’on ait fréquemment croisé Agatha Christie dernièrement. Mais sinon, rencontrer ou ne pas rencontrer l’éleveur du cochon qui a fini dans ton sandwich au jambon? Rencontrer ou pas le gars qui a fabriqué le sofa sur lequel tu aimes t’étendre le soir dans ton salon? Je l’admets, c’est une échappée pour faire diversion.&lt;br /&gt;Je ne sais pas finalement, je ne suis pas contre, sauf que ça n’arrive pas vraiment, et c’est correct comme ça aussi. J’ai déjà croisé Stéphane Bourguignon sur le trottoir, rue Saint-Denis, et je ne me suis pas dépêché de changer de côté, mais je ne me suis pas arrêté pour le féliciter pour le ragoût de bœuf qui porte son nom et tout… J’ai aussi rencontré Georges Perec dans une station-service de Sept-Îles, mais bon, je me suis dit qu’il ne savait probablement pas qui il était.&lt;br /&gt;Ça, et le fait que je suis un peu sauvage de nature. Vous refermerez la porte en sortant, d’accord?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Aimes-tu parler de tes lectures?&lt;br /&gt;Bah, pas tout le temps, pas avec n’importe qui, mais j’y prends souvent plaisir, peut-être parce que ce n’est pas si fréquent après tout; on trouve autour de la machine à café beaucoup moins de gens qui ont lu un même livre que de gens qui ont regardé un même match ou une même émission de télé. Et comme souvent lorsqu’ils ont lu un même livre, ce n’est pas nécessairement un livre que je tiens à lire, on ne s’en sort pas (bon…et quand je serai mort, j’veux un suaire de chez Dior).&lt;br /&gt;J’aime être en désaccord, j’aime quand ça s’enflamme, comme d’autres s’invectivent pour déclamer que le but d’Alain Côté était bon ou non. Je tolère les énormités, j’en ai entendu, j’en ai souvent proféré, c’est le jeu; c’est un des seuls moments où je tolère et même apprécie la mauvaise foi, je veux que ça revole.&lt;br /&gt;J’admets aussi que j’ai le spectre mince; je déteste autant les joviales chroniqueuses qui suggèrent des livres &lt;em&gt;remplis d’émotions&lt;/em&gt; dans lesquels &lt;em&gt;on se reconnaît&lt;/em&gt; que les pointues entrevues à la radio où des animateurs et des auteurs parlent du constructivisme (s’ils prononcent &lt;em&gt;-iiizzzmmmeeuh&lt;/em&gt;, ça m’accable encore plus) cognitif liminaire sous-jacent à… et comme je change de poste à ce moment, je ne sais pas sous-jacent à quoi. Et comme je tombe alors sur une annonce ridicule de magasin de meubles, c’est d’autant plus énervant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Comment choisis-tu tes livres?&lt;br /&gt;Étonnamment, en bout de ligne, souvent à la couleur et à l’odeur.&lt;br /&gt;Tant pis pour les prochains patients, je serai exhaustif.&lt;br /&gt;J’ai un fichier plus ou moins ordonnancé des livres que j’aimerais lire, que j’essaie d’entretenir au fur et à mesure que se pointent critiques, suggestions d’amis, références d’un livre dans un autre. Le système est bien huilé. Les livres que je veux le plus ardemment sont listés en gras; il y a même du surligneur jaune pour ceux que je veux le plus-plus ardemment; et il y a du gris pâle pour ceux que je veux encore, mais moins que je les ai auparavant voulus. Je n’ai pas peur de remanier, d’exclure, de recruter. Le taux de roulement est majeur.&lt;br /&gt;J’enchaîne avec ma stochastique maison: je me calcule mentalement une sorte d’indice de probabilité de trouver chaque titre dans les boutiques de livres usagés que je fréquente le plus. Indice élevé, je n’achèterai pas le livre neuf, j’attendrai de le croiser. Indice faible, je n’hésiterai pas à sortir la carte de plastique pour du frais relié.&lt;br /&gt;Dans la boutique de livres usagés, je ne sors pas ma liste, ce serait d’un mauvais goût. Je vais aux &lt;em&gt;A&lt;/em&gt; et je prospecte chaque rangée. Dans l’algorithme général, je m’arrête si je trouve quelque chose qui brille dans le sable, je prends l’oripeau et je jauge. Au début, j’étais inexpérimenté, indiscipliné: ah, ce n’est pas ce livre-là de cet auteur que je voulais, ce livre est tout jaune, la couverture est laide, la reliure craque, il pue l’humidité et la cigarette… d’accord, je le prends. C’était avant. Maintenant, je suis un modèle critique de la raison sereine (non disséquée par Kant). Je fais davantage confiance aux futures occasions, je me permets d’attendre. À l’heure des choix difficiles, je peux donc aller jusqu’à inspirer un peu pour savoir si un livre convoité est propre de son objet; je choisirai préférablement un livre sans champignons, qui ne donne pas le cancer du poumon. Et je continue jusqu’à &lt;em&gt;Z&lt;/em&gt;, puis analyse la récolte.&lt;br /&gt;Dans les librairies de livres neufs, autre stratégie, ça dépend du temps disponible, et de la patience d’autrui si je ne suis pas seul. Je négocie avec ma copine: je suis entré tantôt dans tel et tel magasins, j’ai droit à 15 minutes ici (le ton affirmatif, assuré, est de mise). Quand je sens que mes revendications passeraient mal, je joue prudemment: je vais juste regarder s’ils ont (j’insère un titre, pas un trop facile, pas un livre avec lequel on fait des pyramides visibles à trois magasins de distance), c’est tout, s’ils l’ont je le prends, sinon basta!&lt;br /&gt;Mais je sais qu’à tout moment un livre peut court-circuiter la liste, un titre peut me faire de l’œil. Je me laisse séduire par la quatrième de couverture, je regarde un peu sous la jaquette, zyeute l’incipit, et pourquoi pas, une page en plein milieu (elle ne se déplie pas); j’ose à peine l’avouer, mais je peux alors être un gars très facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11. Une lecture inavouable?&lt;br /&gt;Un peu, oui. Prise individuellement, ça peut arriver. En bloc, non, j’assume très bien, ça va. Ma bibliothèque ne cache rien, pas de double-fond ou de pan de mur qui pivote. Mais bon, il y a des milieux où il semble que la lecture elle-même soit une petite tare. Enfin, c’est ce que je déduis quand on me demande pourquoi je ne fais pas juste attendre que ça sorte en film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12. Des endroits préférés pour lire?&lt;br /&gt;Quoi, il y a des endroits autour quand on lit? Généralement: dans les salles d’attente, dans les parcs, sur le bord de l’eau, dans toutes les positions assises et couchées des fauteuils et des lits, sur le patio, dans la salle de bains, au restaurant si j’y suis seul, en auto et dans n’importe quel mode de transport que je ne conduis pas, puis parfois en marchant si le parcours ne comporte pas trop d’obstacles (je m’abstiendrais par exemple dans le Grand Canyon, pour éviter notamment de me faire foncer dessus par Thelma et Louise, ou dans quelque autre endroit périlleux, comme sur un passage piéton à Montréal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13. Un livre idéal pour toi serait ?&lt;br /&gt;Un livre avec des mots, des pages, le truc habituel, mais qui sache éviter le moule. Le livre générique québécois de la femme forte québécoise d’antan, jolie sans le crier, avec un charme tranquille, qui a la force et la détermination et les opinions de la modernité, qui a soif de liberté, d’émancipation et de justice sociale, qui est responsable de famille depuis qu’elle a neuf ans et demi, qui contrôle tout, mais dans l’ombre un peu, dans l’humilité à tout le moins, ou qui tombe en amour de façon immensément lyrique avec un type d’une classe différente de la sienne, que tout sépare et que l’amouuuur réunira, aaaääähhh… eh bien non, ce n’est pas le livre idéal pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14. Lire par-dessus l’épaule ?&lt;br /&gt;Lire par-dessus mon épaule, non jamais, ça me fait beaucoup trop mal au cou. Question piège, tout le monde sait que tout le monde déteste qu’on lise par-dessus son épaule.&lt;br /&gt;Donc, quand je lis par-dessus l’épaule des gens... car bon, on ne résiste pas toujours, ne pas lire est difficile quand il y a du texte devant soi, la moindre des attentions est de se faire le plus discret possible. Je réussis à bien me tenir, je me concentre ailleurs.&lt;br /&gt;Mais ce que j’aime plus que lire par-dessus l’épaule des gens, c’est tenter de deviner ce qu’ils sont en train de lire et tenter de corroborer. La fille dans le coin, pariez sur un Paulo Coehlo; un Harry Potter par là; lui c’est un Sénécal; et ça sent le Marie Laberge à plein nez pour la madame à droite. Et je juge un peu, j’extrapole, comme si un livre voulait tout dire. Je me congratule: bien vu, Dan Brown dans le coin droit, un autre point. Je me désole parfois: bon, un livre sucré avec un cow-boy et une ingénue en frontispice sur le bureau d’une jolie réceptionniste. Quoi encore? Je l’ai bien stipulé que je pratiquais la mauvaise foi. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2237026858049682434?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2237026858049682434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2237026858049682434' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2237026858049682434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2237026858049682434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/09/la-tague-litteraire-23.html' title='La Tague littéraire (2/3)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5423390042278275966</id><published>2010-09-15T23:54:00.002-04:00</published><updated>2010-09-16T00:05:43.946-04:00</updated><title type='text'>La Tague littéraire (1/3)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quoi, comment ça, cette tague correspond à un virus dont la souche a été décimée il y a deux ans et demi? Et il faut faire ça court en plus? Tant pis, c’est ça qui est ça, et mangez de la boue si ça vous dérange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Plutôt corne ou marque-page?&lt;br /&gt;Tout jeune, endoctriné, j’entourais les livres de soins qui confinaient à la muséologie.&lt;br /&gt;Jamais un livre ne devait être déposé ouvert à l’envers: en aplatissant les pages, c’eût endommagé la reliure. Si la reliure ridait, j’avais été trop loin, je m’accusais de profanation. Écrire dans un livre eût relevé de l’impiété livresque; forcément, ça me scandalisait.&lt;br /&gt;Je marque donc la page avec un signet, mais je déteste les signets attitrés avec une reproduction zoomée étirée d’un Monet, des chats, ou pire, ceux qui disent: «François: Les François sont des amis fidèles, des êtres sensibles, etc. Leur couleur: le bleu. Leur nombre chanceux: le 12…» J’opte pour le signet élu au gré du mystérieux destin des bouts de papier laissés-pour-compte, l’échantillon de couleurs pour la peinture du salon ou le billet de cinéma promu marque-page.&lt;br /&gt;Aveu: je suis maintenant un libertin, il m’arrive même, quand j’aime une phrase ou un passage, de corner le coin inférieur de la page en le rabattant du côté où un passage me plaît. Dans une dizaine d’années, si la tendance se maintient, j’irai peut-être jusqu’à mettre une ligne au crayon de plomb dans la marge (et ce, ouf, sans même utiliser une règle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Un livre en cadeau?&lt;br /&gt;En théorie, oui, bien sûr, super, c’est merveilleux un livre en cadeau.&lt;br /&gt;En pratique, c’est très complexe, je parviens très difficilement à déjouer les pièges de base: qui a déjà lu quoi, possède déjà tel livre, aimera vraiment tel livre? J’ai reçu trois livres que je n’ai pas encore lus cinq ans après réception (Tolkien, je l’avoue, par crainte d’ennui; et puisque j’ai déjà traversé deux Henning Mankell, pourquoi en lire deux de plus?), et ça m’attriste un peu de penser que je pourrais prendre part à perpétuer cette situation, à tenter vainement de court-circuiter la liste de lecture d’autrui en offrant en cadeau un livre qui n’est pas un vrai cadeau pour la personne qui le reçoit. Je sais combien une liste de lecture est déjà assez difficile à gérer.&lt;br /&gt;Et n’abordons pas le sujet du livre-objet-avec-des-belles-photos pour table à café dont personne n’a jamais réussi à me persuader du bien-fondé, mis à part celui de servir d’appui pour inscrire les cartes reçues et les cacher à son voisin lorsqu’on joue à Clue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Lis-tu dans ton bain?&lt;br /&gt;C’est en effet le genre de choses que je fais parfois. Faisais du moins, à l’époque où les deux activités combinées se plaçaient bien ensemble dans l’horaire d’une soirée. J’atteignais d’ailleurs régulièrement le moment critique où l’eau devenait inconfortablement froide. C’est bon, je savais assumer les risques. Un seul livre a déjà été estropié dans l’expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?&lt;br /&gt;Personne n’est à l’abri d’une telle pensée. Ça s’ébauche un peu, j’ai une sorte de trame, quelques idées, des phrases orphelines, un format concept dons j’use les coins à force de le faire rebondir dans mon arrière-cerveau (logique, si ça cogne contre la dure-mère…), une sorte de début dans un fichier que j’ouvre de temps à autre, dans lequel je change quelques virgules de place quand le cœur m’en dit. J’ai des idées brillantes la nuit, qui m’apparaissent un peu nulles lorsqu’elles me reviennent le matin; bien sûr; celles oubliées me semblent a posteriori plus géniales encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?&lt;br /&gt;Ce qui m’embête, ce n’est pas tant le côté recette ou mercantilisme, c’est purement le coût d’opportunité trop élevé: tous ces livres que je ne suis pas en train de lire pour suivre les mêmes personnages qui vivront sensiblement les mêmes aventures dans une trame narrative très similaire, ça m’énerve vaguement. Et pourtant, c’est là le principe de l’engrenage, je sais fort bien combien il est merveilleux lorsqu’on embarque dans une série qu’on aime de savoir qu’il reste encore quatre tomes avant que ça se parachève. Je garde néanmoins la plupart du temps mes distances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. As-tu un livre culte?&lt;br /&gt;Pas exactement, mais j’essaie régulièrement de dresser une liste de mes cinq romans préférés. Peine perdue, ça me fâche (je sais que je prends ce genre de listes beaucoup trop au sérieux). Mais, s’il faut tenter un semblant de réponse, je dirais que peu de livres ont réussi à approcher l’impression percutante suscitée par &lt;em&gt;La vie devant soi&lt;/em&gt; sur mes juvéniles 17 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Aimes-tu relire?&lt;br /&gt;Pas particulièrement, je devine trop ce qui s’en vient.&lt;br /&gt;Mais j’aime feuilleter à nouveau un livre aimé pour en décortiquer un peu la structure, en déconstruire les chapitres, voir comment ça a fonctionné quand je le lisais, comment les dialogues sont amenés, comment les temps de verbe sont choisis (ah tiens, ça revient au passé simple ici, fa-sci-nant), regarder toute l’architectonique, les poutres apparentes et les boulons du roman. Plus jeune, je m’amusais comme ça à décoder la très structurée Agatha Christie: comment les personnages étaient présentés, comment les indices étaient semés, comment telles informations étaient contournées. J’ai lu l’ensemble des quatre-vingt-et-quelques romans policiers d’Agatha (et deux Mary Westmacott, mais fallait pas devenir fou quand même), et à la fin, disons pour les quelque quinze derniers que j’ai lus, ce n’est pas pour me vanter, mais je savais presque toujours qui avait tué et sur qui les soupçons allaient peser, juste pour l’illusion, un peu avant le dévoilement. J’aime la structure d’Agatha, c’est ainsi. Je dois avoir lu &lt;em&gt;Les Vacances d’Hercule Poirot&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Cinq petits cochons&lt;/em&gt; trois fois chacun. Certes, d’accord, c’est principalement dû au fait qu’il pleuvait souvent en camping l’été et que l’espace livre était limité par celui requis dans les bagages pour, entre autres, ne pas être à court de sous-vêtements propres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5423390042278275966?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5423390042278275966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5423390042278275966' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5423390042278275966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5423390042278275966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/09/la-tague-litteraire-13.html' title='La Tague littéraire (1/3)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5013536024847348764</id><published>2010-09-01T22:30:00.002-04:00</published><updated>2010-09-01T22:40:59.490-04:00</updated><title type='text'>7 – Le phare d’Alexandrie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le phare d’Alexandrie est une merveille vraiment à part, car son utilisation ne se limitait pas à une utilisation pour les publicités touristiques. C’était un concept pratique, alors tu peux imaginer à quel point ça faisait changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Alexandrins, en plus de parler bizarrement, se dirent un jour ou plus vraisemblablement une nuit que c’était vraiment agaçant à la fin tous ses bateaux qui venaient s’échouer et qui les empêchaient de dormir ou de composer des rimes en toute quiétude. Bon, ils auraient pu en profiter pour inventer le GPS et régler la question une fois pour toutes; ils optèrent plutôt pour la solution B qui consistait à mettre une lumière au sommet d’un bâtiment assez haut sur l’île de Pharos (un nom qui tombait bien, avouons-le, pour inventer le phare).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils érigèrent donc une tour assez haute pour narguer tout le monde et ainsi s’enorgueillir de posséder l’édifice le plus haut de la terre ( 117 mètres , sans antenne de télécommunication), une attitude de l’époque qu’on a peine à comprendre de nos jours. Ils mirent également au point un miroir qui reflétait le foyer lumineux à plus de 50 kilomètres de distance. Le principe permit aussi, des années plus tard, de fournir des questions sur les miroirs courbes, les distances focales et les images virtuelles dans les examens de physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, c’est peut-être une légende urbaine, mais on raconte que par la suite d’autres villes portuaires ont également construit des phares. Certaines sources prétendent qu’il y aurait même une ville où le phare est en forme de bonne femme verte avec une couronne sur la tête, un livre sous un bras et une torche à la main. On peut aisément présumer qu’il s’agit d’une civilisation païenne qui n’a pas peur du ridicule ou bien que c’est un cadeau qu’ils ont reçu et qu’ils ne pouvaient pas refuser.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TH8NE-rrAmI/AAAAAAAAAD8/gqtP3-PQvAc/s1600/Pharos_of_Alexandria1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 238px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512138848121586274" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TH8NE-rrAmI/AAAAAAAAAD8/gqtP3-PQvAc/s320/Pharos_of_Alexandria1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pharos_of_Alexandria1.jpg"&gt;Note: À l’époque, Wikipédia, un marin qui n’avait pas grand-chose à faire un soir de tempête, a décidé de réaliser une aquarelle du phare et, incroyablement, de mettre son œuvre sur son site Internet. Oui, notons aussi au passage qu’il aimait les mouettes.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5013536024847348764?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5013536024847348764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5013536024847348764' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5013536024847348764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5013536024847348764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/09/7-le-phare-dalexandrie.html' title='7 – Le phare d’Alexandrie'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TH8NE-rrAmI/AAAAAAAAAD8/gqtP3-PQvAc/s72-c/Pharos_of_Alexandria1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1652072723161948676</id><published>2010-08-30T22:41:00.003-04:00</published><updated>2010-08-30T22:58:23.350-04:00</updated><title type='text'>6 – Le colosse de Rhodes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En -305, la vie était bonne à Rhodes et leur Caisse de dépôt ne devait pas avoir trop investi dans les papiers commerciaux puisque l’économie fleurissait. Dans la grande partie mondiale de Risk qui se jouait à l’époque, Rhodes avait même établi une solide entente avec l’Égypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vu qu’à Risk la chicane finit toujours par prendre, la Macédoine, rivale de l’Égypte, attaqua Rhodes pour briser leur solide programme de libre-échange. La Macédoine échoua toutefois à s’emparer de la ville, et comme elle n’avait plus de budget pour filmer la suite, elle conclut un accord de paix. Les soldats macédoniens quittèrent donc l’île en laissant derrière eux tout plein d’équipement militaire qu’ils ne voulaient plus, peut-être parce que la mode change si vite au pays des légumes ou des fruits coupés en petits cubes. Qu’importe, le personnel du Service des ventes liquida alors l’équipement militaire, et pour fins de célébrations, les Rhodiens érigèrent une immense statue pour le dieu solaire Hélios, qui avouons-le, n’avait pas fait grand-chose dans toute cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Achevé en -282, le colosse de Rhodes était un grand rude au cœur tendre de 33 mètres. Les deux pieds sur un socle de marbre, il était entièrement recouvert de bronze. Pas de l’or. Pas de l’argent. Non, juste du bronze. L’économie fleurissait peut-être, mais ils étaient un peu chiches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À vrai dire, le colosse, cette mauviette, n’a pas eu une longue carrière. Il s’est révélé beaucoup moins stable qu’une pyramide, par exemple. En fait, comme il n’a pas duré plus de 50 ans, il n’aurait même pas pu se qualifier pour les rabais accordés aux aînés chez Zellers. Un tremblement de terre, puis pouf! le colosse s’effondra sur lui-même. À vrai dire, le talon d’Achille du colosse de Rhodes, c’étaient ses genoux. Il avait dû grandir trop vite ou rencontrer les ancêtres de l’entourage de Tonya Harding, entourage qui croyait (dur comme fer) aux vertus de la barre de métal comme médecine douce pour les genoux de Nancy Kerrigan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne faut quand même pas tout mélanger; bien qu’en bronze, le colosse de Rhodes n’est pas l’ancêtre d’une médaille de patinage artistique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/THxs3kPQQuI/AAAAAAAAADs/-2FF2VIKMiA/s1600/400px-Colosse_de_Rhodes_(Barclay).jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 214px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5511399745870906082" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/THxs3kPQQuI/AAAAAAAAADs/-2FF2VIKMiA/s320/400px-Colosse_de_Rhodes_(Barclay).jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Colosse_de_Rhodes_(Barclay).jpg"&gt;Note: On rigolera de la coïncidence, mais Wikipédia, un graveur rhodien de l’époque, a eu l’idée amusante de mettre une gravure sur bois du colosse en ligne.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1652072723161948676?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1652072723161948676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1652072723161948676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1652072723161948676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1652072723161948676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/08/6-le-colosse-de-rhodes.html' title='6 – Le colosse de Rhodes'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/THxs3kPQQuI/AAAAAAAAADs/-2FF2VIKMiA/s72-c/400px-Colosse_de_Rhodes_(Barclay).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5057301158196222309</id><published>2010-08-16T22:17:00.002-04:00</published><updated>2010-08-16T22:37:20.841-04:00</updated><title type='text'>Sixième épître – la gravité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher légataire de mon acide désoxyribonucléique,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vas trouver mon entrée en matière singulière, je te l’accorde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je sais ça, mais c’est ainsi, je l’ai entendu quelque part. C’est ce qui arrive quand Céline Dion raconte quelque chose à la télé: il y a un tel système d’écho et de relais mis en place qui fait que tu finiras toujours par l’entendre quelque part à moins d’avoir des visées d’anachorète. Bref, René-Charles prend un brocoli (ou je ne sais trop quoi qui ne change rien au sous-texte) et le jette par terre. Céline trouve ça drôle, elle rit. René-Charles prend un autre brocoli, le jette par terre. Céline trouve ça drôle, elle rit, René pense le commercialiser en DVD. René-Charles récidive, Céline itou. René-Charles récidive, Céline allume: oh, mais arrête ça René-Charles, tu sais, il ne faut pas faire ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de l’introduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis un certain temps déjà, on te donne ton bain dans la &lt;em&gt;vraie&lt;/em&gt; baignoire. C’est un moment fort de ta journée. Il suffit qu’on commence à te déshabiller sur la serviette à côté et tu babilles déjà. C’est la joie. Bref, un soir comme un autre, tu es prêt, je te prends pour te mettre au bain. Le temps est alors compté pour éviter que tu te mettes à marquer ton territoire en aspergeant toute la salle de bains. Au moment de te soulever, tu agrippes tes pantalons qui traînent à terre. Bon, je me dis que quelques petits mouvements horizontaux vers l’extérieur du bain te persuaderont de laisser tomber les pantalons par terre. Non, pas vraiment, tu les tiens avec conviction. Je commence à effectuer un transfert de bras pour dégager une main libre et négocier la reprise de l’otage. Évidemment, c’était écrit, tu jettes alors tes pantalons directement dans l’eau en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai ri, mais ri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Misère, je ne veux pas élever mes enfants comme Céline Dion.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5057301158196222309?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5057301158196222309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5057301158196222309' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5057301158196222309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5057301158196222309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/08/sixieme-epitre-la-gravite.html' title='Sixième épître – la gravité'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2675674307054981883</id><published>2010-07-20T22:13:00.003-04:00</published><updated>2010-07-20T22:23:23.808-04:00</updated><title type='text'>5 – Le mausolée d’Halicarnasse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a fort longtemps, à Halicarnasse, dans la région reculée de Carie, région qui m’a l’air charmante et où on trouvait sans doute d’entiers palais plombés de soleil*, le roi Mausole régna et mourut. Enfin, mourut, c’est sûr; régna, c’est peut-être un peu fort, il ne semble pas avoir fait grand-chose. Il laissa donc dans le deuil sa femme et soeur Artémise II, ses fils et filles cousins entre eux en même temps que neveux et nièces de leur père, peut-être ses parents-beaux-parents, et j’imagine tout son peuple-membre-de-la-famille. Artémise II, pleine de sollicitude, eût alors décidé d’ériger pour feu Mausole un somptueux monument funéraire à la gloire de leur grand amour filial conjugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça, c’est la version romantique. L’inceste mis à part, ce sera sans doute la version Disney. Évidemment, comme Artémise ne survécut que deux ans à l’oncle-et-père-de-ses-enfants, il est très douteux que l’idée vînt d’elle et que les travaux fussent si vite terminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait donc de son vivant, car on est plus en forme et plus créatif à ce moment-là, que Mausole aurait dressé des plans pour assurer sa propre gloire posthume. On n’est jamais mieux louangé que par soi-même, et par ceux qu’on engage pour faire ce qu’on leur dit de faire, alors il choisit un grand monument rectangulaire en marbre, d’une hauteur modeste d’une quarantaine de mètres, mais richement décoré, avec moult colonnes et statues, un toit pyramidal et une plate-forme au sommet pour installer une sculpture d’un quadrige de l’année, un magnifique char quatre chevaux. Oui, Mausole était un gars de char, et en établissant ce précédent, c’est peut-être un peu à cause de lui qu’on retrouve aujourd’hui des urnes funéraires en plastique en forme de balle de golf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, le mausolée a été partiellement détruit par un séisme, est tombé en ruine (en Carie, faut-il s’en étonner?), et son marbre a été utilisé pour construire un château et une forteresse modernes vers le quatorzième ou quinzième siècle. Mais c’était bien mieux avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tombeau de Mausole devint tout de même un exemple pour de nombreux autres tombeaux. D’autres personnes s’en servirent plutôt comme modèle pour les gâteaux de mariage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TEZY_VL_fZI/AAAAAAAAADk/GJtYQzBGDtg/s1600/halicarnasse1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 228px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5496178240294714770" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TEZY_VL_fZI/AAAAAAAAADk/GJtYQzBGDtg/s320/halicarnasse1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;* Rigolons ensemble de bon coeur: carie, molaire, dentier, palais, plombés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.les-7-merveilles.fr/mausolee_halicarnasse.htm"&gt;Note: La photo est une maquette d’un gâteau d’un pâtissier célèbre de l’époque (avec des fourmis sur la nappe), mais il paraît que ça ressemble beaucoup au vrai mausolée. Surprise, ce pâtissier avait un site Internet.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2675674307054981883?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2675674307054981883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2675674307054981883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2675674307054981883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2675674307054981883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/07/5-le-mausolee-dhalicarnasse.html' title='5 – Le mausolée d’Halicarnasse'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TEZY_VL_fZI/AAAAAAAAADk/GJtYQzBGDtg/s72-c/halicarnasse1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1086165018365470564</id><published>2010-07-14T23:44:00.004-04:00</published><updated>2010-07-15T00:11:09.098-04:00</updated><title type='text'>4 – La statue de Zeus à Olympie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Olympie était une ville très particulière, devenue célèbre parce que ses habitants avaient pris l’habitude aux quatre ans d’organiser des rencontres à la grecque, de se mettre nus avec des draps, de courir, de sauter ou de lancer des trucs, puis de médailler les vainqueurs. Une habitude totalement loufoque et ô combien datée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, Zeus, un dieu très populaire chez les Grecs et chez la gent féminine des divinités, aimait beaucoup ces cérémonies sportives. On ne vous raconte pas le nombre de carcasses d’ailes de poulet qu’on retrouvait dans les nuages après la cérémonie de clôture des Jeux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour attirer l’attention des diffuseurs et des touristes potentiels, la ville se dota donc d’immenses infrastructures qui inclurent un temple et une très grosse statue de Zeus. Nul ne sait trop pour quelle compétition la statue était requise. Peut-être le saut à la perche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas que je veuille insister et dire de gros mots, mais il s’agissait d’une statue chryséléphantine. En apprenant cela, j’ai cru saisir pourquoi on parlait de merveille; une statue réalisée avec des chrysanthèmes et des éléphants, c’est original, c’est moderne, ça surprend, on comprend qu’on va en parler au bulletin de nouvelles et que ça va frapper l’imaginaire. Au final, pas tellement, c’est seulement une statue recouverte de plaques d’or et d’ivoires. Un peu d’ébène et de pierres précieuses incrustées aussi. Le truc habituel. Rien de nouveau sous le soleil. Les Grecs n’ont quand même pas réinventé les antiquités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ dix mètres de hauteur de dieu sur un piédestal de deux mètres. Zeus, assis sur son trône, tient un sceptre surmonté d’un aigle dans la sénestre et lève la dextre pour soutenir Niké, déesse de la victoire, des golfeurs qui s’adonnent à l’adultère et des enfants qui travaillent dans des usines au Bengladesh. Sur son trône, des scènes bon enfant sculptées évoquent entre autres ce souvenir gaillard du meurtre des fils de Niobé, reine de Thèbes. Une bondieuserie grecque typique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la statue a disparu dans un incendie en 461 ou en 462 ou en 475 (les faits divers étaient mal documentés à l’époque), mais il avait au préalable été possible de la dater approximativement. Sur un des doigts de Zeus, quelqu’un, possiblement une adolescente surexcitée, avait inscrit: «Pantarkès est beau (LOL?)». Ainsi, puisque Pantarkès, cet athlète qui troublait plaisamment l’œil de la jeune Grecque de l’époque, remporta la compétition de lutte garçons aux jeux Olympiques de 436 avant J.-C., on élimina le besoin de carbone 14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TD6GMtBsxUI/AAAAAAAAADU/Tc-w1J7uMHU/s1600/La%2520Statue%2520de%2520Zeus%2520%25E0%2520Olympe.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 215px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5493976148241859906" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TD6GMtBsxUI/AAAAAAAAADU/Tc-w1J7uMHU/s320/La%2520Statue%2520de%2520Zeus%2520%25E0%2520Olympe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sportail.free.fr/La%20Statue%20de%20Zeus%20%E0%20Olympe.jpg"&gt;Note: L’image provient d’un photographe de presse de l’époque qui avait étrangement un site Internet lui aussi.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1086165018365470564?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1086165018365470564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1086165018365470564' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1086165018365470564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1086165018365470564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/07/4-la-statue-de-zeus-olympie.html' title='4 – La statue de Zeus à Olympie'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/TD6GMtBsxUI/AAAAAAAAADU/Tc-w1J7uMHU/s72-c/La%2520Statue%2520de%2520Zeus%2520%25E0%2520Olympe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4351837706721475044</id><published>2010-07-05T23:02:00.002-04:00</published><updated>2010-07-05T23:09:04.470-04:00</updated><title type='text'>Cinquième épître – les animaux d’Afrique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher Mowgli du salon,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ton tapis de jeu tout breveté pour contribuer à l’éveil optimal du poupon, tu mâchonnais farouchement Francine (ou Francesca, si on porte attention à ses origines italiennes), une girafe de caoutchouc jaune aux grands yeux bleus que tu trouves particulièrement de ton goût, et je me suis dit que nous entretenions tout de même un drôle de rapport avec les animaux d’Afrique. Tu étais étendu sur une tête de lion de quatre textures différentes de tissus, un zèbre tournoyait à ta gauche, un singe (le truc orange) recevait gifle sur gifle de ta part droit devant, un éléphant et un deuxième lion s’apprêtaient à prendre la relève en deuxième plan. Évidemment, ils sourient tous; évidemment, tous les animaux d’Afrique veulent ton bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tous les messages concourent à t’indiquer que les animaux d’Afrique sont un peu mous, font du bruit lorsqu’on les brasse et sont destinés à être mordillés et tapotés à volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait bon et sage qu’on songe à te donner un second avis sur le sujet; ce serait désagréable que tu te prennes pour Steve Irwin la fois où tu rencontreras un lion en allant à bicyclette dans le quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, ça soulève une autre question: les orignaux, harfangs des neige, castors canadensis, caribous, rats musqués et autres ouaouarons pas plus fins sont-ils utilisés pour les tapis de jeu des enfants asiatiques ou australiens? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4351837706721475044?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4351837706721475044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4351837706721475044' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4351837706721475044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4351837706721475044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/07/cinquieme-epitre-les-animaux-dafrique.html' title='Cinquième épître – les animaux d’Afrique'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1224847181178666478</id><published>2010-06-22T22:56:00.000-04:00</published><updated>2010-06-22T22:59:44.013-04:00</updated><title type='text'>Post-scriptum de l’épître 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu sembles maintenant avoir jeté ton dévolu (et du dévolu, tu en jettes pas mal ces temps-ci) sur une chansonnette que ta mère a repêchée de son passé trouble dans les camps de jour ou dans quelque autre lieu où règne la ritournelle assommante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un air super enjoué qui raconte l’histoire d’un gros requin (lâ-lââ-lalala), d’une fille qui nage (lâ-lââ-lalala), puis après le requin la voit et la bouffe (lâ-lââ-lalala).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça mérite une mention spéciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bon, ne tiens pas trop rigueur à ta mère de t’avoir vendu la mèche, mais tu connais maintenant le scénario de &lt;em&gt;Jaws&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1224847181178666478?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1224847181178666478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1224847181178666478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1224847181178666478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1224847181178666478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/06/post-scriptum-de-lepitre-4.html' title='Post-scriptum de l’épître 4'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1286333863891075226</id><published>2010-06-15T23:06:00.002-04:00</published><updated>2010-06-15T23:20:39.500-04:00</updated><title type='text'>Quatrième épître – le chant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher insomniaque de la chambre d’à côté,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si tu t’en es rendu compte, mais on n’avait pas établi de plans précis sur les berceuses qu’on allait te chanter pour t’endormir. Pas qu’on en sous-évaluât le besoin ou qu’on crût que tu t’endormirais toujours tout seul et facilement. Non, on s’en est simplement remis au carpe diem (une carpe par jour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux dire, placer la voix, chanter juste et harmonieusement, pour tout ça on s’entend, il n’y avait pas grand-chose à faire. Mon aptitude au chant me cantonne dans une position bien trop avant-gardiste pour l’appréciation de mes contemporains. Je fais à peine un peu d’arrangement vocal et tout de suite les reproches fusent: tu fausses, c’est pas ça l’air, t’as encore changé les paroles, tu oublies toujours le même bout, et ça monte, &lt;em&gt;là&lt;/em&gt;, c’est pas comme ça... Ouais, tous des puristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, petit dictateur du sommeil de mes nuits, lors d’une des premières nuits à la maison, tu étais dans mes bras, pas très amène, plutôt grognon même, et certainement pas endormi, puis il fallait réussir à te persuader qu’à 4 heures du matin, dormir pouvait être un projet recevable. J’avais beau tenter de te convaincre, te dire que non, on ne pouvait pas envahir le Koweït impunément comme ça juste parce que tu semblais en avoir envie là, tu n’étais pas très sensible à mon argumentation. On se perdait peut-être dans la traduction, faut dire, les sous-titres ne marchaient pas. Alors, tant pis pour toi, tu l’auras cherché: j’ai chanté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illumination au cœur de la nuit: très rares sont les chansons dont on connaît toutes les paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, parce que la chanson passait par là dans ma tête, ce fut &lt;a href="http://www.boiteachansons.net/Partitions/Gilles-Vigneault/Gens-du-pays.php#Accords"&gt;&lt;em&gt;Gens du pays&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Les fleurs que l’on sème dans le jardin du temps qui court, le ruisseau des jours qui fait des étangs miroirs; ça t’en a bouché un coin. À moi aussi, tout content de la savoir au complet, mais surtout de voir que ça marchait ce vieux truc, faire des sons avec la bouche pour endormir des bébés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tu as crié pour un rappel, j’ai essayé &lt;a href="http://www.paroles2chansons.com/paroles-jacques-brel/paroles-quand-on-n-a-que-l-amour.html"&gt;&lt;em&gt;Quand on n’a que l’amour&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;en sautant quelques lignes et en ne mettant pas forcément tout dans l’ordre. J’ai rectifié depuis, mais j’anticipe quand même le jour où tu me demanderas c’est quoi un malandrin. Ce sont des gens qui portent des manteaux de velours le matin. On rira peut-être moins la journée où tu pointeras les gens: papa, lui, est-ce que c’est un malandrin?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis j’aime beaucoup &lt;a href="http://www.republiquelibre.org/cousture/CHANSONS.HTM"&gt;&lt;em&gt;Mommy, Daddy&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Je présume que tu saisis bien le deuxième degré de l’anglais. Mais on ne s’entend pas sur la version pour les noms; ta mère dit que je devrais lister Perron plutôt que Fortin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets parfois &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_claire_fontaine"&gt;&lt;em&gt;À la claire fontaine&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.lyricstime.com/divers-partons-la-mer-est-belle-lyrics.html"&gt;&lt;em&gt;Partons la mer est belle&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;dans le tour de chant. Dans la première, j’ai la version avec la maîtresse perdue, il paraît que c’est maintenant juste une amie. La deuxième me paraissait un peu triste avec le père qui fait naufrage, mais quand j’ai entendu ta mère chanter &lt;em&gt;Il était un petit navire&lt;/em&gt; avec le plus jeune qui sera mangé parce qu’il perd à la courte paille, mes réticences se sont amoindries. Je me suis donc aussi permis &lt;a href="http://fr.lyrics-copy.com/boris-vian/le-deserteur.htm"&gt;&lt;em&gt;Le déserteur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi &lt;a href="http://www.nomorelyrics.net/fr/Charles_Aznavour/La_bohme-paroles.html"&gt;&lt;em&gt;La bohème&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, apprise par cœur pour un souper meurtre et mystère: Denis Caron, pianiste du bar salon, grand admirateur de Charles Aznavour, peut improviser sur n’importe quoi… toum-toum-toum, accord mineur tenu, pause… &lt;em&gt;y compris le meurtre?&lt;/em&gt; Veston blanc, chevelure chatoyante, foulard dans le cou. J’ai cherché les lunettes d’Alain Lefèvre, ne les ai pas trouvées. Pas grave, j’ai copié son accent et j’avais la chevelure chatoyante, c’est ce qui compte. Je te la chante donc avec le trémolo imposé, en me trompant de temps à autre dans les paroles, en chantant que j’avais une muse qui criait famine et que moi je posais nu, ce qui m’étonne à chaque fois, mais qui prouve que je peux faire fi des conventions de Montmartre. Mais forcément je triche: la bohème, dans ma jeunesse, ce fut juste d’avoir eu un coupe-vent fluo. Puis honnêtement, je n’aime même pas les lilas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme parfois tu pleures fort et que le temps de réflexion n’est pas super long, j’ai aussi déjà osé la vieille pub de Marineland. Je n’ai pas récidivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui m’inquiète énormément, c’est que tu aimes beaucoup m’entendre chanter. Nécessairement, ça me fait un peu peur pour tes futurs goûts musicaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1286333863891075226?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1286333863891075226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1286333863891075226' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1286333863891075226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1286333863891075226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/06/quatrieme-epitre-le-chant.html' title='Quatrième épître – le chant'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1976756541224522198</id><published>2010-05-19T12:56:00.004-04:00</published><updated>2010-07-15T00:19:26.132-04:00</updated><title type='text'>3 – Le temple d’Artémis à Éphèse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Artémis, juste pour que tu puisses la replacer, c’est la jolie demoiselle sauvageonne à l’hymen intact, chasseresse à ses heures, qui aimait se promener avec un arc, un carquois et des flèches. Ah, et elle se tenait avec une biche. Tu l’appelles parfois Diane, mais on te prend pour un Romain quand tu le fais. Au fait, pas sûr que tu l’aies déjà rencontrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a à peu près toujours eu un sanctuaire pour Artémis à Éphèse. Au début, c’était vraisemblablement plus un abri de fortune qu’autre chose, une sorte de pavillon de chasse pour jeune fille en fleur où elle aimait à aller dépecer du gibier tranquille. Mais à la longue, on peaufina l’architecture, on agrandit la salle d’attente, on hissa un peu le terrain, et ça finit par avoir de la gueule; surtout la fois où, après une inondation, la reconstruction fut financée par Crésus, le roi de Lydie qui était riche comme lui-même à ce qu’on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça avait de la gueule, mais il semblerait que ce n’est pas cette version-là qui fut enregistrée au service du patrimoine de l’Unesco de l’époque. Mais bon, si tu as fait l’erreur de confondre cette version avec celle listée, la &lt;em&gt;merveilleuse&lt;/em&gt;, reconstruite vers -340 à la suite de l’incendie volontaire orchestré par Érostrate qui voulait ainsi se rendre célèbre sans devoir passer des heures à se pratiquer à la lyre, hé bien, ne te morfonds pas trop. Pline l’Ancien, un gars assez rigoureux habituellement, a fait la même erreur lorsqu’il écrivit son guide touristique sur les merveilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, je ne sais pas trop quand c’est arrivé, mais il semble que cette indomptée d’Artémis a eu le temps d’aller faire un certificat en gestion des affaires, ou d’en commander un diplôme par messagerie, parce que les gens ont pris l’habitude d’aller porter de l’argent au temple, de le laisser là, puis s’ils attendaient assez longtemps, ils pouvaient retourner le chercher et on leur donnait des intérêts. Artémis serait donc devenue la déesse en charge des régimes d’épargne enregistrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup plus tard, le temple fut pillé encore, puis finalement ravagé en 401 par des chrétiens pas très contents menés par saint Jean Chrysostome, un gars de la banlieue de Québec. Que voilà de belles colonnes, se disaient-ils. Alors pourquoi ne pas les utiliser pour se construire une cathédrale? Oui, ils jugeaient hâtivement qu’il en était venu le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nonobstant cette fâcheuse tendance du temple à être détruit à tout bout de champ, si tu veux te construire un cabanon et si tu es un peu bricoleur, je t’ai déniché un plan. Tu n’auras qu’à surveiller les rabais surprises sur les colonnes en marbre de 18 mètres chez ton quincaillier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S_QYkSbE8NI/AAAAAAAAADM/u4m8xT7ymQg/s1600/Artemistempleplan.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 181px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473026458861760722" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S_QYkSbE8NI/AAAAAAAAADM/u4m8xT7ymQg/s320/Artemistempleplan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Artemistempleplan.jpg"&gt;Note: Le plan provient de Wikipédia, un architecte d’Éphèse de l’époque, qui mettait ses projets sur Internet. L’entrepreneur devra bien sûr valider les dimensions au chantier.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1976756541224522198?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1976756541224522198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1976756541224522198' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1976756541224522198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1976756541224522198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/05/3-le-temple-dartemis-ephese.html' title='3 – Le temple d’Artémis à Éphèse'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S_QYkSbE8NI/AAAAAAAAADM/u4m8xT7ymQg/s72-c/Artemistempleplan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8824517575166483488</id><published>2010-05-12T12:27:00.002-04:00</published><updated>2010-05-12T12:37:55.853-04:00</updated><title type='text'>Boileau, le juge et moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Monsieur le Juge,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’est vus dernièrement. Avant de prétendre que c’était la première fois que je voyais un juge, je me ravise, un cousin de mon père est juge. Le titre n’énerve d’ailleurs pas une de leur vieille tante, qui frôle la traversée de son siècle personnel, qui lui a demandé dernièrement s’il ne se teignait pas les cheveux par hasard. Moi, je faisais preuve de retenue, je n’ai pas parlé de teinture avec vous, je ne me sentais pas très à l’aise dans votre boudoir municipal. Sans vouloir vous vexer, on vous aurait dit fâché de manquer vos téléromans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juridiquement, vous m’avez donné raison. Une histoire d’arrêt qui n’aurait pas été fait sur la ligne. Tout ça à un endroit où il n’y a pas de ligne d’arrêt et où la présence d’un panneau d’arrêt contrevient aux normes. Bref, une victoire dans un sens, une situation néanmoins particulièrement désagréable. Je ne le recommande pas à mes amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus dur, à vrai dire, ce fut de gommer toute répartie, de rester toujours calme et courtois, de répondre le plus efficacement et rapidement possible aux questions que vous et votre procureur posiez, comme si toute question obligeait un oui ou un non et que vous seuls étiez maîtres ès nuances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais écrit un texte et apporté des photos pour illustrer la situation. Lorsque j’ai commencé à lire la description de l’intersection, le nombre de voies, les feux, les voies d’accès protégées par îlot déviateur du côté nord, vous m’avez dit que je n’avais pas droit au texte. Je trouvais ça un peu étonnant, mais j’aurais compris. J’ai moins aimé que vous décidiez alors de citer Boileau. &lt;em&gt;Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement / Et les mots pour le dire arrivent aisément.&lt;/em&gt; Cette phrase que vous devez utiliser comme un passe-partout, estampée d’un «J’ai fait le cours classique, moi, jeune homme», elle m’énerve beaucoup. Si l’envie de mettre mes connaissances à l’épreuve vous était venue et que vous m’eussiez demandé qui vous citiez, j’aurais aimé vous répondre que c’était sûrement un de vos vieux profs, mais ça n’a pas eu lieu. J’aurais bien aimé vous demander si vous connaissiez par contre les vers qui suivaient. Si vous saviez qu’ils s’appliquaient aux écrits? Avec un peu d’à-propos, j’aurais aimé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Art_po%C3%A9tique_(Boileau)"&gt;vous les balancer par cœur&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, plus tard, alors que le procureur se gonflait de sa propre prose et s’embourbait dans sa syntaxe à la fin, j’ai vraiment travaillé très fort pour réprimer mon sourire railleur: &lt;em&gt;ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, saluez la greffière de ma part, elle semblait gentille. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8824517575166483488?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8824517575166483488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8824517575166483488' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8824517575166483488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8824517575166483488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/05/boileau-le-juge-et-moi.html' title='Boileau, le juge et moi'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8441055459598930519</id><published>2010-04-26T12:33:00.004-04:00</published><updated>2010-04-26T12:46:02.488-04:00</updated><title type='text'>2 – Les jardins suspendus de Babylone</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a quelques années, &lt;em&gt;circa&lt;/em&gt; sixième siècle avant le voyage de noce de Marie et de Joseph, il y avait pas mal de gens à Babylone. Avec tout ce marbre, ce pavé uni, cette pierre, ce bruit incessant des gens qui marchent dehors en sandales, ces nids de gallinacés que personne jamais ne réparait, cette absence de déneigement l’hiver, ces gens isolés dans leur tour de Babel, ouf, tu n’aurais peut-être pas aimé ça. Il y avait beaucoup de solitude dans la foule, comme le disait Luck Mervil, un aède de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour où il y eut un grand épisode de smog, (tous ces gens qui respiraient en même temps dans des langues différentes), un partisan de Greenpeace décida de mettre en œuvre un projet de toit vert et de parc public. Ainsi naquit l’idée d’un grand espace où les gens pourraient fuir un peu toute cette urbanité et venir célébrer ensemble leur amour des géraniums en faisant paître leur brebis non égarée extérieure. Mais là encore, ce n’est pas très clair, il paraît que c’était peut-être un jardin d’agrément pour une princesse, bien qu’il me semble que c’est là mal connaître les princesses. Pur journalisme d’enquête: selon les livres de référence, des sources fiables et leurs fiches sur réseau contact, les princesses préfèrent évidemment les bals dansants, les souliers et les robes, les belles-mères pas trop méchantes, les princes charmants (ou riches et beaux, ça fait aussi) et le plaisir d’échanger des remarques désobligeantes et mesquines dans le dos de leurs rivales. Le jardin d’agrément dans ces sources? Jamais mentionné!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il y a beaucoup de tergiversations, parce que rien n’est très clair par rapport aux jardins suspendus de Babylone. Il paraît que c’était bien beau, bien impressionnant, et c’est à peu près tout ce qu’on en a gardé comme souvenir, mis à part un bas-relief. Mais qui sait si ce n’était pas simplement la proposition d’avant-projet? Encore aujourd’hui, chaque fois que quelqu’un déterre un bout de colonne, qu’elle soit vertébrale ou dorique, l’interrogation revient: ah, mais seraient-ce les jardins suspendus de Babylone? On déterre un os d’un quelconque poulet jurassique, même si c’est en Alberta: oh, peut-être y avait-il une rôtisserie sur les jardins suspendus de Babylone?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, comme la réalité historique des jardins suspendus demeure improuvable, je pense qu’il n’est pas exclu qu’ils aient donné lieu à la genèse de la fable des habits neufs de l’empereur: vous savez, seuls les gens vraiment intelligents et branchés peuvent voir ces magnifiques jardins suspendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, où ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais juste là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein? Oh oh, je veux dire, bien oui toi, dis donc, ah, ouf, wow, y’a pas de mots, une merveille hein, que c’est beau! Crois-moi, j’en parle à tout le monde au bureau lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S9XCP35CIAI/AAAAAAAAADE/bzOxCoYQJXQ/s1600/les-jardins-suspendus-de-babylone.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 207px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464487300840955906" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S9XCP35CIAI/AAAAAAAAADE/bzOxCoYQJXQ/s320/les-jardins-suspendus-de-babylone.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est l’objet d’une autre thèse, mais les gens en général, et en particulier les gens qui fabriquent de l’estrogène, auraient gardé ces réflexes d’émerveillement séculaires afin de les utiliser pour les feux d’artifice et pour la fin des émissions où on décore leur chambre ou leur salle de lavage pendant que ces gens sont au spa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.septmerveillesdumonde.com/images/les-jardins-suspendus-de-babylone.jpg"&gt;Note: Le dessin proviendrait d’un dessinateur babylonien de l’époque, passionné de fougères et d’informatique, qui avait son propre site Internet.&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8441055459598930519?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8441055459598930519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8441055459598930519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8441055459598930519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8441055459598930519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/04/2-les-jardins-suspendus-de-babylone.html' title='2 – Les jardins suspendus de Babylone'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S9XCP35CIAI/AAAAAAAAADE/bzOxCoYQJXQ/s72-c/les-jardins-suspendus-de-babylone.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2914485839894753061</id><published>2010-04-08T17:15:00.002-04:00</published><updated>2010-04-08T17:20:07.782-04:00</updated><title type='text'>Troisième épître à fiston – la naissance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher nouveau dictateur du logis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vendredi 12 mars 2010, on s’est présentés en matinée à l’hôpital comme on se présente à la réception de l’hôtel pour prendre les clés. Bonjour, nous avons une réservation pour un forfait accouchement avec deux nuitées. On aimerait avoir le service de chambre, s’il vous plaît. Ils avaient bien la réservation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour de chance, je crois qu’on a hérité de la plus grande chambre. Pas de bible racornie dans la table de chevet, ils l’ont remplacée par une machine qui fait ping. L’infirmière a apporté la jaquette d’hôpital, un grand morceau de tissu vert menthe avec des fines lignes entrecroisées, brunes, orange et vert lime, et de la ficelle un peu partout pour faire des économies d’échelle en ne payant pas pour des coutures. Selon l’assemblage qu’on en fait, on peut s’en servir aussi comme tente ou comme cerf-volant. Ta mère s’est donc déguisée en cerf-volant, et il y avait dans ses yeux un message clair: pas un rire et pas de photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le médecin est entré, elle a dit bonjour à ta mère, m’a regardé (ou a regardé la fenêtre?) en se disant ah tiens, un pare-soleil, et a rapidement fait preuve de persuasion médicale pour te convaincre efficacement de déménager. On avait apporté un jeu de questions, on passait le temps, on tentait d’identifier les bâtiments qu’on voyait par la fenêtre. Les contractions se sont accrues. Je le sais, car ta mère a alors raté une question facile de géographie. Manque de concentration, si tu veux mon avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épidurale fut alors commandée pour livraison immédiate. Ensuite, tout s’est accéléré. Tout juste le temps de rater les questions de la catégorie Sports, ce qui ne découlait pas exactement d’un manque de concentration, et on s’apprêtait à passer à la partie où il fallait pousser en suivant les directives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, je n’ai évidemment pas eu grand-chose à faire. Ta mère a fait pas mal tout le travail, sans rien déléguer, en forçant jusqu’aux oreilles. J’ai fait mon meneur de claque du mieux que je pouvais à côté, surtout pas trop, quand il fallait, en duo avec l’infirmière; un dialogue qui, maintenant que j’y pense, aurait été indécent dans d’autres circonstances. Le médecin est revenu dans les dernières foulées du marathon sur lit, pour la réception. Investi de mon rôle de meneur de claque, j’ai dit lors d’une des poussées que je croyais que ça y était presque. Je ne sais pas si le médecin s’est dit que le pare-soleil se prenait pour un docteur, mais bon, l’oracle s’est prononcé: quand elle allait le dire, il allait falloir pousser fort, mais pas trop vite, ensuite retenir le souffle un peu, suspendre légèrement, puis pousser encore. Simple de même. Je ne sais pas si ça s’est exactement passé comme ça, mais dans le temps de le dire, tu as glissé, un jet de liquide amniotique est passé par-dessus l’épaule du médecin et on t’a déposé sur ta mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était 15 h 36.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as gueulé comme un mal élevé, puis tu as découvert que de l’oxygène, ce n’était pas si mal après tout. J’ai coupé ton cordon comme dans les films. On comptait tes orteils, tes doigts. On trouvait que tu avais des grands pieds. On riait de ton manque de coordination. Et si le monde continuait de tourner, dehors, ailleurs, loin, pour les autres, on n’en avait plus que très vaguement connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme ça qu’on a raté la sortie du placenta. J’imagine qu’il a bien fait ça lui aussi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2914485839894753061?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2914485839894753061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2914485839894753061' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2914485839894753061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2914485839894753061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/04/troisieme-epitre-fiston-la-naissance.html' title='Troisième épître à fiston – la naissance'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8999710512838494273</id><published>2010-03-10T22:35:00.003-05:00</published><updated>2010-03-10T22:40:47.908-05:00</updated><title type='text'>Deuxième épître à mon fils toujours en milieu utérin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher fruit des entrailles attendant la saison des récoltes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous disait que tu arriverais le 3 mars. Aujourd’hui on est le 10. Conclusion hâtive: ou les roulettes des médecins ne valent rien, ou tu tardes à te présenter. Sandra Bullock a même eu le temps de gagner l’oscar de la meilleure actrice. D’accord, elle a eu un rôle complètement inattendu dans lequel on ne l’avait jamais vue auparavant, ce qui a dû décontenancer les membres de l’Académie. Enfin, je suppose, c’était la première fois qu’elle jouait le rôle d’une femme qui avait les cheveux blonds. Ils ont flanché, complètement pris par surprise. Quoi? Une brune dans le rôle d’une blonde? Là tu parles d’une actrice! C’est un jury qui aime les transformations extrêmes chez les actrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le soir du 2 mars, on s’est couchés un peu fébriles, tu allais arriver incessamment. Le 3, ça y était toujours, on était sur le qui-vive. Puis on s’y est fait. En fin de semaine, en attendant que tu te décides, j’ai lu pratiquement tout un tome d’une saga populaire qui parle de Suédois qui boivent du café. On a ensuite évalué l’ironie de te voir naître pendant la journée de la Femme, puis ça a passé. Au travail, les collègues ont renoncé à me dire «ah, encore là?» lorsqu’ils me voient le matin. On me parle des lunes, des pleines et des nouvelles et de leurs effets, comme si tu étais une marée et ta mère la baie de Fundy. Plus personne ne veut jouer à trouver la date d’accouchement, tout le monde a déjà utilisé ses trois chances. Pour peu, on n’y croirait plus. On nous dit que tu vas savoir marcher en arrivant. Enfin, les chevaux savent. Mais ne te mets pas de pression avec ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le médecin avec la roulette défectueuse a donc décidé aujourd’hui que si tu n’avais pas entamé des démarches claires d’émancipation d’ici là, ta mère allait être provoquée vendredi matin. J’imagine qu’on lui criera qu’elle n’est pas &lt;em&gt;game&lt;/em&gt;, pas capable, qu’on ne prononce pas &lt;em&gt;poteau&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;baleine&lt;/em&gt; comme ça ici, ce genre de trucs. Ça devrait fonctionner comme provocation: quand on la cherche, on la trouve assez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf avis contraire, c'est donc un rendez-vous à l’hôpital vendredi matin. On arrivera tôt.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est correct, on a compris que la ponctualité, ce n’était pas ta force. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8999710512838494273?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8999710512838494273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8999710512838494273' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8999710512838494273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8999710512838494273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/03/deuxieme-epitre-mon-fils-toujours-en.html' title='Deuxième épître à mon fils toujours en milieu utérin'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5398747319207814342</id><published>2010-03-08T12:48:00.005-05:00</published><updated>2010-07-15T00:24:22.836-04:00</updated><title type='text'>1 – La pyramide de Khéops</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Très largement inspirée de la pyramide du musée du Louvre et du pavillon du Canada à l’exposition universelle de 1967 (dont on fête présentement en liesse les 42 ans et sept huitièmes de l’ouverture officielle), la pyramide de Khéops, soyons francs, ne réinvente pas le genre. Pas du genre à transcender son époque, disons. Les Égyptiens, des gens simples, se sont vraiment contentés du modèle de base, sans options, sans garage attenant et sans cuisinette d’été vitrée. Oui, toute en pierre, mais probablement juste parce qu’ils ne trouvaient pas de mélamine blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc l’option de base, un peu comme les modèles qui servent pour les exercices de mathématiques: &lt;em&gt;Jacinthe désire peinturer une pyramide régulière de hauteur h dont la base est un carré de b sur b unités&lt;/em&gt;. Tous, année après année, nous avons aidé Jacinthe à trouver la surface à peinturer, et les inattentifs lui ont fait peinturer la base alors qu’une pyramide, ça se soulève très mal, ou ils ont négligé de considérer le calcul de la diagonale vers l’apex. Une partie de nous a surtout ardemment souhaité à Jacinthe de se trouver d’autres loisirs. Et qui sait si un jour, en attendant au comptoir de la peinture, nous ne croiserons pas Jacinthe? «Bonjour, j’aimerais peinturer une pyramide et j’ai besoin de 2b√(h&lt;SUP&gt;2&lt;/SUP&gt;+b&lt;SUP&gt;2&lt;/SUP&gt;/4) unités carrées de peinture. Oui, fini coquille d’œuf, s’il vous plaît.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, il ne faut pas juger les Égyptiens (ni Jacinthe), c’est ce qu’ils ont choisi. Mais qu’on parle quand même de merveille demeure un brin étonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons qu’un Français, disons au dix-neuvième siècle, ait décidé de partir un mouvement architectural pour faire des blocs carrés en béton, avouons qu’on ne serait quand même pas allé jusqu’à parler de chefs-d'œuvre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt: peut-on imaginer un trophée qui récompense la qualité de la musique remis à…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, d’accord alors. C’est bien une merveille. Comme tout le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche, ce n’est pas pour parler contre les Égyptiens, mais il paraît que leurs conditions de travail n’étaient pas super. À Montréal, pour le stade olympique par exemple, c’était beaucoup mieux; des employés bien choyés, une très bonne rémunération, des petits bonis comme des piscines creusées, un bel exemple de petites attentions toutes simples qui font chaud au cœur. Soyons honnêtes, avoir été un esclave égyptien, j’aurais bien aimé ça avoir une piscine creusée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S5U6LcAGXhI/AAAAAAAAAC0/45EIb0pidyU/s1600-h/Pyramide_Kheops.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446323292544065042" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S5U6LcAGXhI/AAAAAAAAAC0/45EIb0pidyU/s320/Pyramide_Kheops.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pyramide_Kheops.JPG"&gt;Note: La photo ci-jointe, illustrant la merveilleuse pyramide en question, a été prise par Wikipédia (un égyptologue) ou sa femme, probablement lors de leur voyage de noce.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5398747319207814342?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5398747319207814342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5398747319207814342' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5398747319207814342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5398747319207814342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/03/1-la-pyramide-de-kheops.html' title='1 – La pyramide de Khéops'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/S5U6LcAGXhI/AAAAAAAAAC0/45EIb0pidyU/s72-c/Pyramide_Kheops.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4894098000896686846</id><published>2010-03-01T13:44:00.002-05:00</published><updated>2010-03-01T14:04:01.176-05:00</updated><title type='text'>Première épître à mon futur fils premier-né</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Futur coloc,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est avec tout plein de solennité que je te l’annonce: épître est bien un nom féminin. Mais bon, c’est peut-être un mot qui aura disparu lorsque tu apprendras à lire (on ne veut pas trop te pousser, mais on vise avant deux ans). Un jour, sans trop t’y attendre, tu tomberas peut-être sur ce mot en faisant tes mots croisés (on vise dans quatre ans). Bien entendu, le genre des mots n’a généralement pas trop d’importance dans les mots croisés. Mais si tu me permets ce conseil, je souhaiterais que tu te mettes aux mots croisés plutôt qu’au skeleton. Ou pire, au curling.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vérifié dans le bulletin municipal, la municipalité n’offre pas de cours de skeleton cette année (tu vois, tu aurais alors peu de chances pour les Jeux de Sotchi). On préfère aussi songer que tu ne deviendras pas skip pour placer des pierres dans la maison (ça userait les planchers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, je te le conte pour l’anecdote et pour la portée philosophique (c’est une épître après tout) même si en fait tu étais là avec ta mère et ta doudou-placenta, on a eu notre dose de curling vendredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est allés voir &lt;em&gt;Avatar&lt;/em&gt; en 3D. Ne ris pas de nous, le 3D était tout un argument à cette époque. Franchement, tu crois qu’on y serait allés sinon? Dans le même genre, &lt;em&gt;Pocahontas&lt;/em&gt; avait le mérite d’être beaucoup plus court. Je te résume: des créatures bleues virevoltent sur des oiseaux colorés en contournant des rochers antigravitationnels; souffrent longuement des affres de la chicane et d’un mauvais scénario; vainquent l’ennemi de façon totalement imprévisible en lançant des flèches sur des types qui ont des armures et des mitraillettes (mais eux n’ont pas le cœur pur… tous des sauvages, comme dirait Pocahontas ou son chum); et ils font tout ça en 3D en trouvant l’amour, le sens de la fraternité et la paix intérieure, entourés de plantes électroluminescentes et de méduses spirituelles. Point fort du film: jusqu’à maintenant, pas de curling.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film finit par finir, on sort du cinéma et on se dirige en 3D mais sans lunettes jusqu’au restaurant le plus près, car la guerre des mondes et la grossesse sont deux choses qui ont pour effet de creuser l’appétit. On arrive au restaurant, on dit bonsoir, on dit qu’on est deux (ce qu’on risque éventuellement de moins dire). La dame nous invite à la &lt;em&gt;follower&lt;/em&gt;. Ça nous énerve déjà un peu. On la &lt;em&gt;follow&lt;/em&gt; tout de même jusqu’à la table, qui est assez haute. Je m’assois; ta mère entreprend l’ascension du tabouret. Derrière le bar, difficile de ne pas le remarquer, l’homme-bar anglophone est une vraie caricature, cheveux foncés teints blonds, bien lissés, gelés, crémés, graissés vers l’arrière. Il s’affaire en regardant la transmission du match final de curling des femmes, le grand affront Canada-Suède. Bien maquillée et sans sueur, Cheryl Bernard se penche sur la glace et envoie une pierre rouge frapper une pierre jaune. Le barman a une émotion et lâche Cheryl des yeux pour me regarder. &lt;em&gt;Nice shot, isn’t it?&lt;/em&gt; Euh, j’ai cherché mon sourire sympathique «oui, oui, toute la Suède doit trembler». J’ai peur de m’être trompé, j’ai peut-être sorti involontairement celui qui disait que je le trouvais vaguement ridicule. Ta mère finit par atteindre le camp de base ou le sommet du tabouret. Sans Sherpas. On savoure sa victoire en mangeant dans la douce ambiance d’une finale de curling avec un barman qui commente tous les coups. Du vrai bonheur sur glace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta date de mise en circulation arrive sous peu. La science moderne et ses roulettes de carton plastifié avancent le 3 mars, ce qui est quand même après-demain. D’ailleurs, la première chose ou presque que j’ai faite en apprenant ta création fut de vérifier que 2010 n’était pas une année bissextile (une année qui est autant attirée intimement par les années paires qu'impaires). L’absence de 29 février m’a réjoui, je me serais mal vu devoir t’expliquer pourquoi tu n’avais pas de fête trois ans sur quatre. Déjà que ma sœur est née le 2 janvier, vous auriez pu faire un palmarès des mauvaises dates d’anniversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n’es pas arrivé trop en avance, on a écouté les cérémonies de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Ah l’hiver… on t’expliquera un jour: les bancs de neige haut de même, comment c’était dans le temps, les raquettes en babiche, ta mère qui vient de Lévis, là où les entrées de l’autoroute 20 sont munies de clôture… Mais sinon, finalement, engourdis par tant de mauvais goût, on a trouvé la cérémonie très désagréable à écouter. Tu aurais pu te présenter en avance, ça ne nous aurait pas fâchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je me disperse, mais arrive quand tu veux, on sera là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fera toute l’affaire, la respiration, le comptage des contractions, tout ça. On aura des émotions. On sera humains. On te laissera un coin du salon pour tes jeux aux couleurs criardes, quand ce ne sont pas les jeux eux-mêmes qui sont criards. On se laissera envahir. On acceptera que tout le monde nous demande des nouvelles de toi plutôt que de nous. On mettra de côté notre pyramide de Maslow pour toi. On n’aime pas les pyramides tant que ça de toute façon, ce n’est pas un problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ta mère veut qu’on enregistre &lt;em&gt;Lost&lt;/em&gt; si tu arrives mardi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4894098000896686846?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4894098000896686846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4894098000896686846' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4894098000896686846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4894098000896686846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/03/premiere-epitre-mon-futur-fils-premier.html' title='Première épître à mon futur fils premier-né'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3724153150821788235</id><published>2010-02-23T14:39:00.002-05:00</published><updated>2010-02-23T14:47:38.518-05:00</updated><title type='text'>Un peu plus haut, un peu plus gros</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le monde antique, comme les distances à parcourir pour changer son statut à la face du monde étaient grandes et qu’on finit tous par se lasser de réaliser des céramiques attiques à figures rouges ou noires (avec ou sans &lt;em&gt;Unchained Melody&lt;/em&gt; en trame de fond), un ancêtre grec de Jean Drapeau a décidé qu’on allait construire quelques affaires un peu plus grandes que d’habitude. L’idée avait déjà eu un franc succès autour de la Méditerranée, et les constructions progressèrent. Des gens qui aimaient beaucoup les listes (les ancêtres grecs de Marie-France Bazzo et d’Umberto Eco) statuèrent qu’il y avait sept affaires assez grosses qui impressionnaient beaucoup les voisins. Les &lt;em&gt;sept grosses affaires qui impressionnaient beaucoup les gens&lt;/em&gt;, qu’on appellera &lt;em&gt;merveilles du monde&lt;/em&gt; par souci de simplification, auraient donc été construites de -2650 à -390, quelques années où ça allait plutôt bien pour les Travaux publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, cinq merveilles sur sept appartiennent au monde hellénique, donc en lien avec la chanson de Roch Voisine qui se passe sur la plage les pieds dans l'eau. Or, le vote a peut-être été un peu biaisé; il y a peut-être eu collusion au royaume du souvlaki. D’ailleurs, aucune information claire sur le mode de compilation des votes ne subsiste. Oscar Bongo a-t-il eu voix au chapitre? C’était un vote de l’Académie des maçons? Il fallait remplir des coupons de participation au restaurant de gyros du coin? Il fallait composer un numéro, payer des frais, espérer avoir une ligne chanceuse? Y avait-il une animatrice de foule dans une arène: «J’en vois 3, je cherche, appelez, approchez-vous des bas-reliefs, cherchez vous aussi, parlez-en en famille, appelez, ah, c’est pas évident, hein...»?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, merveilles du monde, c’est quand même un peu fort. D’ailleurs, la plupart ne respectent pas le code du bâtiment: aucun accès pour les fauteuils roulant, pas de mains courantes, aucune indication pour les sorties d’urgence. Admettons que les Anciens étaient probablement des gens très gentils, mais à l’évidence, ils bâclaient leur travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, pour toi qui prépares tes auditions pour un jeu questionnaire à la télé, voici les lauréats du concours:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pyramide de Khéops&lt;br /&gt;Les jardins suspendus de Babylone&lt;br /&gt;Le temple d’Artémis à Éphèse&lt;br /&gt;La statue de Zeus à Olympie&lt;br /&gt;Le mausolée d’Halicarnasse&lt;br /&gt;Le colosse de Rhodes&lt;br /&gt;Le phare d’Alexandrie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, pour ton jeu, note que les questions peuvent être autrement plus corsées. Parfois, on va jusqu’à demander de choisir entre un œuf et une enveloppe, ou alors il faut être très, très fort en mathématiques et choisir des valises qui portent des numéros (oui, des chiffres partout, un jeu pour les génies, je te dis). Non, ce n’est pas fait pour tout le monde. Beaucoup d’appelés, peu d’élus.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3724153150821788235?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3724153150821788235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3724153150821788235' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3724153150821788235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3724153150821788235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/02/un-peu-plus-haut-un-peu-plus-gros.html' title='Un peu plus haut, un peu plus gros'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-6005399296782975018</id><published>2010-02-08T12:54:00.003-05:00</published><updated>2010-02-08T22:09:33.504-05:00</updated><title type='text'>Aladin, la peau de chagrin, et le monsieur qui a souhaité que les saucisses collent sur le nez de sa femme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je comprends le principe; il faut jouer à faire comme si, accepter et c’est tout, sinon il n’y a plus d’histoire ou la blague ne tient plus. Je sais. Mais ça m’a toujours agacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je ne veux pas bousiller les règles, semer la pagaille et récolter ce qui pousse lorsque la pagaille est plantée dans un terreau fertile, mais il me semble qu’il s’agit de règles particulièrement faciles à contourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude de cas numéro 1: tu es un pauvre va-nu-pied moyen-oriental au cœur tendre et pur comme le diamant brut (si ta mère le dit) et tu trouves une vieille lampe. Tu la trouves un peu sale sur le coin, là, voyons donc. Tu frottes et pouf! tu ne croiras jamais ça, mais un génie sort. Tu as trois vœux, qu’il te dit. Seulement trois petites clauses d’exclusion au mandat: il ne peut tuer personne, faire tomber une personne amoureuse d’une autre ou ressusciter les morts (car c’est dégoûtant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude de cas numéro 2: pauvre toi, on ne choisit pas son destin, te voilà pris dans un roman de Balzac. Faustien dans l’âme, tu échanges celle-ci (je te comprends, une âme, à quoi ça sert au final?) contre une peau de chagrin qui exaucera tes désirs en rapetissant à chaque coup. Quand elle aura disparu, tu ne seras plus. N’empêche, à ce moment, on sera content d’avoir fini le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude de cas numéro 3: tu es dans une histoire sans fin dont, hormis le titre, j’ai à peu près tout oublié des grandes lignes du scénario sans fin. Grosso modo, tu fais des vœux et tu perds un souvenir à chaque fois. Au temps &lt;em&gt;t&lt;/em&gt; = infini moins 4 de l’histoire, il y a de la musique prenante et je crois qu’on t’incite à faire un souhait qui risque d’effacer le souvenir de ta mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude de cas numéro 4: tu es dans un conte qui me fascinait plus jeune, et je dois dire que tu as une drôle de femme (tu es assez idiot toi-même d’ailleurs, tu verras). Un poisson magique ou quelque autre truc du genre te dit que tu peux faire trois vœux, car c’est ça le standard. Ta femme est super heureuse, elle hésite puis, euh, elle dit qu’elle voudrait des saucisses, elle aime bien les saucisses. Pouf! des saucisses! Tu te mets en furie. Quoi? Des saucisses! Oh mon innocente, je voudrais bien que ces saucisses te collent au nez. Pouf! les saucisses collent au nez de l’innocente personne aux goûts simples. Elle tire, tu tires, vous tirez. Rien à faire, des saucisses, ça colle très bien au nez des innocentes lorsqu’on l’a souhaité. Alors tout piteux, vous faites votre dernier vœu: ouais, c’est bon, on veut que les saucisses décollent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étude de cas numéro 5: une fois c’est toi, comprends-tu, et tu es un Newfie, une blonde ou un Belge (tu sais dans ce cas que tu n’es pas dans une blague locale, c’est de l’importation). Tu es dans le désert, sur une île déserte ou au terrain de golf, avec un Américain, un Anglais et un Français, mais bref, ça arrive toujours tout simplement, on t’accorde ou on vous accorde trois vœux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je dois être un rebelle du souhait dans l’âme (que je n’ai pas encore vendue, faudra voir sur e-bay), mais il me semble que ça ne prend pas la tête de la rue Papineau pour faire le souhait d’avoir plus que trois souhaits, pour désirer l’agrandissement de la peau de chagrin ou pour demander de retrouver tous ses souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, c’est souvent complexe avec les concepts irréels; ils sont sous-tendus par une infinité de règles non existantes particulièrement strictes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-6005399296782975018?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/6005399296782975018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=6005399296782975018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6005399296782975018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6005399296782975018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/02/aladin-la-peau-de-chagrin-et-le.html' title='Aladin, la peau de chagrin, et le monsieur qui a souhaité que les saucisses collent sur le nez de sa femme'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1947722357112237376</id><published>2010-01-28T12:54:00.001-05:00</published><updated>2010-01-28T12:56:35.873-05:00</updated><title type='text'>Balzac et le petit matin du premier janvier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Premier janvier au matin. Je tournoyais dans le lit depuis une demi-heure, les yeux ouverts en mode panoramique, me redisant encore une fois à quel point la fille de 12 ans que ma blonde fut jadis s’était laissée aller à un désolant choix de couleurs de murs pour sa chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 5 h 30, dans un sous-sol au mois de janvier, c’est tout de même un peu moins apparent. Axiome de biscuit chinois: &lt;em&gt;on pas toujours choisit sciemment premières réflexions d’année&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À 6 h, c’était assez, j’ai brisé une belle habitude de paresse matinale, je me suis levé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dur de dire pourquoi je ne dormais pas. Cocktail de réponses probables: le café trop concentré de l’oncle chez qui nous étions avant le décompte, les quatre repas en un, le vin dans lequel tout ça baignait désormais, et je mise aussi sur le mélange avec la pilule qui empêche de cracher du chat pendant deux jours. Mais c’est clair, je sais pertinemment qu’il y avait quelque chose d’anormal, car je suis monté et j’ai lu du Balzac pendant une heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 6 h à 7 h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un fauteuil en cuir confortable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du Balzac!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans m’endormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça relève du paranormal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait quand même un peu de normalité; je pestais ardemment, à l’intérieur même de mon for qui se trouvait là, contre les notes de bas de page. Par exemple, quand après «[ils] marchaient du même pas», l’annotateur compulsif s’exclame, tout exubérant et plein d’une joie de jouvencelle: ça c’est merveilleux, c’est parce qu’ils sont en amouuuur, en parfaite symbioooose, comprends-tu, le vois-tu comme c’est beauuuu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, tout d’un coup comme ça, pendant que la peau de chagrin rétrécissait, j’ai réalisé que j’allais devenir père dans moins de dix semaines. Et ça passe vite, moins de dix semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis retourné me coucher. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1947722357112237376?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1947722357112237376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1947722357112237376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1947722357112237376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1947722357112237376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2010/01/balzac-et-le-petit-matin-du-premier.html' title='Balzac et le petit matin du premier janvier'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3012537866320827376</id><published>2009-12-10T00:52:00.003-05:00</published><updated>2009-12-10T01:27:23.169-05:00</updated><title type='text'>Ma vie en catastrophscope</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Oui, je sais, &lt;a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70723868"&gt;comme&lt;/a&gt; &lt;a href="http://blogue.martinpetit.com/2009/12/07/nouveaute-le-catastrophometre/"&gt;tout&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.patrickdion.ca/2009/12/le-catastrophometre-version-pat-dion.html"&gt;le&lt;/a&gt; &lt;a href="http://avecousanschichi.blogspot.com/2009/12/mon-catastrophometre.html"&gt;monde&lt;/a&gt;… mais après. Pour les tentacules, pour le jeu, pour le portait social instantané. Parce que j’ai toujours aimé l’effet du microscopique juste à côté, sur la voie de service du macroscopique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 décembre 1989 – Je trouve Cynthia très belle. Elle ne le sait pas. Je ne suis même pas assis à côté d’elle. Le monde est injuste, je le sens. Dominic copie sur mon examen de maths. J’ai écrit 3 au lieu de 6, et je corrigerai tantôt. Je suis fourbe. Dominic, je te l’apprends, le monde est injuste. (Mais pas trop. Avec le recul, je crois que Cynthia est un peu sotte.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 septembre 2001 – J’ai une chambre sur le campus. Je me lève à défaut de me réveiller, passe sous la douche, vais en classe (je suis habillé: parfait, les automatismes fonctionnent). Cours banal, je note, je souligne, ça ira. Le cours prend fin, je salue des amis et je suis le premier parti. J’ignore ce que j’ai fait hier, mais il me manque trois heures de sommeil pour être sociable aujourd’hui, je vais tenter de remédier à la situation. À travers les vitres, je vois des étudiants que je ne connais pas qui regardent des tours tomber sur un écran d’ordinateur. Il y a aussi des avions. Ridicule. Ah moi, les films catastrophes… Je passe mon chemin. Celle qui deviendra ma blonde incessamment vient souper. Dans la cuisine commune étrangement vide, pendant notre souper spaghetti quasi-romantique, un gars de la radio étudiante débarque: vox pop, on pense quoi des attentats contre le World Trade Center? Euh, c’était en 1993, hein (et que fais-tu dans mon souper)? Ma blonde à venir me regarde drôlement: quoi, tu sais pas? Le monde est injuste. Et l’injustice est apatride. Nous n’y voyons pas un vaste complot mondial. C’est l’amour au temps des attentats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 décembre 2009 (qui n’est pas un jour de catastrophe officiel approuvé par Céline Galipeau)(la neige ne suffit pas) – Nous avons opté pour le vert pâle; on vit dangereusement, mais bon choix finalement, on aime celui-là. Ma blonde a six mois de bedaine dans le corps. Une couchette a été achetée et assemblée après une chasse en bonne et due forme sur LesPAC. Quelqu’un va venir poser un point de bascule dans ma vie dans quelques mois, et ça ira. Le monde ne peut pas toujours être injuste. Le monde est prosaïque aussi, souvent. Il faut que je pose mes pneus d’hiver et que je me fasse vacciner (car même si je n’ai pas encore eu le cours prénatal pour me l’apprendre, il y a une grippe méchante qui fait fureur ces temps-ci, un peu partout où on trouve des humains avec une gorge et des organes respiratoires, des forêts de Shanghai à l’Irlande).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3012537866320827376?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3012537866320827376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3012537866320827376' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3012537866320827376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3012537866320827376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/12/ma-vie-en-catastrophscope.html' title='Ma vie en catastrophscope'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5375214732956409383</id><published>2009-12-02T12:52:00.002-05:00</published><updated>2009-12-10T01:19:26.972-05:00</updated><title type='text'>Paul, un morse, des jolis blanchons (ou Découvrir un texte dans le fond d’un fichier)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’actualité, c’est très important dans un blogue. Parlons donc du spectacle de Paul sur les Plaines, qui vient tout juste de s’achever, l’été passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étant donné que Margaret Thatcher a un peu tendance à oublier les paroles de &lt;em&gt;Hey Jude&lt;/em&gt; puis que Wolfe ne chante plus très bien (entre autres raisons parce qu’il est asthmatique et mort), je dois dire que j’étais assez heureux que ce soit Paul que les Britanniques envoient à Québec finalement. Précision au départ: pour ce point, je suis un anachronisme musical, j’ai plus écouté les Beatles que mes parents ont dû les écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En optant pour le talus de la Citadelle, en arrière du fond, en haut complètement, debout sur le deuxième barreau de la clôture, en regardant l’écran à travers les arbres tout en refusant les offres d’emploi pour le Cirque du Soleil, j’ai réussi à éviter l’attente compactée sur la Grande-Allée et le piétinement subséquent. Pour ce qui est de Pascale Picard par contre, non, je n’ai pas réussi à m’en sortir, j’ai dû tout affronter. Il demeure tout de même que parmi mes soirées complètes passées juché en équilibre sur une clôture de métal (à côté, entre autres, de deux hippies inconnus des Pays-Bas), celle-ci arrive en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais Paul, tu sais, les phoques, argua-t-on. Pour vrai, tiens, j’ignorais, il faut dire qu’on en a si peu parlé, inférai-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, tout’ étant dans tout’, tout s’explique, et c’est même très documenté comme comportement. Voilà, Paul se porte à la défense des phoques, non pas parce qu’il n’y connaît rien, mais parce qu’il se considère comme un morse, et que certains morses peuvent exceptionnellement tuer et manger des phoques, comme le démontre le documentaire allemand de Sigurd Tesche produit en 2005. Oui, Paul est comme ça, il craint la famine de façon insolite et anthropomorphique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’énoncé de base est dans la chanson &lt;em&gt;I am the Walrus&lt;/em&gt;. Oui, souviens-toi: «&lt;em&gt;I am the Walrus/Goo-goo goo-joo&lt;/em&gt;», clame-t-il. Il y a donc clairement une association marquée. Paul est habillé en morse sur le dessus du &lt;em&gt;Magical Mystery Tour&lt;/em&gt;, ce qui est également une prise de position forte. Il se prend aussi pour l’homme à œufs, mais ça ne lui enlève rien. Un homme peut aimer la variété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, tu me diras que John Lennon, ce taquin, a mêlé quelques personnes en choisissant le costume de morse pour la vidéo de la chanson, alors que Paul apparaît en hippopotame. Certains ont donc pu croire que John était le morse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ceci n’a aucun sens. Pourquoi Paul serait-il contre la chasse aux phoques s’il était un hippopotame? Paul n’est pas un hippopotame. Voyons, ça se saurait. La pochette de disque prime sur le vidéoclip, c’est une convention connue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John a donc restitué les faits. Sur le &lt;em&gt;White Album&lt;/em&gt;, dans la chanson &lt;em&gt;Glass Onion&lt;/em&gt;, on entend John chanter: «&lt;em&gt;Here’s another clue for you all, the walrus was Paul&lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5375214732956409383?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5375214732956409383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5375214732956409383' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5375214732956409383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5375214732956409383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/12/paul-un-morse-des-jolis-blanchons-ou.html' title='Paul, un morse, des jolis blanchons (ou Découvrir un texte dans le fond d’un fichier)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4496907882036205557</id><published>2009-11-26T12:50:00.002-05:00</published><updated>2009-11-26T12:56:05.364-05:00</updated><title type='text'>Bilan automnal (incluant les mots amours, délices et orgues)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher Groenland,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait quatre ans. Des noces de cire, imagine-toi donc; ha, mais l’année passée, c’était de froment, je n’ai même pas osé t’en parler. Je sais, il y a eu relâchement cette année. Un peu comme si s'être fait construire (donc choisir des luminaires, des comptoirs de salle de bains et des bardeaux sur des échantillons de 2,25 pouces carrés, à deux, et s’entendre sur le choix, et multiplier cette décision par beaucoup de choix); et attendre un bébé (donc faire une table de concertation conjugale pour la couleur des murs, la literie, la poussette, ah! la poussette, et ah oui, l’autre chose que les gens utilisent quand même assez souvent: un prénom); et travailler (donc choisir des foules de trucs encore, et ce n’est pas toujours plus facile parce que ce n’est pas avec ta blonde qu’il faut former quorum)… oui, un peu comme si tout ça laissait moins de temps pour fanfaronner dans la neige. On en est venu à vivre des amours distantes, des délices espacées et on attendra longtemps les orgues imposantes. Au fait, par curiosité comme toujours, combien y a-t-il d’orgues au Groenland?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne te ferme pas, Groenland. Tes frontières sont de toute façon trop poreuses. Oui, on dirait que tu es comme une île en plein océan; ton cœur est trop grand, j’imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout, les blogues meurent au combat. En fait, on ne peut pas vraiment dire qu’il y a combat. Ils se figent, point, comme autant de Val-Jalbert version 2.0.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je résiste. Je dois être une sorte de zouave ou de poilu, un gars toujours dans une tranchée en 1920, «on n’entend plus rien, c’est-tu fini?», un Jean Moulin un peu affaibli, peut-être, qui sait? Oui, Jean Moulin saurait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un arbre qui résiste dans le vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mais je ne suis pas un saule inconsolable, ça va.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne tousse pas trop. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4496907882036205557?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4496907882036205557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4496907882036205557' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4496907882036205557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4496907882036205557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/11/bilan-automnal-incluant-les-mots-amours.html' title='Bilan automnal (incluant les mots &lt;em&gt;amours&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;délices&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;orgues&lt;/em&gt;)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5864475654542610326</id><published>2009-09-29T22:54:00.003-04:00</published><updated>2009-09-29T23:10:37.354-04:00</updated><title type='text'>Hé, on a du courrier (traduction libre d’un langage inconnu)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au printemps de 1972, l’homme, qui est un gars avec toutes sortes d’idées, a décidé de lancer deux trucs loin, loin dans l’espace, et même dans ce qui est juste derrière et qu’on ne voit pas. C’est ainsi qu’ont été envoyées au-delà des cumulus, du soleil et des affaires qui tournent autour les sondes spatiales Pioneer 10 et 11 (les neufs premières ayant subi des destins tragiques: le chien a mangé la 2; la 4 fut oubliée chez la grand-mère de Julie Couillard; la 9 fut camouflée dans un collier, lui-même lancé dans l’eau des années plus tard par une vieille survivante du Titanic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre, un ami de l’homme, qui a lui aussi de drôles d’idées, a décidé qu’il serait bon d’insérer une carte de visite, un faire-part terrien, une bouteille à l’espace. Carl Sagan, qui avait déjà fait une conférence en Crimée sur la communication avec des intelligences extraterrestres, un domaine pas très contingenté à Harvard à l’époque, a donc été approché. Mais pas Françoise, sa cousine éloignée, car sinon, bonjour tristesse, les extraterrestres auraient été déprimés. Il prend donc un peu d’aluminium et d’or, conçoit la plaque avec Frank Drake et laisse même sa femme Linda faire un dessin pour égayer les créatures qui n’ont pas le bonheur d’habiter le système solaire (un lieu qu’il faut avoir visité dans sa vie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc la plaque qui est notre ambassadrice à l’étranger. Elle représente une scène très courante de la vie quotidienne dans le système solaire, soit lorsqu’un homme nu peigné sur le côté te salue stoïquement et qu’une femme nue se tient à ses côtés avec une main sur la cuisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SsLJl0Z5NjI/AAAAAAAAACI/wPao1EUdjLs/s1600-h/757px-Pioneer10-plaque.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 254px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387089755848128050" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SsLJl0Z5NjI/AAAAAAAAACI/wPao1EUdjLs/s320/757px-Pioneer10-plaque.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tu as probablement la chance d’habiter le système solaire, tu sais pertinemment tout ce que cette plaque signifie, mais tu me permettras quand même d’énoncer les lapalissades qui suivent pour les autres. Oui, le truc de base qui saute aux yeux, comme tu étais sur le point de le souligner, c’est le symbole en haut à gauche qui schématise la transition hyperfine de l’hydrogène, l’élément le plus abondant de l’univers. Forcément, la petite ligne verticale représente l’élément binaire unitaire qui permet, en considérant le spin de l’atome d’hydrogène, d’indiquer à la fois une unité de longueur (longueur d’onde de 21 centimètres ) et une unité de temps (fréquence de 1420 mégahertz), ce qui sert de mesure pour les autres symboles. Instantanément, tu réalises ainsi que la femme mesure 168 cm puisque sa taille est de huit fois la longueur d’onde de transition hyperfine de l’hydrogène. La sonde est montrée à l’arrière-plan dans la même échelle, car Linda n’était pas très bonne avec les perspectives. Les 15 lignes partant d’un même point indiquent les périodes de 14 pulsars avec leur distance relative par rapport au soleil (un superbe jeu éducatif) et la ligne horizontale représente la distance relative par rapport au centre de l’univers (le centre de l’univers était splendide à l’époque, mais aujourd’hui c’est devenu vraiment trop touristique). Enfin, le schéma du bas, c’est le système solaire avec les distances relatives bien indiquées. Et je vois mal comment il est possible de ne pas se rendre compte que l’échelle utilisée est celle du dixième de l’orbite de Mercure. Sinon, on remarque aussi que Linda, cette grande naïve, pensait que Pluton allait être une planète pour toujours; il faudra penser à envoyer une mise à jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est donc très clair, mais des critiques qui infantilisent les extraterrestres ont rouspété et prétendu que ce n’était pas super simple à déchiffrer. Les critiques s’additionnèrent. Des puritains trempèrent leurs lèvres dans l’indignation: La NASA gaspille de l’argent pour des obscénités! Dessinez-leur des cardigans, juste ciel! Des féministes s’ébrouèrent la mise en pli: C’est ça, toujours l’homme qui a le premier rôle, c’est lui qui lève la main et la femme reste passive. Vous êtes tous des phallocrates, surtout toi, Linda! D’ailleurs, toujours des stéréotypes californiens, quelle image du corps de la femme ça envoie, hein? Des paranoïaques crurent qu’ils s’arrachèrent le poil des jambes: Bon, ça y est, les extraterrestres (qui ne sont pas tous fins, on le sait, nous) savent maintenant exactement où est la Terre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, personne n’a encore signé d’accusé de réception et on attend toujours d’avoir des nouvelles par retour du courrier. À moins que ça ait atterri dans le courrier indésirable ou que ça moisisse à la poste restante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_de_Pioneer"&gt;Pour ceux qui aiment corroborer les choses, Ma Chouette loge au fond de cette ruelle…&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5864475654542610326?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5864475654542610326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5864475654542610326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5864475654542610326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5864475654542610326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/09/he-on-du-courrier-traduction-libre-dun.html' title='Hé, on a du courrier (traduction libre d’un langage inconnu)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SsLJl0Z5NjI/AAAAAAAAACI/wPao1EUdjLs/s72-c/757px-Pioneer10-plaque.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5676017073044624351</id><published>2009-09-18T09:59:00.002-04:00</published><updated>2009-09-18T10:04:52.708-04:00</updated><title type='text'>«Bienvenue à Enceinte à deux»</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un des désagréments majeurs de la grossesse réside dans le fait qu’il faille assister à des rencontres prénatales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, on fait monter les humains deux par deux, la salle est pleine, les formes féminines se portent de légèrement à très arrondies, c’est une ode au terreau fertile de la région qui produit à la tonne maïs et bébés. Nous voilà donc réunis, tous les couples présents, rassemblés par le fait que nous ayons à notre actif au moins une relation sexuelle non protégée au cours des six derniers mois (ou plus précisément, à tout le moins la partenaire fécondée du couple, ou peut-être pas, s’il s’agit d’une relation avec une seringue non érotisante; il y a des certitudes qui se perdent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque là, ça va, bien que je pressente l’apparition de revendeurs de places en garderie: «Hé psitt, man, pot, ecstasy, coke, places en garderie». Les chaises sont disposées en petits ronds et on reçoit l’autocollant &lt;em&gt;Bonjour je m’appelle&lt;/em&gt; déjà rempli pour s’identifier le poitrail. Je ne réussis pas à m’empêcher de me tourner vers ma blonde: «Bonjour, euh… alors toi, tu bois depuis quand?» On participe néanmoins au classement des bedaines selon le nombre de semaines de gestation (tout le monde gagne) et on s’interroge courtoisement et intérieurement sur la relation qui unit les deux filles face à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où on nous fait piger des objets dans une taie d’oreiller pour nous faire deviner dans un langage fleuri quels sont les services offerts au CLSC, j’ai un sourire qui n’indique peut-être pas la connivence la plus complète. Oh, mais que signifie la plaque de Lego avec des maisons? Montrez-la plus haut, s’il vous plaît. Tout le monde la voit? Quelqu’un a une idée? Oui, c’est pour vous rappeler qu’il y a toujours un CLSC &lt;em&gt;près de chez vous&lt;/em&gt;. Une des animatrices parlait l’&lt;em&gt;italique&lt;/em&gt; couramment (elle le tenait probablement de sa mère qui était &lt;em&gt;italiquienne&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu de la soirée: trouver le couple qui nous tombe le plus sur les nerfs. J’opte très rapidement pour les deux qui se font continuellement des petits câlins à l’avant. Plus tard, au cours de la révélatrice activité &lt;em&gt;Quels sont les changements dans notre vie et quelles sont mes attentes, point d’interrogation?&lt;/em&gt;, le groupe est divisé dans la salle, messieurs ici et mesdames là. Eux continuent de se faire des petits saluts tout le long de l’activité. Oh, mais où es-tu, ah, juste de l’autre côté, salut, salut, c’est moi, ah, tu me salues aussi, comme c’est coquin. J’entérine mon choix, pendant que le gars à ma gauche explique à celui qui a reçu la feuille pour noter les réponses (évidemment, celui qui porte des lunettes) qu’il s’inquiète d’avoir moins de temps pour jouer au golf. Il cherche une épaule pour déverser ses émotions masculines, un tee psychologique pour son désolant désarroi sportif que j’aurais plutôt eu le goût de driver très loin dans une trappe de sable (mouvant), dussé-je m’y prendre avec un bâton non approprié pour le coup, qui ne soit pas en titane léger platiné ou comme l’autre qu’il vient sûrement d’acheter, qui coûte plus cher et qui est beaucoup mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sinon, c’est vraiment pertinent comme soirée, j’ai appris que le brocoli et les oméga-3 sont bons pour la santé. Faites circuler l'information.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5676017073044624351?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5676017073044624351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5676017073044624351' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5676017073044624351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5676017073044624351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/09/bienvenue-enceinte-deux.html' title='«Bienvenue à &lt;em&gt;Enceinte à deux&lt;/em&gt;»'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-6857423607137248860</id><published>2009-07-14T22:25:00.003-04:00</published><updated>2009-07-14T22:42:06.153-04:00</updated><title type='text'>Derrière le silence radio</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un samedi matin, ta blonde s’est réveillée avant toi et elle a décidé qu’elle allait uriner sur un des objets les plus perfectionnés sur lequel faire pipi. Oui, pas con et assez observateur, tu avais bien remarqué que ta blonde était en aménorrhée, mais tu restais du genre à croire que ça allait survenir d’un moment à l’autre, tantôt là, dans pas longtemps ou juste après. Mais bon, les règles avaient bien fui, probablement avec Earl Jones ou Michael Jackson ou Elvis sur une île qui se déplace dans l’espace et dans le temps, tu ne sais pas tout. Pas trouvables, plus de réponse au numéro composé. Perspicace, tu éliminas tout de même la ménopause des possibilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est une histoire de gamètes qui se sont plutôt bien entendus, pris en flagrant délit de tendresse. Un zygote est si vite arrivé. C’est ce que le test sur la table de chevet disait posément avec une croix bleue lorsque ta blonde t’a réveillé. Ta blonde, elle, disait qu’il fallait un deuxième test, parce que, pour être sûr, au cas où… Il était même question d’appliquer la démarche scientifique. Ou d’y aller avec un deux de trois. Un aller-retour à la pharmacie et un test plus tard, la confirmation étincelait sur le meuble de la salle de bains : il était temps que vous vous en rendiez compte, même que le zygote est déjà rendu embryon, c’est clair que madame est enceinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, vous avez créé un placenta. Et accessoirement, un ou une bébé. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne t’es pas rendormi ce matin-là. Tu pensais à des noms de placenta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/Sl1Ahxil0eI/AAAAAAAAACA/ANaS1CcZYAw/s1600-h/P1010043.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358510080619041250" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/Sl1Ahxil0eI/AAAAAAAAACA/ANaS1CcZYAw/s320/P1010043.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-6857423607137248860?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/6857423607137248860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=6857423607137248860' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6857423607137248860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6857423607137248860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/07/derriere-le-silence-radio.html' title='Derrière le silence radio'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/Sl1Ahxil0eI/AAAAAAAAACA/ANaS1CcZYAw/s72-c/P1010043.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8777657797933922616</id><published>2009-05-29T15:48:00.002-04:00</published><updated>2010-02-08T22:11:22.937-05:00</updated><title type='text'>Pierre V., agent immobilier, James Bond de banlieue dans le vent…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pierre V. a tout misé sur la carte professionnelle qu’il a fait faire il y a 10 ans. Il a opté pour le regard perçant dans le vent, coloré à sa demande bleu Sico piscine aigue-marine, cheveux lissés en arrière, chemise déboutonnée dans le haut. Il se la joue franchement à la Pierce Brosnan, on l’entend se concentrer sur son objectif prioritaire: carrer sa mâchoire le plus possible. Ursula Andress et d’autres amies qui ne font pas encore d’ostéoporose se faisaient probablement dorer en bikini à côté pendant la séance photo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’embarras, c’est que lorsque Pierre V. passe la porte de la maison, il ressemble étonnamment à l’avocat Guy Bertrand, mais la version qui vient avec la peau orangée, un peu d’embonpoint, plus de mentons qu’il n’en faut et le vernis social d’un maire de Québec. Le bleu piscine des yeux et Pierce Brosnan ont manifestement résilié leur contrat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gros méchants qui veulent dominer le monde peuvent dormir tranquilles, 007 n’est plus menaçant, il a changé son permis de tuer pour un permis de vendre le type de rêve qui vient avec des armoires de cuisine et sans bons baisers de Russie. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8777657797933922616?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8777657797933922616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8777657797933922616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8777657797933922616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8777657797933922616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/05/pierre-v-agent-immobilier-james-bond-de.html' title='Pierre V., agent immobilier, James Bond de banlieue dans le vent…'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5464304283042919775</id><published>2009-05-20T21:39:00.003-04:00</published><updated>2009-05-20T21:41:37.488-04:00</updated><title type='text'>Martin C., agent immobilier, gendre idéal bien peigné, amateur de dauphins…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Martin C. tend la main avec l’habitude des hommes qui ont bien évalué la distance, le rythme, le degré optimal de moiteur, tout. Il est lancé, il enchaîne avec le petit hochement de tête concomitant qui est sa marque, sa touche, sa plus-value personnelle qui installe juste un soupçon de convivialité sans décoiffer ses cheveux juste gelés à point de vedette locale de la pancarte à vendre. Martin C. semble perpétuellement en mode séduction de belle-mère. La blonde Julie L., déjà plus effacée, devient son faire-valoir du «Avez-vous vu les beaux plafonds et la grande cuisine fonctionnelle?» Julie L. se dit sûrement elle aussi que si Martin C. se réincarnait en Miss Wyoming, elle ne jonglerait pas en bikini avec un bâton de majorette, mais orchestrerait plutôt un numéro d’échange de poignées de mains. Et Miss Wyoming serait élue, pense Julie L., un peu émue, mais en retrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin C. dans son bureau est encore plus intéressant. Son secrétaire en bois présente le pH neutre du luxe avant que ça devienne de l’opulence étalée, et au cas où le doute se serait instillé, le grand portrait de son fiston hockeyeur orne le mur derrière lui: Martin C. est aussi un bon père de famille qui aime la franche camaraderie du sport amateur. Il aime aussi profiter de la vie, regarde, la photo de sa femme blonde souriant avec un bébé dans le sable est justement perpétuellement tournée vers les sièges des clients, car lui n’a plus besoin de la regarder, il l’a déjà vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui est vraiment plus intéressant encore, c’est la pleine page de publicité que Martin C. s’est payée dans le journal local. Elle est justement encadrée et posée sur un petit guéridon à gauche, à l’entrée de la pièce, même si tu ne l’avais pas vue tantôt en entrant. Martin C. y dit de lui-même qu’il est un excellent vendeur, bien sûr, et il doit le savoir s’il le dit, mais ce qui fascine, c’est qu’il se soit convaincu que pour étayer ses dires, le mieux était de mettre une photo pleine page de lui-même en train de nager côte à côte avec un dauphin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5464304283042919775?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5464304283042919775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5464304283042919775' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5464304283042919775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5464304283042919775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/05/martin-c-agent-immobilier-gendre-ideal.html' title='Martin C., agent immobilier, gendre idéal bien peigné, amateur de dauphins…'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2163812154676474341</id><published>2009-03-03T21:32:00.005-05:00</published><updated>2011-11-30T17:09:10.290-05:00</updated><title type='text'>Des chiffres et des litres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La fin de la décennie 1970 fut pleine de rebondissements. Alors que Montréal était en émoi devant une tour croche en béton qui ne se construisait pas très vite, le monde scientifique avait des préoccupations majeures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce coquin de Kenneth Woolner notamment, professeur à l’Université de Waterloo, était fou d’exaspération. On raconte qu’un jour il prit une bouteille de vin et vit sur l’étiquette 1 l avec une police de caractère telle qu’il crut voir 11. Introspectif et fiévreux, il s’interrogea pendant des jours dans le désert (d’autres disent à Ottawa): mais 11 quoi? La question était pertinente puisque la graphie de l’unité fut également à l’ordre du jour lors de la &lt;a href="http://www.bipm.org/fr/CGPM/db/16/6/"&gt;seizième Conférence générale des poids et mesures, en 1979 (résolution 6)&lt;/a&gt;. À l’unisson, hormis ce sourd un peu déphasé dans le fond qui s’obstinait inutilement à grand renfort de «Mais pourtant elle tourne!», les scientifiques demandaient: «Hum, pourrait-on utiliser un L majuscule?» Question valable, bien sûr, et qui se serait réglée facilement n’eût été du fait que, tout amateur de nomenclature d’unités en usage avec le système international le sait, seules les unités nommées d’après un nom propre peuvent se prévaloir de la capitale abréviative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, soyons clairs, si on voulait employer le Tisseyre, unité qui qualifierait le degré de fascination d’un monde ou d’un univers sur une échelle qui serait à déterminer et qui pourrait même être logarithmique (on l’a fait pour le décibel, je n'ai rien contre), il faudrait statuer si Charles Tisseyre, l’homme qui rend tous les univers fascinants même dans l’adversité, possède un nom propre, auquel cas on pourrait utiliser la capitale. Par exemple, le fascinant monde de la civilisation étrusque: 2,4 tisseyre, soit 2,4 T ou t. Bien entendu, tu vois, on n’a pas encore statué. On n’est pas pressé d’ailleurs. Pour le litre, ce n’est pas encore tout à fait réglé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ces circonstances que la lumière se fit sur Claude Émile Jean-Baptiste Litre, homme qui avait le mérite de s’appeler Litre et d’ainsi permettre l’utilisation tant chérie du L sur les sacs de lait. Sa vie (1716-1778) fut celle d’un fils de fabricant de bouteilles de vin faisant carrière en perfectionnant et en standardisant éprouvettes et autres contenants de verre. Une vie dédiée à la calibration des liquides, vie qui inspire le respect. Tout ça pour l’amour des flacons gradués et des volumes liquides. Puis substantiellement pour l’argent et la gloire, mais juste en sous-texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, tu t’en doutes un peu déjà, alors imagine après qu’on eut ajouté dans un article subséquent qu’il avait aussi eu une fille prénommée Millicent (qu’on surnommera affectueusement Millie pour créer un jeu de mots du plus bel effet)… bref, c’est une supercherie. Calembredaine et billevesée! Non, Litre n’a jamais touché à des flocons gradués de sa vie, principalement parce qu’il n’a jamais vécu, ce qui lui a aussi fait rater toutes sortes de belles occasions, mais c’est ainsi: l’existence avant l’essence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, cet existant Kenneth Woolner essentiellement coquin était au Château Laurier à Ottawa avec un ami, c’était un de ces soirs de scotch qui enchantent, et il s’est dit que le litre méritait son patronyme, son homme, sa majuscule, oui, double scotch, aubergiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme de principe qui ne renie pas ses promesses d’ivrogne, il rédigea et fit publier la biographie fictive de Claude Litre dans le numéro d’avril 1978 de la revue CHEM 13 News. Un canular était né, un petit poisson du premier du mois, tout mignon. C’était rigolo, mais peut-être un peu moins lorsque l’information finit par être intégrée à la sérieuse &lt;em&gt;Collier’s Encyclopedia&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’univers du litre est un univers... euh, &lt;em&gt;fascinant&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.student.math.uwaterloo.ca/~stat231/stat231_01_02/w02/section3/fi1.2.pdf"&gt;Toute l’histoire est ici&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_%C3%89mile_Jean-Baptiste_Litre"&gt;pas tant que ça ici&lt;/a&gt;, contrairement à ce qu’on pourrait croire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2163812154676474341?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2163812154676474341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2163812154676474341' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2163812154676474341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2163812154676474341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/03/des-chiffres-et-des-litres.html' title='Des chiffres et des litres'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2752077543307250092</id><published>2009-01-27T22:59:00.001-05:00</published><updated>2009-01-27T23:09:50.490-05:00</updated><title type='text'>L’ironie là-dedans</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Avec trois ou quatre histoires dramatiques à souhait qui faisaient intervenir des chicanes, des comptes gelés en haut lieu, des enfants éparpillés aussi je crois, et tout pour mettre la table à son argumentaire, la moitié du couple qui fabrique de l’estrogène y tenait: il fallait faire un testament. Elle insista. Je voulus m’enfouir, me cacher en petite boule sous les draps et ne pas y penser, mais je consentis. Ça doit être ça le romantisme moderne, s’offrir des testaments pour Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rendez-vous fut donc pris chez le notaire du village, un vieux sage de la virgule et de la phrase complexe qui tient séance sur le bord du lac. Le vert aqua a encore ses aises sur les murs de la salle d’attente. J’ose croire que le tapis davantage sel que poivre et sel a son testament et ses codicilles prêts, ce serait indiqué, je ne crois pas qu’il lui en reste encore pour très longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme du notaire, assistante-réceptionniste-cafetière, naguère décoratrice du bureau, femme qui en sait sûrement plus que n’importe qui sur les actes notariés sans jamais avoir ouvert un livre de droit de sa vie, nous fait entrer dans la pièce attenante. Grande fenêtre, vue sur le lac blanc, gros soleil qui fait de l’esbroufe; ouais, belle journée pour diviser sa fortune entre ses enfants non nés et monter des algorithmes de suppositions. S’ils sont mineurs? Majeurs? Si nos parents sont décédés entre-temps? Si Xavier a 20 ans et que… Non, je te l’ai déjà dit, pas Xavier. Si on a un enfant roux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme présente la stagiaire qui semble entourée de ses grands-parents, puis demande nos noms. Son moment préféré va débuter, elle tentera de faire tous les liens possibles pour arriver à une connaissance commune en partant de nos noms de famille avant de s’éclipser. Première déception palpable, ma copine n’est pas originaire de la région, elle accuse une distance de 315 km trop à l’est selon un itinéraire fourni à titre indicatif qui peut ne pas tenir compte des travaux, des déviations ou d’autres perturbations. Au départ, je la réjouis davantage, un nom propre assez commun dans la région et je score 31,5 km au test de l’itinéraire. La déception suivra, elle ne connaît pas mon père qui a eu le malheur de naître enfant unique. Non, désolé, je n’ai pas d’oncles dans la ville voisine. Mais elle est tenace, elle creuse un peu et trouve. Je crois qu’elle a un don ou des recherchistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stagiaire a son carnet de feuilles lignées jaunes, elle fait une ligne au centre, ça va débuter. Ça ne s’invente pas, le notaire porte une veste de tweed et joint les mains: «On va commencer par le corps.» Euh… Je me tourne vers ma blonde avec l’air du gars qui se fait avoir en flagrant délit d’absence d’opinion sur la question. Suis-je pour les vertus de l’incinération? Ce n’est qu’un début. Advenant votre décès, à quel âge vos enfants devraient-il pouvoir avoir la pleine administration de leur héritage? Hésitation. Euh, quelles sont les tendances?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme du notaire est repassée à quelques reprises pour demander à la stagiaire si elle avait demandé si… Oui, elle l’avait demandé. Je me croyais chez ma grand-mère. Je m’attendais à tout moment à ce qu’on me proposât de vieux bonbons collés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’accord, mais le titre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un vendredi. Le mercredi suivant, j’échappais à l’épineux problème de l’emboîtage de voitures sur chaussée enneigée. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2752077543307250092?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2752077543307250092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2752077543307250092' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2752077543307250092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2752077543307250092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/01/lironie-la-dedans.html' title='L’ironie là-dedans'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2488085205252734511</id><published>2009-01-11T23:30:00.002-05:00</published><updated>2009-01-11T23:58:06.922-05:00</updated><title type='text'>Ces vœux qu’on n’attend plus et qui sont probablement trop longs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme j’ai passé une partie de la période des Fêtes à plancher sur du bois flottant dans un projet qui a fini par plafonner dans l’ultime placard (il manque une planche et trois quarts), je profite des soldes de l’Après-Épiphanie sur les vœux pour vous en souhaiter quelques-uns pour la nouvelle année qui est, je le sais, tout de même déjà un peu usée dans le coin.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc voilà, 2008 est reléguée aux oubliettes, bien blottie contre du prélart (membres de l’Académie, oui, j’aurais dû dire &lt;em&gt;linoléum laid&lt;/em&gt;) usé arborant fièrement petites tulipes et croix gammées subliminales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SWrNDYYeX7I/AAAAAAAAAB4/A84W50g8Pu4/s1600-h/2008+071.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290266170268475314" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SWrNDYYeX7I/AAAAAAAAAB4/A84W50g8Pu4/s320/2008+071.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Svastikas qui jadis, lorsque j’étais jeune et fou, en 2007 je crois, me menèrent tout droit aux portes de l’enfer de l’humour douteux et me firent prononcer ces paroles devant une innocente enfant de moins de cinq ans: «Non! ne va pas dans la chambre à gaz!» C’est du passé, car bon, avec le dégoût du prélart laid non élu par nous et le prix du gaz qui ont beaucoup monté dernièrement, les choses ont changé et sont maintenant enfouies sous un fini de chêne retouché par ordinateur. Si vous êtes prêts ou non pour un petit jeu de mot bien plaqué au détour d’une phrase où on l’attend à peine, j’en profiterais pour dire que le prix du gaz a tellement augmenté qu’on n’utilise plus guère le verbe gazer qu’au passé simple dans les médias: Gaza, Gaza, Gaza. On (par exemple, Raymond Devos s’il passe dans cet État à feu en dépit de feu son état) peut aussi convenir qu’il est hardi de placer les mots guère et Gaza dans la même phrase, car on (h)amasse les jeux de mots. Quoi, vous plaidez pour une trêve?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Fêtes sont donc terminées, vous voilà bien embêtés avec la myrrhe reçue en cadeau, vous faites brûler de l’encens pour vous débarrasser de l’affreuse odeur d’encens, or vous ne savez pas trop encore si vous désirez vraiment faire des galettes aux Rois (toi qui suis habituellement les recettes, si tu n’as pas de rois sous la main, tu peux toujours remplacer par des tsars ou des barons, la différence sera subtile)(tiens, ajoute donc la myrrhe)(mets de la crème). Jasons un peu d’Épiphanie, car nous serions tentés (ah! la tentation) de croire que c’est une fête inventée pour satisfaire des lobbyistes de la fève, mais tout amateur d’étymologie grecque et de religion (par exemple, ce type avec un dictionnaire qui mange un kebab dans une église) vous le dira, c’est une célébration de manifestation, d’apparition et de révélation. En théorie donc, car c’est génial la théorie, ça a réponse à tout, même à ce qui ne marche pas dans la vraie vie (par exemple, en théorie, si tu cours très, très, très vite, tu reculeras dans le temps), on ne célèbre pas l’arrivé des rois mages à la crèche, on célèbre le moment où Gaspard a dit à Melchior: «Hé &lt;em&gt;dude&lt;/em&gt;, l’étoile me parle! Il faut qu’on la suive, genre. Réveille Balth.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, voilà, grosse journée pour la manifestation, car ça va de la voix du Père qui joue au ventriloque avec un buisson ardent à l’apparition d’une colombe sur le Jourdain. Bon, malheureusement, ce n’était pas très avisé comme lieu de vol car la colombe a été tuée subitement par une roquette (et malheureusement pour cette colombe qui avait le cœur à rire – je le sais, je la connaissais un peu, elle est morte le sourire au bec, un jeu de mots sur Gaza l’amusait encore dernièrement – cette roquette n’était pas une sorte de salade et oui, d’accord, je comprends aussi que vous soyez surpris que la roquette soit allée aussi à l’est).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, je m’en voudrais tellement de ne pas souhaiter si près de l’Épiphanie une bonne fête à toutes les Tiphaine (et leurs sœurs anglaises Tiffany qui font des lampes et qui reçoivent parfois Audrey Hepburn pour le déjeuner). Et aux Noël aussi, mais seulement s’ils sont arméniens. Ça j’avoue, c’est un peu étonnant, mais il paraît que les Arméniens fêtent Noël le jour de l’Épiphanie. Les Éthiopiens aussi, mais ça peut aussi être le 7 janvier, ça dépend s’il y a un Téléthon contre la famine le 6. Et pourquoi pas, je souhaite aussi une bonne fête à tous les gens qui sont nés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, après ne pas l’avoir été (bref), je vous en souhaite une bonne! Que 2009 vous offre le meilleur de ses forfaits, celui le plus adapté à votre personnalité, sans clause cachée. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2488085205252734511?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2488085205252734511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2488085205252734511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2488085205252734511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2488085205252734511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2009/01/ces-vux-quon-nattend-plus-et-qui-sont.html' title='Ces vœux qu’on n’attend plus et qui sont probablement trop longs'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SWrNDYYeX7I/AAAAAAAAAB4/A84W50g8Pu4/s72-c/2008+071.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7221099799571674577</id><published>2008-12-12T15:29:00.002-05:00</published><updated>2008-12-14T22:53:03.976-05:00</updated><title type='text'>Le silence et l'apaisement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C’était mercredi sur une belle route à trois chiffres où la voie et demie déneigée devenait trois quarts de voie déneigée. Il y avait le soleil qui regardait dans la même direction que moi, des feuillus défeuillés chargés de neige d’un côté, un canal de l’autre, des grands fossés de part et d’autre, un point de fuite bien dessiné à l’avant et personne trop près à l’arrière. Du beau travail pour le décor. De la sobriété, beaucoup de blanc, peut-être un peu surexposé à la limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idéalement par contre, il aurait fallu que le remblai de la charrue ne soit pas à cet emplacement dans la voie. C’est d’ailleurs l’opinion identique et simultanée qu’ont eue les deux roues de droite de mon auto à ce moment lorsqu’elles l’ont rencontré. J’aurais volontiers acheté une voyelle, disons un &lt;em&gt;I&lt;/em&gt;, quelque chose de droit qui aurait pu rester entre des lignes jaunes et blanches, mais je me suis retrouvé avec un &lt;em&gt;S&lt;/em&gt; comme figure à exécuter lorsque mes roues se sont barrées de là. J’avoue que je n’aurais pas aimé attraper un &lt;em&gt;K&lt;/em&gt; ou un &lt;em&gt;B&lt;/em&gt;, ça m’aurait décontenancé comme chorégraphie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis j’ai pivoté. Au moins, des deux axes de rotation que les lois de la physique ont élaborés pour la rotation d’un véhicule en situation de perte de contrôle, j’ai eu l’occasion d’expérimenter celui qui aurait été mon premier choix. Je suis comme ça, j’aime que le ciel demeure au-dessus de ma tête et de mon toit dans une voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis payé un film de ma vie sans rétrospective, en cinéma muet et avec un char qui s’en venait sur moi. Poteau, fossé, auto dans la voie où je ne devrais pas être, tiens, le canal, les points qui me suivaient tantôt qui sont devenus des voitures entre-temps. Trois cent soixante degrés d’émotion prenante. Avec quinze degrés en boni. Le temps, insensible aux clichés, s’était arrêté. Le temps, ma respiration ou l’auto, il y a peut-être eu confusion pendant un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai su que le temps était reparti au moment où j’ai entendu Bono chanter qu’il ne savait pas de quel côté le vent allait souffler. Je ne le savais pas trop moi non plus d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En replaçant l’auto dans un sens plus adapté à la circulation routière, j’ai croisé le regard de la conductrice qui était en sens inverse, la femme avec laquelle je ne suis pas mort ce jour-là. C’est prodigieux à quel point deux personnes qui ne se connaissent pas qui passent à ça de se tuer mutuellement, inclusivement et involontairement en voiture peuvent se dire tant de choses muettement et en si peu de temps à travers du verre feuilleté demeuré intact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme ça, c’était la première fois que je l’expérimentais ainsi et je juge peut-être un peu vite, mais j’adore les gens avec qui je ne fais pas de face-à-face en voiture. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7221099799571674577?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7221099799571674577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7221099799571674577' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7221099799571674577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7221099799571674577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/12/le-silence-et-lapaisement.html' title='Le silence et l&apos;apaisement'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-185270074132320768</id><published>2008-10-06T22:27:00.003-04:00</published><updated>2010-07-15T00:27:54.077-04:00</updated><title type='text'>Les tulipes de la colère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les Pays-Bas se sont depuis longtemps spécialisés dans la légalisation et dans l’acceptation de choses qui demeurent interdites ou dangereuses ailleurs. La marijuana, l’euthanasie, la prostitution, oui d’accord, mais pire encore, les sabots de bois. Ce qui est d’ailleurs un peu bête: tu construis des digues pour gagner des terres arables, ce qui implique notamment que tu n’as pas des forêts immenses, mais tu décides d’utiliser le bois pour en faire des souliers qui font mal aux pieds. Ça ne me semble pas sain du tout comme attitude. Voyons, est-ce qu’on utiliserait nos denrées alimentaires pour faire avancer des autos, ici?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe, parce qu’ils sont aussi un peu déraisonnable dans leur amour des tulipes, ils se sont payé la première bulle spéculative de l’histoire, une retentissante rupture d’anévrisme logique dans les artères cérébrales du marché boursier. C’est le moment où les experts économiques disent: «Euh, ça ne vaut pas ça du tout, calmez-vous, vous êtes tous fous» mais où beaucoup trop de gens croient: «Je sens que ça vaudra encore plus demain, j’investis, j’ai ma patte de lapin chanceuse». On est en pleine tulipomanie. D’ailleurs, par extension, ce serait maintenant une bonne chose de cesser d’utiliser le terme manie à tout venant, ça perd son sens et ça me désole. Moi, quand on me parle d’anniebrocomanie, je décroche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc utilise ton imagination, te voilà hollandais en 1623. Tu n’es pas un marin qui chante les douleurs qui le hante dans le port d’Amsterdam, oh que non, tu es plutôt un passionné de tulipes. Tu aimes beaucoup une variété rare, le Semper Augustus (tu parles latin en plus, chanceux) qui s’affiche à 1000 florins le bulbe. C’est un peu dispendieux, mais toi tu l’aimes, c’est pas de ta faute. Ajoute à ça le fait que le nom de ta monnaie ressemble à fleur, c’est l’ivresse. Deux ans plus tard, c’est rendu 2000. En 1637, ça grimpe à 5500, tu peux même désormais acheter des parts de bulbe. Visiblement, tu n’y penses pas souvent, mais le revenu annuel moyen à ton époque, c’est à peu près 150 florins. Tiens, en février, ça atteint les 6700 florins pour une autre variété. Comme le dit un de tes voisins de palier, Wikipédia, c’est «la valeur de deux maisons, huit fois celle d’un veau gras et quinze fois le salaire annuel d’un artisan». La lumière néerlandaise t'éclaire, la vérité te frappe en plein front:&lt;br /&gt;a) un artisan gagne 2,98 fois le salaire annuel moyen (tu es fort en calcul, t’as tout pour toi);&lt;br /&gt;b) c’est insensé et tu vas être dans le trouble à court terme (tu aurais pu cliquer plus vite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, en février 1637, la bulle spéculative éclate: les cours s’écroulent, les spéculateurs chancellent et les tulipes se fanent. Oui, ça va probablement gâcher ta Saint-Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es mort d’inquiétude, je le sens, mais tu peux peut-être encore t’en sortir. Vois-tu, les députés d’Amsterdam annulent alors les contrats déjà signés. Les juges soutiennent qu’il s’agit d’un jeu de hasard. Tu n’as donc plus à honorer ce contrat ridicule qui t’obligeait à hypothéquer pour acheter ton bulbe de tulipe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, tu peux quand même imaginer qu’avec tout le vent qui a été semé, les récoltes de tempête ont été très fructueuses cette année-là. Par contre, comme c'était une première expérience solide, des choses comme ça ne risquent pas d'arriver de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie"&gt;Le lecteur qui n’a pas encore tout perdu ses REER et qui est avide de connaissances supplémentaires sur le sujet s’en ira joyeusement errer sur Wikipédia en passant par cette porte secrète.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-185270074132320768?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/185270074132320768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=185270074132320768' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/185270074132320768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/185270074132320768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/10/les-tulipes-de-la-colre.html' title='Les tulipes de la colère'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3570906460900741973</id><published>2008-09-24T14:50:00.002-04:00</published><updated>2008-09-24T14:55:22.738-04:00</updated><title type='text'>Vente de truismes à la criée du lot 49b</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bon, moi aussi, moi aussi. Thèmes: politique, coupes en culture, clivages et autres actualités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soigne généralement mon cynisme pour le ramener à un dosage admissible, mais mon surmoi a flanché, tu me permettras donc de souligner combien ces coupes sont admirablement efficaces pour le Parti chinook*. Enfin, imagine un peu tous ces artistes protéiformes qui rayonnaient à l’étranger (avec ou sans banane céleste), qui votaient probablement toujours conservateurs avant, et qui changeront probablement leur vote pour les prochaines élections. Ouf, que ça va faire mal au parti de perdre tous ces votes cruciaux sur lesquels il comptait. Car bon, c’est ça la tristesse des choses, tout est affaire de clientélisme, de statistique et de stratégie. Savoir viser, est-ce déjà une compétence transversale?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, je m’étonne de l’étonnement par rapport au clivage que plusieurs semblent découvrir entre les artistes et le bon peuple ordinaire, pour reprendre cette charmante expression séduisante au plus au point («Maman, maman, quand je serai grand, je veux être ordinaire. Dis oui, dis oui.»). C’était si invisible que ça? Pas d’objection à ce que je laisse traîner sur la table ma thèse selon laquelle il y a un clivage entre à peu près tout le monde? Différentes personnes, différents intérêts, différents milieux, différentes positions. Bien sûr aussi que tous les milieux ne sont pas des blocs monolithiques de gens identiques classés par belles strates d’âge et de revenus dans un joli graphique Excel à pointes de tartes. Oui, tu connais un avocat et un mécanicien qui sont amis, qui jouent à la balle ensemble et qui ont même déjà été au théâtre une fois. Oui, excellent, ça me réjouit aussi, vraiment. Je ne le range pas au rang d’exception non plus, je dis juste que le contre-exemple n’empêche pas l’exemple d’exister largement; sans être réducteur, je suis de ceux qui ne tombent pas des nues en apprenant qu’il y a des notaires qui ne fréquentent pas beaucoup les mimes, des chirurgiens qui ne font pas souvent de garden-partys avec des coiffeuses et, tiens donc, des gens ordinaires qui trouvent que les artistes finalement, ils reçoivent trop de subventions. Comme je ne suis pas tombé des nues en apprenant qu’il y avait quelque part deux (ou peut-être même jusqu’à cinq) Québécois qui avaient des préjugés contre certains étrangers. Bien sûr qu’au long des grands fossés qui séparent tout le monde, il y a des sujets qui rassemblent, des liens possibles qui existent, des points où on finit par réussir une connexion. Tout le monde ne peut pas toujours être dans les zones mutuellement exclusives des diagrammes de Venn. Mais ce n’est pas parce qu’on a été témoin d’une entrée charretière que le fossé n’existe plus. Les entrées charretières existent, d’accord. Les fossés aussi, de part et d’autre. (Tu désires peut-être maintenant saboter ma métaphore champêtre en parlant de conduites pluviales enfouies, mais tu n’es pas sans savoir que la conduite pluviale aplanit peut-être un peu les différences, mais que l’esprit du fossé demeure: la conduite pluviale est un fossé dissimulé. Puis si on remblaie simplement à la va-vite, d’autres fossés vont se créer naturellement, et ça pourra être pire encore avec toutes sortes de choses qui risquent de fissurer de partout.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé pour le pragmatisme (et peut-être pour la métaphore aussi, finalement), mais je crois que c’est trop flatter l’espoir dans le sens du poil que de croire qu’en organisant une tombola avec un chirurgien, un étranger et une coiffeuse, tout va être réglé (les notaires ne viennent jamais aux tombolas et les mimes, non merci, ça te gâche toujours une célébration). Voilà, ce qui me laisse toujours un peu amer avec la découverte médiatique de clivages très visibles, ce sont les dérapages qui ne manquent pas de survenir, puis les appels maladroits au remplissage de fossé qui devient ravin. Un malaise un peu comme lorsque dans une certaine émission qui a pour thème le manque ou la culture, je ne sais pas trop, l’animateur se penche en avant, prend un air attentif prononcé et demande à ses invités: «Pour ceux qui ne sont jamais allés au théâtre, dis, c’est comment? On dit qu’il y a des sièges pour s’asseoir, c’est vrai? Pour ceux qui n’ont jamais vu ça, un livre, dis, ça ressemble à quoi et qu’est-ce qu’on doit en faire? C’est vrai la rumeur qui dit qu’il y a des pages avec des mots là-dedans et qu’il y a un sens dans lequel il faut le tenir?» Oui, mais un malaise en pire que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme là, quand ça commence lourdement à déborder de partout, de tous côtés. Et c’est ça finalement qui m’attriste toujours, la sensation que ce sont ces débordements qui finissent par justifier en eux-mêmes la présence des fossés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*Vent sec soufflant depuis l’Ouest canadien, du côté est des Rocheuses.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3570906460900741973?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3570906460900741973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3570906460900741973' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3570906460900741973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3570906460900741973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/09/vente-de-truismes-la-crie-du-lot-49b.html' title='Vente de truismes à la criée du lot 49b'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3392630153100177221</id><published>2008-09-18T08:08:00.000-04:00</published><updated>2008-09-18T08:09:47.475-04:00</updated><title type='text'>Inaptitude</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans un élan rationnel particulièrement désagréable en dépit de ma rationalité générale usuelle qui pourrait pour certains déjà paraître particulièrement désagréable, je me suis dernièrement livré avec une fougue mitigée à remplir un mandat d’inaptitude. Oui, ce genre de document où tu décides en pleine possession de tes moyens qui possédera tes moyens lorsque tu n’auras plus les moyens de les posséder. Bref, déjà assez sujet à me questionner sur ce que je veux faire maintenant et ce soir après souper, moi pour qui les plans quinquennaux personnels relèvent de l’acrobatie intellectuelle avec points d’ancrage mal assurés, j’ai décidé qui allait s’occuper de m’arroser et de couper mes feuilles jaunes si j’accédais au statut de plante verte. J’ai cru bon par contre d’attendre un peu avant de décider qui allait s’occuper de mes enfants immatérialisés dont la date de mise en circulation projetée n’est pas encore disponible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon déplaisir et moi étions donc rendus inséparable à peu près à la moitié du formulaire lorsqu’il nous fallut décider du genre d’environnement auquel nous aspirerions lorsque aspirer et plein d’autres verbes d’action plus ou moins active allaient devenir des tâches particulièrement laborieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai réprimé mon besoin d’écrire de façon formelle que je refusais d’office toute chambre pastel.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3392630153100177221?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3392630153100177221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3392630153100177221' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3392630153100177221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3392630153100177221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/09/inaptitude.html' title='Inaptitude'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5183682193249416760</id><published>2008-09-10T20:24:00.001-04:00</published><updated>2008-09-10T20:28:25.601-04:00</updated><title type='text'>Des tours qui tombent</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le matin où des tours sont tombées (on devrait pouvoir retrouver la date en fouillant un peu), j’étais dans un local un peu froid en train d’écouter un prof un peu ennuyeux. Sans télévision, sans radio, sans cellulaire, les tours sont donc restées debout un peu plus longtemps pour moi que pour plein de gens pour qui elles ont tombé vingt fois en boucle entre le baguel et le deuxième café. Pendant l’après-midi, j’en ai plus ou moins senti poindre la rumeur autour de moi, mais il aurait tout aussi bien pu s’agir de discussions sur un nouveau jeu vidéo ou sur une bande-annonce spectaculaire, ce qui aurait d’ailleurs été parfaitement dans les normes usuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là, j’avais un souper prévu avec une amie, une fille-d’Ottawa-presque-grandie-à-Sainte-Foy. Si je me rappelle bien, je feignais encore un intérêt opportun pour le patin à roulettes et je démontrais assez d’agilité sur les bords bien asphaltés (et propres, à Ottawa, tout ce qui concerne l’urbanisme est toujours propre; le reste…) du canal Rideau pour qu’elle daignât y croire. Ça avait été un excellent moment pour dire: «Ah, tiens, viens donc manger du spaghetti mardi». Le seul problème, c’est qu’à peu près au même moment, un type quelque part disait à d’autres: «Ah, tiens, allez donc faire s’écraser des avions dans des tours new-yorkaises mardi». Voilà, elle a dit oui et eux aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi tout ce que mes parents m’ont légué de mieux, la sauce à spaghetti occupe une place de choix. J’en avais alors un pot plein et je pouvais bonnement croire que le bonheur était dans le spaghetti. Bien entendu, depuis cette époque lointaine, je me suis affranchi dans le domaine de la sauce à spaghetti et ai développé une expertise très concurrentielle. De plus, ma sauce ne fait tomber aucune tour. Je le considère comme un avantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là fut un de ces soirs qui confirment plein de choses. La sauce à spaghetti de mes parents est excellente. Les tours étaient bel et bien tombées. Nous avions plusieurs spéculations là-dessus. Et sur plein d’autres choses aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part entre le 11 septembre et la fin du mois, ça fera donc officiellement sept ans qu’on est ensemble. C’est un truc mnémotechnique très réussi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5183682193249416760?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5183682193249416760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5183682193249416760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5183682193249416760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5183682193249416760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/09/des-tours-qui-tombent.html' title='Des tours qui tombent'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3429322500554510781</id><published>2008-06-26T12:52:00.002-04:00</published><updated>2008-06-26T12:58:59.989-04:00</updated><title type='text'>Des odeurs de bureau</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je n’ai pas mon bureau au haut d’une tour, à Singapore ou à Rio, mais il y a quand même un petit restaurant asiatique à côté (t’essaieras le poulet au gingembre) et une baie pas loin (mais n’essaie pas les algues, elles sont coriaces).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secteur offre des odeurs de choix. Ça sent le canal sans traitement, la patate frite curieusement assaisonnée à la thaïe par juxtaposition olfactive et, selon le sens du vent et le moment du mois, les vapeurs de fermentation d’alcool fort (non, ce n’est pas un gros préjugé réducteur, regarde un peu, il y a une distillerie là-bas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bureaux principaux sont aménagés sur deux étages et quelques pièces de rez-de-chaussée dans de vieux immeubles d’appartements raboutés, au-dessus d’autres commerces qui séparent la comptabilité à un bout et les installations informatiques à l’autre. Je suis dans une des pièces du deuxième à l’arrière, au bout du corridor de gauche, un peu à droite après le bout du monde, probablement dans ce qui était jadis une pièce où il faisait bon écouter le gramophone et râler contre la conscription. (J’éviterai toutefois d’écrire &lt;em&gt;Le bureau mode d’emploi&lt;/em&gt;, il y aurait probablement des plaintes, sinon des ayant droits de Perec, du moins de certains collègues.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il flotte pas loin d’ici une senteur cyclique de bruine fruitée pour latrines que j’ai appris à accepter, à défaut de l’aimer, pour ce qu’elle camoufle. Par contre, l’odeur de thioglycolate d’ammonium (ne laisse surtout pas cette maîtrise du jargon acquise très rapidement sur Internet te laisser croire que je suis coiffeur ou pire, permanenté), lorsqu’elle monte ponctuellement (je suis certain que les vieilles dames sont toujours à l’heure) l’escalier et qu’elle réussit facilement à tourner à gauche une fois arrivée à l’étage pour ensuite se battre contre un relent de bruine fruitée et le supplanter fatalement, eh bien, c’est une calamité. Oui, une calamité, si tu me permets de peser mes mots en tonnes métriques avec cette balance pour camions lourds qui est juste là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, d’une manière totalement dépourvue d’objectivité scientifique, je prévois commencer à suspecter gravement les vieilles dames aux cheveux trop bouclés d’être responsables de tout ce qui arrive à la couche d’ozone.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3429322500554510781?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3429322500554510781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3429322500554510781' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3429322500554510781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3429322500554510781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/06/des-odeurs-de-bureau.html' title='Des odeurs de bureau'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4105235785107690475</id><published>2008-05-15T12:46:00.001-04:00</published><updated>2008-05-15T12:49:02.100-04:00</updated><title type='text'>La vie des chiffres riches et célèbres</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je me demande si les chiffres des grands bilans financiers et des calculs de moteurs à fission nucléaire méprisent ceux qui se retrouvent dans les grilles de sudokus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’imagine que oui, mais j'espère qu'ils se parlent quand même dans leur réunion de famille.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4105235785107690475?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4105235785107690475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4105235785107690475' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4105235785107690475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4105235785107690475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/05/la-vie-des-chiffres-riches-et-clbres.html' title='La vie des chiffres riches et célèbres'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7000900866875733656</id><published>2008-05-07T22:19:00.003-04:00</published><updated>2008-05-08T00:11:59.941-04:00</updated><title type='text'>Le Groenland invité au gala</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En fait, je ne m’en étais pas aperçu sur le coup, car les douanes groenlandaises n’étaient pas vraiment surveillées, mais j’ai eu la surprise de constater que j’étais en nomination dans un gala de blogues. Oui, un gala &lt;em&gt;Blogu’Or&lt;/em&gt; avec animations 3D et tout. Ce n’est pas dans les années 1980 que ça serait arrivé, non monsieur. Mais bon, c'est à se demander si les organisateurs se cherchaient des raisons pour ne pas dormir la nuit... Ou sinon, je serais curieux de savoir quelle était la nature du pari qu'ils ont perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne m’a donc mis en nomination (et un jour je trouverai de qui il s’agit) parce qu’elle me trouvait tout particulièrement rigoureux avec ma langue, ce qui n’est pas rien, sérieusement. Donc, en prenant une catégorie en exemple au hasard, les gens peuvent aller voter avant le 16 mai pour décider qui est le plus rigoureux avec sa langue. Je le dis comme ça, gentiment, pas pour embêter qui que ce soit, mais &lt;a href="http://exivrogne.addr.com/"&gt;l’isoloir pour les votes est juste là&lt;/a&gt;. Je crois même que les plantes et les animaux domestiques peuvent voter sans carte de membre (mais ça leur prendra une adresse IP distincte). Ce serait gentil pour la personne qui m’a mis en nomination, vous comprenez bien que ce serait gênant pour celle-ci que je finisse dernier. J’aurais aimé ajouter que vous courez la chance de gagner un grille-pain gratuit, mais ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche, mon smoking n’est pas acheté et je ne vends pas d’avance la peau de l’ours que je n’ai pas l’intention de tuer (si tu veux en déduire que je me cherche un smoking en peau d’ours, tu peux, mais je trouve que tu extrapoles beaucoup). Bref, j’ai vu contre qui je devais jouer et bon, je ne suis pas un &lt;em&gt;blogbuster&lt;/em&gt; (bon, ça y est, je sabote la rigueur). J’imagine que je ressens assez bien comment se sent une comédienne de &lt;em&gt;Virginie&lt;/em&gt; mise en nomination contre Guylaine Tremblay. Mais bon, si je gagne, je surveillerai mes pataquès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais qu’il serait de bon ton de dire que je n’ai jamais rien gagné, que je n’ai jamais été en nomination nulle part. Or, c’est malheureusement faux. J’ai même gagné un taille-crayon en cinquième année, alors c’est dire si j’ai été choyé par la vie de ce côté. Je crains donc que ça me porte malchance; les gens n’aiment pas ceux qui l’ont trop facile. Je crois même que, au-dessus de mes affaires, je n’ai pas gardé le taille-crayon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, merci à tous ceux qui viennent par ici parce qu’ils aiment ma manière d’accorder les participes passés, et même les pronominaux lorsqu'ils sont dans le besoin. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7000900866875733656?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7000900866875733656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7000900866875733656' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7000900866875733656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7000900866875733656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/05/le-groenland-invit-au-gala.html' title='Le Groenland invité au gala'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-951858646085629658</id><published>2008-05-05T12:52:00.005-04:00</published><updated>2008-05-15T12:52:25.965-04:00</updated><title type='text'>Acériculture musicale</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je ne l’avais pas fait depuis longtemps, et ça ne me manquait pas tant que ça. J’avais presque oublié comment c’était en fait, à quel point l’odeur était particulière, ce que ça pouvait goûter, les sons bizarres qu’on y entendait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas moi qui ai décidé qu’on allait le faire, c’est elle. En groupe et avec sa famille, pour tout avouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes donc allés dans une de ces cabanes à sucre en tôle d’acier où on va se servir des oreilles de Christ trop dures, à faire ramollir dans des fèves au lard trop salées, avant d’aller s’asseoir sur ces chaise dépareillées que l’on retrouve aussi dans les classes, les cafétérias scolaires et les sous-sols d’église. Ça allait encore, j’avais pris la sage décision de ne pas prendre d’oreilles de Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà: à six pieds devant moi se dressaient une plateforme, deux amplificateurs, des micros, beaucoup de fils et un ordinateur. Lorsque le chanteur est revenu enfourcher sa guitare, j’ai vraiment pressenti (oui voilà, ça m’arrive, j’ai des pressentiments, mais rassure-toi, je ne vois pas souvent d’auras) que mon jambon au sirop d’érable allait être noyé dans le déplaisir musical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chanteur donc, accompagné de ses fichiers midi et de ses enregistrements de percussions parasitées, avait la prodigieuse volonté de transformer les succès populaires et traditionnels en succès country. Je ne suis pas nécessairement conquis d’avance par «&lt;em&gt;Embarque ma belle/On va bûcher du bois/On va aller gueuler avec les loups/Qu’est-ce qu’on fait en fin de semaine?/On pourrait se construire un cabanon en 2 par 4/Oui, avec les loups-ou-ou&lt;/em&gt;», mais je certifie que le trémolo country n’y apporte aucune amélioration. Le traitement n’est pas plus heureux pour &lt;em&gt;Dégénérations&lt;/em&gt; ou n’importe quelle chanson d’Elvis. Je le sais, on l’a testé sur moi, et je n’étais pas entièrement consentant. Mon jambon non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il a appelé Caro, acclamée à grands tintements de bouteilles de Labatt plus ou moins vides par son groupe. «Est où ma belle Caro? – Est dehors en train de fumer.» Alors sa belle Caro est arrivée, elle a monté sur la scène, puis je n’ai pas pu m’empêcher de confier à mes voisins immédiats et à mon jambon: «Ça va être du Marjo. Je le sens. Ou du Marie-Chantal Toupin.» J’étais plein de préjugés puisque j’ai eu tort. Caro s’est dit que l’ambiance de la cabane à sucre siérait à merveille pour une ballade d’Isabelle Boulay. &lt;em&gt;Jamais assez loin&lt;/em&gt;, qu’elle disait. Moi aussi. Surtout lorsqu’elle répétait «&lt;em&gt;Je vais-eux laisser mon coeu-eurrr&lt;/em&gt;», c’est-à-dire environ douze fois. En faussant sur cœur à chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson achevait, je croyais être au bout de mes peines, mais son groupe ne l’entendait pas ainsi. «Caro, &lt;em&gt;Maudit bo-ârrr-d-èèèè-l&lt;/em&gt;, Caro!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je le savais. C’est alors que Caro a commencé à roucouler: «&lt;em&gt;J’m’ouvrrre les yeux/Je rrr’garde tout autourr/J’ai juste envie d’les rrr’fermer&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le savais, oui, mais je dois dire qu’il y eut quand même un certain élément de surprise lorsque la mère de Barbie est montée sur sa chaise pour danser en se flattant les seins à travers son espèce de coton ouaté moulant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis aussi quelques instants plus tard lorsqu'elle m’a regardé dans les yeux en le faisant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-951858646085629658?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/951858646085629658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=951858646085629658' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/951858646085629658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/951858646085629658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/05/acriculture-musicale.html' title='Acériculture musicale'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3377860337769401270</id><published>2008-04-24T12:29:00.002-04:00</published><updated>2008-04-24T12:38:45.494-04:00</updated><title type='text'>De la défensive</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’ai attrapé la grippe espagnole. Ou le SRAS, je ne sais pas trop. Bref, ma voix aurait été parfaite pour chanter du Louis Armstrong ou même remplacer Micheline Lanctôt en post-synchro, qui sait. C’est déjà mieux là, je pourrais peut-être faire le Parrain, mais pas Micheline Lanctôt.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai commencé avec les vieux conseils, en enfilant les grogs. De Kuyper et moi n’avions jamais été si proches. J’ai pris plus de miel que ne le recommanderaient les diététistes. Ma consommation d’eau chaude concurrençait férocement celle d’une Anglaise de Westmount. J’ai même essayé le calvados, pour surprendre l’ennemi après l’avoir amadoué avec des pastilles. On a trinqué, il est resté tard. Les carottes n’étaient pas cuites; il m’a assommé bien avant que je réussisse à débarquer où que ce soit. Et les alliés, on oublie ça quand on sent trop le Vicks.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai mangé du pamplemousse, croqué de la vitamine C. Je suis allé seul comme un grand dans une pharmacie, vulnérable. Ça s’applique à chaque rayon, je sais, mais c’est fou comme il y en a des trucs en boîte pour soigner quelques bouts de tuyaux qui s’entrecroisent au larynx. J’ai décidé de prendre la bouteille de la marque en solde, à saveur de cerises, qui se concentrait sur la région concernée, la bouteille qui ne réglait pas à la fois les troubles gastriques, les pellicules, les verrues plantaires et les crampes menstruelles. Ça semble aller. Je crains toutefois que la bouteille provienne d’un laboratoire où on ne connaît pas le goût des cerises. «Hé, ça goûte quoi, les cerises? – Bah, rouge et un peu sucré, d’après cette fiche signalétique. – Ah! ça devrait aller comme ça.»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je croyais finalement retrouver du confort au creux de mon oreiller, mais j’ai laissé sortir trop de toussotements alignés, il y avait moratoire. «Tu sais, si tu veux aller dormir sur le futon pour être plus à l’aise pour tousser, tu peux, hein…» C’est bon, j’ai su.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On s'entend bien, le futon et moi. Il me soutient et me laisse tousser, toute la nuit si je veux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3377860337769401270?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3377860337769401270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3377860337769401270' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3377860337769401270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3377860337769401270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/04/de-la-dfensive.html' title='De la défensive'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-881292823331004015</id><published>2008-04-21T14:41:00.000-04:00</published><updated>2008-04-21T14:42:40.709-04:00</updated><title type='text'>Comment sont impartis les pourriels</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En fait, qui s’occupe de la répartition des messages non sollicités? Qui décide si notre profil type mérite qu’on lui propose l’élongation du membre viril, le faux diplôme, la croisière bidon, l’attrape-nigaud bancaire ou l’héritage de la fortune d’un roi trucidé. Parce que ça suit certainement une logique, quand bien même faudrait-il qu’elle soit basée sur l’alignement des planètes, ce que j’accepterais en dernier recours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, j’ai découvert que je sous-estimais énormément le nombre d’amis très chers qui voulaient me voir endosser la fortune personnelle de leurs feus rois africains. Non, ne vous inquiétez pas, je serai rétribué pour ce petit service, ils me l’ont dit. Qu’est-ce que ça représente un endossement de 6 millions de dollars? Banalités et peccadilles, bien sûr avec un compte bancaire étranger, un passeport valide et un puits sans fond de naïveté. Quelqu’un a curieusement décidé quelque part que c’était mon créneau. On laisse mon membre masculin en paix, on juge mes diplômes suffisants, on ne cherche pas à me voler mon NIP, on croit que je ne mérite pas de fausse croisière, mais tous les soi-disant secrétaires d’État ou directeurs de banque sont formels: je suis le gars à contacter pour sauver la fortune du roi, et ce, même si je ne mettrais pas toujours le Bénin à la bonne place sur une carte muette (mais le Malawi, ça irait mieux, j’aime davantage la forme, je serais même susceptible de l’identifier dans un test de Rorschach entre deux taches ressemblant à des papillons).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce une sorte de rétribution pour avoir retenu la capitale de l’Ouganda avec un des trucs mnémotechniques les plus ridicules que j’aie fomentés, avec un apprentissage pavlovien qui me fait maintenant toujours associer l’Ouganda avec le camping. Ça va comme suit : Ouganda (où qui en a) un camping? Ah, Kampala (campe pas là). Mais bon, je ne jugeais pas que ça valait nécessairement tous les héritages des rois des pays circonvoisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage que ma bizarre éducation occidentale m’empêche d’accepter les bonbons offerts par des inconnus. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-881292823331004015?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/881292823331004015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=881292823331004015' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/881292823331004015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/881292823331004015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/04/comment-sont-impartis-les-pourriels.html' title='Comment sont impartis les pourriels'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2873274542161769013</id><published>2008-04-10T21:20:00.006-04:00</published><updated>2008-12-09T04:23:02.561-05:00</updated><title type='text'>Rouge comme le bonheur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher Groenland,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eussé-je été ailleurs que sur mon séant, peut-être serais-je tombé simultanément sur lui et sur cette carte. Je me suis contenté de tomber &lt;a href="http://www.populationdata.net/insolite/monde-bonheur.php"&gt;sur cette carte, la &lt;em&gt;Carte mondiale du bonheur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R_7AXVaqMOI/AAAAAAAAAAw/Hqtd3WBDzTc/s1600-h/monde-bonheur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187795327895875810" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R_7AXVaqMOI/AAAAAAAAAAw/Hqtd3WBDzTc/s400/monde-bonheur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, dis-moi, avant que je te braque ma lampe torchère impertinemment dans les galets, es-tu heureux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est important, le bonheur, tu sais, ça pourrait permettre qu’un universitaire anglais, Adrian White, te peigne en rouge sur la &lt;em&gt;Carte mondiale du bonheur&lt;/em&gt;. Ça te rappellerait peut-être ce type, Marco Evaristti, l’artiste là, qui t’avait teint un glacier en rouge. Je sais que ça te gêne terriblement (faut pas, t’as de belles courbes, tu sais), mais tiens, je vais joindre une photo à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc pour te résumer la chose, ce fieffé Britannique, il a établi un grand plan visant à évaluer le bonheur en se basant sur cinq critères: santé, richesse, éducation, identité nationale et beauté des paysages. Car c’est bien connu, vivre dans un bidonville, pourvu qu’on te le place dans les montagnes sur le bord d’un lac et que tu aies un drapeau aux couleurs attrayantes, c’est peut-être pas le pays de la joie de vivre, mais ça devient à tout le moins une région limitrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, j’ai été intrigué, parce que bon, tu fais partie d’un groupe très restreint d’endroits qui demeurent gris sur la &lt;em&gt;Carte mondiale du bonheur&lt;/em&gt; (oui, j'ai encore insisté). Dans ton équipe des gris, il y a aussi l’Afghanistan, l’Iraq, le Sahara, la Somalie et des îles que j’aurais associées à la Russie, mais ça ne semble pas si clair pour Adrian, peut-être Poutine a-t-il cédé un archipel à un vieil ami dernièrement. Tu peux quand même comprendre que je m’inquiète un peu, non? Je ne peux pas instantanément y voir une coalition des pays réjouis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis au fait, tu sais qui arrive au premier rang? Bon, je ne te ferai pas languir, je te le donne en mille: le Danemark. Faut dire que toi, tu le connais bien, vous avez eu une aventure ensemble. N’empêche, ça m’étonne un peu, je n’étais pas au fait de la félicité danoise; ça a bien changé depuis le temps où on disait qu’il y avait quelque chose de pourri dans ce royaume-là. Étrangement, je ne voyais pas Andersen, Kierkegaard et Lars von Trier comme des ambassadeurs du bonheur. Et tu sais ce qu’on dit sur les danoises: qu’elles donnent le diabète et qu’elles gomment les doigts. Voilà, mais bon, je sous-estimais peut-être la beauté des paysages danois. En fait, je dis ça, mais il est aussi possible que le départ d’Alfonso Gagliano ait suffi à insuffler ce vent d’euphorie sur le Danemark.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais continuer à te parler du bonheur des uns comme ça, notamment du Bhoutan et du Bruneï qui sont très bien classés (je peux comprendre pour le Bhoutan, ils ont un joli drapeau, mais pour le Bruneï, avec une capitale qui s’appelle Bandar Seri Begawan, je comprends moins), mais on se lasse du bonheur des autres et on ne peut pas trop se réjouir du fait que le Burundi a fini dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, ici, les critères ne sont pas exactement les mêmes: tout va bien car Montréal a fini premier dans l’Est et Toronto ne fait pas les séries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salutations,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R_7A8FaqMPI/AAAAAAAAAA4/-5psfXR4btg/s1600-h/rouge.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187795959256068338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R_7A8FaqMPI/AAAAAAAAAA4/-5psfXR4btg/s400/rouge.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Photo Reuters)&lt;br /&gt;P.-S. – Vraiment, ne laisse plus cet étrange Marco t’approcher, je préfère ta banquise sans rouge à lèvre. Et il est danois en plus. Si c'est ça le bonheur, je me désabonne.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2873274542161769013?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2873274542161769013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2873274542161769013' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2873274542161769013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2873274542161769013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/04/rouge-comme-le-bonheur.html' title='Rouge comme le bonheur'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R_7AXVaqMOI/AAAAAAAAAAw/Hqtd3WBDzTc/s72-c/monde-bonheur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8202279325274092503</id><published>2008-03-31T22:28:00.002-04:00</published><updated>2008-03-31T22:35:33.678-04:00</updated><title type='text'>Rencontre du troisième temps</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, c’est beaucoup moins chantant, mais on va se dire les vraies affaires (encore, oui). On va se parler dans le blanc des yeux en mettant nos cartes sur la table en gardant les coudées franches. On va se parler entre pronoms personnels distinctifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jadis, j’ai caressé l’idée de changer de pronom principal de narration à chaque année sur ce site. J’ai trouvé l’idée douce et soyeuse, je n’ai pas développé d’allergie, je l’ai donc adoptée. Mais là, il me semble que l’idée est moins douce qu’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais, cette manie qu’ont certains de te demander des nouvelles de toi en utilisant la troisième personne, hé bien, je ne suis pas certain du tout que je veux m’embarquer là-dedans. Tu sais comment ça se passe: on te téléphone puis la première chose que tu sais, c’est qu’on te demande «comment il va?» ou plutôt «comment s’qu’i va?». Pendant un bref instant, tu évalues toujours la possibilité de répondre «qui?» (ah! petit impertinent va!) plutôt que «bien». Mais évidemment tu réponds toujours «bien», parce qu’il y a des normes à respecter pour vivre en société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un autre côté, on pourrait débattre de l’avantage de la distanciation pour répondre à ce genre de question générale qui implique l’évaluation de soi dans une perspective globale détachée, d’où l’utilisation de la troisième personne, mais ça dériverait en théorie spirituelle et on finirait par se retrouver avec pleins d’admiratrices de Paulo Coelho sur le site et on s’échangerait des trucs d’acupuncture. On s’abstiendra donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut l’avouer aussi, l’emploi du &lt;em&gt;il&lt;/em&gt;, ce n’est pas très seyant sur un blogue. «François se lève le matin et se fait du café», c’est non seulement banal et souvent faux (il ne se fait du café que parfois les matins de fins de semaine, pour tout avouer), c’est aussi agaçant, froid (sans parler du café, on est rendu au lundi soir) et un peu histrionique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, aux orties l’idée du carnet aux six pronoms successifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu’on vide la mémoire cache des orties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je l’avouerai enfin, l’utilisation du &lt;em&gt;ils&lt;/em&gt; commençait à me tourmenter.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8202279325274092503?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8202279325274092503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8202279325274092503' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8202279325274092503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8202279325274092503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/03/rencontre-du-troisime-temps.html' title='Rencontre du troisième temps'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-6594924378084478370</id><published>2008-03-24T23:22:00.003-04:00</published><updated>2008-03-31T22:53:24.603-04:00</updated><title type='text'>Sealand - Une nation à la mer</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Royal Navy décide, parce que la guerre, ce n’est pas une raison pour se faire mal, de construire le Fort Roughs. Ils optent donc pour une jolie plate-forme militaire dans les eaux internationales au large du Royaume-Uni (51°53’40’’N 1°28’57’’E, tu peux l’enregistrer dans tes favoris sur ton GPS) avec la mer du Nord comme dernier terrain vague, et dieu sait s’ils trouvent de vagues rochers qui ont à jamais le cœur à marée basse. Tout va bien, aucun chien ne meurt et Nathalie Simard ne chante pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 décembre 1966, comme c’est le jour de Noël en Grande-Bretagne cette année-là, l’ancien major Roy Bates s’offre pour cadeau d’aborder la plate-forme avec son bateau de pêche (et quelques amis, il est jovial), de lui lancer à brûle-pourpoint une phrase aguichante et d’en prendre tout bonnement possession sur-le-champ, cavalièrement et sans façon. Il a l’air d’un rustre comme ça, mais le tribunal de l’Essex lui donne raison contre le gouvernement britannique. Comme quoi les rustres parlent parfois à des avocats spécialisés en droit maritime au préalable. Mais comme les rustres manquent un peu d’imagination, il appelle la plate-forme Sealand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, le roi Bates (soulignons le jeu de mots, il aurait pu passer inaperçu), souverain autoproclamé, s’installe sur sa plate-forme, rénove probablement la cuisine ou le boudoir avec du Formica en faux fini de bois, se cale dans son fauteuil Charles of London avec son journal et ses pantoufles quadrillées (mais bien sûr qu’on extrapole, il faut laisser le personnage s’imposer), puis paf! en août 1968 le Sealand tombe sous l’occupation de pirates néerlandais et d’un Allemand, et le prince Michael est kidnappé (une tendance tombée en désuétude depuis quelques années). Bates monte donc au front et met fin à la guerre sans effusion de sang, donc probablement avec de la guinness. L’Allemand, ce traître détenteur d’un passeport sealandais, amateur de bière blonde, est arrêté, détenu pour trahison, puis relâché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En juin 2006, le feu ravage le pays, mais il est permis de croire qu’aucun arbre n’est brûlé, on ne s'y attardera pas. En janvier 2007, puisque tout le monde finit par se fatiguer d’être roi d’une micronation, l’héritier Michael décide de vendre la plate-forme de 550 mètres carrés (mais un peu arrondis sur les côtés quand même) pour 10 millions de livres (mais pas ceux de Danielle Steele, merci), ce qui revient à 27000 dollars par mètre carré. Alors bien sûr, à ce prix unitaire, c’est mieux de songer à acheter le Sealand que la Russie, l’hypothèque est moins accablante et le ménage s’y fait plus vite. Il n’y a pas de frais de condos non plus, alors qu’en Russie, il faut refaire la façade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça va, ne t’inquiète pas pour tes principes étatiques: sous prétexte que du béton et de l’acier, ce n’est pas considéré comme de la terre ou un territoire, les autres états ne le reconnaissent pas comme tel. Sauf peut-être la poste française à l’époque de Georges Pompidou, mais Georges est un sacré farceur. Il s’est même fait construire un bâtiment à Paris avec toutes les conduites de ventilation et un escalier à l’extérieur, c’est dire à quel point il ne se prend pas au sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sealand"&gt;Le lecteur incrédule peut maintenant se diriger vers Wikipédia, mais il est difficile d'imaginer quelle information supplémentaire il pourrait bien vouloir y trouver.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-6594924378084478370?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/6594924378084478370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=6594924378084478370' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6594924378084478370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6594924378084478370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/03/sealand-une-nation-la-mer.html' title='Sealand - Une nation à la mer'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3567961903984765290</id><published>2008-02-25T22:53:00.000-05:00</published><updated>2008-02-25T22:55:00.591-05:00</updated><title type='text'>Scène de la vie conjugale</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Un jour, en faisant du ménage dans le fouillis papetier empilé sur le coin de son bureau à la maison (bon, une fois n’est pas coutume), on découvre un petit bout de papier. Sur ce papier, une écriture de fille qu’on reconnaît facilement, même si on ne la déchiffre pas toujours aisément (on se contentera de parler de l’écriture dans ce cas-ci). Mais là, c’est assez clair…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Henri-Paul F*******&lt;br /&gt;819 479-****&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;(Les coordonnées de l’improbable cocufiant resteront confidentielles pour conserver son anonymat.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on rigole, on aurait beau essayé d’être jaloux, on ne se méfie jamais vraiment d’un Henri-Paul. On continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;7 5/8 po de longueur&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Bon, ça va. On n’évite pas tout à fait le froncement de sourcils. Mais on ne songe pas immédiatement à la séparation des biens meubles non plus. Tout va bien, on n’a pas non plus de complexe d’infériorité sis à l’équateur anatomique. On reste rationnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;7 ¼ po de largeur&lt;br /&gt;Pas excéder 2 livres 8 onces&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Là, les deux sourcils sont partis dans des directions opposés. C’est quoi ça, enfin? Ce qui suit n’aide pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Python ou M&amp;amp;M spécial&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Non, quand même. Les scènes auxquelles on pense lorsqu’on tente d’y inclure des serpents et des bonbons chocolatés, elles sont légèrement absurdes. Il faut donc montrer le papier, qu’on présente comme un badge de la CIA , ou un mandat d’arrêt incriminant, ou comme un carton de lait vide laissé au frigo. Air impassible, gants blancs, ton conciliant. Le suspense monte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui est Henri-Paul?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rougeur, stupeur et tremblement… non, elle n’en laisse rien paraître. Peut-être y a-t-il eu un léger moment d’incertitude avant de répondre, mais percée à jour, elle avouera tout :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui… c’était pour les fers à cheval.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C’est avec un certain étonnement qu’on assemble alors les pièces du puzzle.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3567961903984765290?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3567961903984765290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3567961903984765290' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3567961903984765290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3567961903984765290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/02/scne-de-la-vie-conjugale.html' title='Scène de la vie conjugale'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7286038065831196041</id><published>2008-02-13T12:33:00.008-05:00</published><updated>2008-02-13T12:44:56.992-05:00</updated><title type='text'>À demain qui vient toujours un peu trop vite</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hier, la batterie du char ne chantait plus sa chanson douce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Henri Salvador quittait sa chambre avec vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ça y est, demain m’effraie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7286038065831196041?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7286038065831196041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7286038065831196041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7286038065831196041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7286038065831196041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/02/demain-qui-vient-toujours-un-peu-trop.html' title='À demain qui vient toujours un peu trop vite'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5539871528765427193</id><published>2008-01-23T23:18:00.000-05:00</published><updated>2008-01-23T23:23:56.242-05:00</updated><title type='text'>J'ai un Groenland qui ne veut pas mourir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cher Groenland,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’imagine que tu sais, que tu l’as vu passé, le moment; tu as une excellente mémoire binaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te l’écris quand même en toutes lettres : ça a fait deux ans, c’était à l’automne, en novembre gris, une saison qui n’existe probablement pas qu’au nord de l’Amérique, entre deux commandements. Hum. Ouf. Enfin, deux ans que c’est officiel et qu’on le vit publiquement à la face du monde sur les toits de la grande toile (mais c’est bon, on ne le crie pas si fort). Des noces de quoi au fait? de papier mâché, de terre cuite, de polyester? Mais c’est sûr, entre nous, ça fait un peu plus longtemps. Hé! c’est quoi cette plage de galets tristounets que tu me fais là? On ne tombera pas dans la nostalgie arctique quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre anniversaire épistolaire, tu me diras peut-être qu’on s’en fout un peu, et je ne suis certainement pas le type qui va trop te contredire là-dessus. N’empêche, j’ai été élevé comme ça, vois-tu. Ma mère, elle retient toutes les dates de toutes les occasions de tout le monde. Elle est un peu comptable de relations humaines, si tu veux. Donc le matin, ma sœur et moi, on hésitait devant les céréales, on se demandait s’il fallait commencer à aimer le beurre d’arachide ou bien on regardait les toasts brûler vives, et là, la plupart du temps, on apprenait quel jour c’était. «C’est la fête de Liette», «Ça fait 11 ans que Robert est décédé», «C’est la date du mariage de Guy et Renée». C’était bien, ça changeait les perspectives. Moi, j’avais plutôt tendance à croire que c’était le jour du cours d’éducation physique (ne pas oublier d’apporter le sac de sport) ou du test de maths (retenir que le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des cathètes). Mais on ne change pas tant que ça, en fait. Tout le monde a ses petites épiphanies. On vieillit et on finit par mémoriser si c’est aujourd’hui ou demain le jour des vidanges (c’était aujourd’hui), mais on ne sait plus trop si c’est le 29 ou le 30 qui est la date importante. Et importante pour quelle raison, déjà?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne fera pas de bilan sur ça, d’accord. Disons qu’on continuera une sorte de tradition de racontars groenlandais, mais sans trop d’ours polaires et de morses. Mais qui sait, on pourra quand même parler d’ours polaires et de morses occasionnellement. Il ne faut pas se limiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en passant, fais attention à toi. T’as encore maigri de la calotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et méfie-toi des Russes, ce serait désagréable qu’ils te plantent un drapeau dans les flancs. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5539871528765427193?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5539871528765427193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5539871528765427193' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5539871528765427193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5539871528765427193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2008/01/jai-un-groenland-qui-ne-veut-pas-mourir.html' title='J&apos;ai un Groenland qui ne veut pas mourir'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7867172678271880446</id><published>2007-12-31T13:56:00.000-05:00</published><updated>2008-01-05T23:48:53.337-05:00</updated><title type='text'>Propagande du temps des Fêtes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lecteurs amicaux, expatriés et réfugiés politiques, pingouins, jardiniers, chauffeurs, majordomes, ministres du culte, maître du loft et pourfendeurs de Josélito Michaud (mais oui, tu peux être dans deux catégories), bon après-midi,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentez-vous cette apaisante chaleur que la douce flamme de la période des Fêtes fait naître dans vos cœurs (surtout dans le ventricule gauche, oui, ça doit y être maintenant, il serait grandement temps)? Voyez-vous comme elle illumine et égaie vos jours (surtout les impairs, mais pas le 33)? Bon, si j’étais vous, j’y verrais, car elle embrase présentement votre nappe en papier avec des pères Noël (mais Noël est passé, tu peux laisser brûler à moins que tu comptes utiliser la même pour le jour de l'An)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dans le cadre de cette période si propice à faire renaître joie, Jésus, et ange déchu qui dodeline de la tête pour un p’tit trente sous (jeune depuis 1947), c’est avec allégresse que je vous offre ma tournée de bons vœux tout droit sortis du four (alors sois pas surpris si tu trouves un peu d’épinards gratinés dessus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enduisez-vous donc de bonheur, roulez-vous dans la félicité, et enfournez-vous dans l’extase jusqu’à ce que jubilation s’ensuive (ou jusqu’à ce que ça devienne un peu croustillant et doré). Jouez hautbois et résonnez musette (ou gazou), si ça vous chante. Empiffrez-vous de faste nourriture, savourez un bon jeu de mots (comme celui précédemment énoncé) avec votre beau-père, dansez avec votre secrétaire préférée, c’est le début d’un temps nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, joyeuses Fêtes inclusives à vous, à nous, aux autres qui sont nous aussi, et à ceux qui se sentent mieux incarnés par l’utilisation d’autres pronoms personnels (toi que je tutoie entre parenthèses, supposons). Et passez donc une belle année 2008, car les années sont plus plaisantes lorsqu’elles sont belles. Ce n’est pas de la discrimination, c’est ainsi. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7867172678271880446?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7867172678271880446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7867172678271880446' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7867172678271880446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7867172678271880446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/12/propagande-du-temps-des-ftes.html' title='Propagande du temps des Fêtes'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2959507255366941058</id><published>2007-12-12T22:50:00.000-05:00</published><updated>2007-12-12T23:03:00.286-05:00</updated><title type='text'>10 – Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quiconque a tenté de s’expliquer le conflit armé israélo-palestinien est probablement parvenu à la même conclusion: tout puise sa source dans le dixième commandement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.17) Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain […], ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car enfin, à la base, c’est une histoire classique de convoitise de la maison d’autrui.&lt;br /&gt;– Tu as pris mon chalet, sur la band’ de Gaza&lt;br /&gt;Ah! Je te maudirai toi et ta descendance.&lt;br /&gt;– Quoi? Holà du chameau, ce chalet est à moi&lt;br /&gt;Ah! Je te maudirai toi et ta descendance.&lt;br /&gt;– Là, rends-moi mon chalet! (Bon, histoire classique, mais ça suffit pour les alexandrins.)&lt;br /&gt;– Voyons, réglons ça à l’amiable, tu es sûr qu’on ne peut pas s’entendre pour 70 vierges?&lt;br /&gt;– Infidèle! Tu ne mérites mêmes pas un chameau.&lt;br /&gt;– Convoiteur de la maison de ton prochain! Tu ne mériteras que 70 raisins secs.&lt;br /&gt;– Celui qui le dit, celui qui l’est. Je vais le dire à ton Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout conflit s’envenimant à la maternelle, la légère brouille qui a cours au Moyen-Orient se réglerait assurément en appliquant la méthode traditionnelle avec discipline: les amis, on partage la maison, sinon tous les deux dans un coin à réfléchir et on confisque la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penses-y. En épilogue, les hommes se serrent dans leur bras, se sourient, se complimentent sur la nouvelle décoration de la salle à manger du chalet, organisent un méchoui (bon, peut-être pas un méchoui), ou un déjeuner, tiens, avec des croissants de soleil à saveur de miel et de rosée (bon, peut-être pas de rosée). Un peu plus et ils écouteraient du Lara Fabian, mais on les empêche, on ne veut quand même pas que le conflit reprenne tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! quoi? Il y a une autre solution? On tue l’autre &lt;em&gt;ami&lt;/em&gt; et on garde la maison? Pardi, c’est bien trop simple. Oh! attends: le commandement de Dieu sur l’assassinat? Pardon? Légitime défense, c’est lui qui a commencé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Moyen-Orient est un peu une maternelle, mais les ciseaux n’ont pas de bouts ronds en plastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc voilà, il faudra faire attention la prochaine fois que tu te promèneras dans le quartier et que tu penseras, oh! comme cette maison a une jolie galerie, et quels volets merveilleux, je parie que les divisions intérieures sont superbes et que la lumière entre bien, non, mais regarde ce pignon... C’est très dangereux, ces pensées-là.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2959507255366941058?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2959507255366941058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2959507255366941058' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2959507255366941058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2959507255366941058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/12/10-tu-ne-convoiteras-pas-le-bien-de-ton.html' title='10 – Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7172397470242622562</id><published>2007-12-04T23:10:00.000-05:00</published><updated>2007-12-04T23:20:06.135-05:00</updated><title type='text'>9b (Apocryphe) – Tu répondras à ceux qui convoitent des incipit de Romain Gary</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Chère classe venue de loin en recherchant activement l’incipit de &lt;em&gt;Chien Blanc&lt;/em&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je vous ai vus arriver comme ça, individuellement d’abord puis en importante délégation, pendant que je salais le morse et fumais l’ours polaire sur la banquise. Je vous jure, je n’invente rien. J’ai donc décidé de satisfaire votre curiosité en la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romain Gary, ce cher Rom’ plein d’audace, a effectivement choisi de placer son incipit au début de son livre. On devine facilement que c’est le début du livre, car il y a plusieurs pages après, les phrases sont écrites à l’endroit (le livre est donc tenu dans le bon sens) et il y a même un truc supplémentaire pour les plus forts en mathématiques: des petits numéros en ordre croissant ont été rigoureusement placés dans le coin des pages, il suffit donc de regarder si les chiffres augmentent ou diminuent. Je me suis assuré que tous ces critères étaient bien respectés, je peux donc vous livrer la première phrase:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;«C’était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe, ce qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l’enseigne du &lt;em&gt;Chien-qui-fume&lt;/em&gt;, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance.»&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;Alors voilà, ne vous laissez pas berner la prochaine fois qu’on vous demandera de quelle couleur est le chien blanc de Romain Gary. C’est une question piège. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7172397470242622562?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7172397470242622562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7172397470242622562' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7172397470242622562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7172397470242622562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/12/9b-apocryphe-tu-rpondras-ceux-qui.html' title='9b (Apocryphe) – Tu répondras à ceux qui convoitent des incipit de Romain Gary'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2653416511822671268</id><published>2007-11-21T23:05:00.000-05:00</published><updated>2008-12-09T04:23:02.732-05:00</updated><title type='text'>9 – Tu ne désireras pas la femme de ton prochain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tout le monde le constate rapidement, il semble y avoir un délicat problème de rédaction épicène pour ce commandement. Enfin, disons prosaïquement que si ta copine et toi-même devez ne pas désirer n’importe quelle femme de quelque prochain que ce soit, il est possible que ce soit usuellement plus facile pour elle, bien que vous puissiez assurément être du même avis pour certaines dont le caractère indésirable est singulièrement souligné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, dans les conditions actuelles, si Dieu suivait mieux la Charte des droits et libertés, Il devrait évidemment récrire: Tu ne désireras pas la conjointe ou le conjoint de ton prochain ou de ta prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, les serviteurs, le bœuf et l’âne? Ah, non, ça tu vois, Dieu l’avait prévu:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.17) […] tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne […]&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, mais… était-il vraiment nécessaire d’ajouter ce commandement, alors que l’adultère était déjà condamné au sixième point? En fait, Dieu semble ainsi considérer l’humain comme une paroi de réservoir industriel de mazout prêt à fuir; il faut utiliser un principe de double protection. Non seulement tu n’as pas le droit de manger cette pomme, mais tu n’as pas le droit de penser à manger cette pomme. Il ne faut évidemment pas déduire ici que les réservoirs industriels de mazout n’ont pas le droit de manger de pommes; mais oui, ils le peuvent, bien sûr. L’humain aussi le peut, d’ailleurs. C’est même recommandé par Ricardo et bon pour la santé, les Anglais s’en servent pour éloigner les docteurs, alors t’inquiète. Allez, croque, qu’est-ce qui te prend? Vas-y, Ève, fais-le pour toi. T’es pas game. Ssssssss (Onomatopée si célèbre du serpent qui siffle sur nos têtes, se prononçant comme ça s’écrit, en insistant suavement sur le sixième s, mais sans staccato). Bon, c’est le supplice de Tantale, mais le fruit ne s’éloigne pas, il reste là, tentant et sucré, et il y a Dieu sur ton épaule, la voix grave en arrière-plan avec de l’écho: «Non, touche pas, t’as pas le droit, t’es pas supposé. J’ai dit non.» Et sur l’autre épaule, le concurrent: «Allez, juste une petite bouchée…» Et malgré la pénurie d’épaule dans cette situation, tu ajoutes Victor Hugo (pas le petit voisin Victor-Hugo Desmarais-Tremblay), pour son judicieux: «Dieu est l’auteur de la pièce; Satan est le directeur du théâtre.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’adultère mental est donc sur la même liste d’interdits que l’autre proprement dit avec joutes physiques capiteuses et autres exercices de gymnastique corporelle synchronisée en milieu plus ou moins aquatique. Dieu veut alors contrôler les esprits et formater les pensées pour y chasser jambes, postérieur, galbe et autres sous-ensembles de membres et d’organes féminins appartenant à ton prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orwell n’a rien inventé: Dieu est Big Brother.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135514151573950002" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R0UC6WeOjjI/AAAAAAAAAAo/rxFtP6moe1Q/s400/He%27s+Watching+You.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Ou un canal brouillé, c’est selon… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2653416511822671268?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2653416511822671268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2653416511822671268' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2653416511822671268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2653416511822671268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/11/9-tu-ne-dsireras-pas-la-femme-de-ton.html' title='9 – Tu ne désireras pas la femme de ton prochain'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/R0UC6WeOjjI/AAAAAAAAAAo/rxFtP6moe1Q/s72-c/He%27s+Watching+You.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-233146107541787586</id><published>2007-11-14T22:47:00.000-05:00</published><updated>2007-11-14T23:03:47.427-05:00</updated><title type='text'>8 – Tu ne feras pas de faux témoignages</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il importe encore plus particulièrement pour ce point-ci de citer exactement, donc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.16) Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu avoues aimer tout spécialement la version allongée, qui ne décourage pas les faux témoignages globaux. C’est évidemment une chance d’avoir l’assentiment partiel de Dieu lorsque vient le temps de faire un faux témoignage bénin, mais tu conviens aussi qu’il devient parfois difficile de valider si ton faux témoignage possède quelque aspect rédhibitoire pour ton prochain (que tu dois aimer, s’il faut le rappeler, même si c’est arrivé beaucoup plus tard dans le récit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme tu te rends rarement en cour afin d’accuser des gens de crimes qu’ils n’ont pas commis, tu trouves que c’est plus communément le vrai témoignage qui joue contre ton prochain. Dire toute la vérité tout le temps à tout le monde en toutes occasions pour que tout aille bien est une lubie utopique en laquelle les gens cessent normalement de croire en même temps qu’ils réalisent lors d’un réveillon que le père Noël a les mêmes yeux, la même voix, les mêmes chaussures que leur père et qu’il boit aussi la même bière. Et que si tout va bien dans leur famille, c’est en effet sur la hanche de leur mère qu’il a posé sa main tantôt dans le corridor. Et si tout coïncide bien pour eux, ça survient avant la puberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas de dire systématiquement le contraire de ce que la vérité commanderait d’énoncer, et ce, avec pour seul objectif celui de semer du bonheur factice dans les cœurs crédules. Du moins, pas selon ta vision des choses. Mais bien sûr, il est parfois plus facile de dire à tante Yvette que tu rencontres aux trois ans que, ça va, ses cheveux sont bien (sans mentionner leur teinte violacée probablement non désirée, mais c’est bon, on ne le remarquera jamais avec quelques cataractes), que sa tarte est bonne (qui n’aime pas les tartes brûlées? et quelle quantité de bicarbonate il y a là-dedans, au fait?) et que son oiseau piailleur est ravissant (bien qu’une recette de ragoût vienne discrètement de traverser ton esprit). Par contre, il faut évidemment faire attention à la portée du commentaire en prenant garde de ne pas dénaturer ses propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, ça prend énormément de doigté et de courage pour dire à ta copine que, finalement, tu préférais ses cheveux comme ils étaient avant (exemple fictif, souligneras-tu, au cas où, enfin…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, en osant dire une telle chose, malgré tout ce à quoi tu t’exposes en agissant de la sorte, tu peux toujours te réconforter en songeant que tu ne fais pas de faux témoignage contre ton prochain. Non, il n’y a pas de minces consolations.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-233146107541787586?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/233146107541787586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=233146107541787586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/233146107541787586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/233146107541787586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/11/8-tu-ne-feras-pas-de-faux-tmoignages.html' title='8 – Tu ne feras pas de faux témoignages'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5150707409929729379</id><published>2007-11-08T23:23:00.000-05:00</published><updated>2007-11-08T23:25:15.138-05:00</updated><title type='text'>7 – Tu ne voleras pas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En fait, selon le procès-verbal, Dieu avait initialement dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.15) Tu ne déroberas point.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu considères que c’était plutôt clair, mais tu conçois que la formulation ait été changée, car quelqu’un aurait toujours pu croire que le commandement spécifiait qu’il était interdit d’enlever des robes, ce qui, tu l’avoues d’emblée, aurait été bien dommage. Mais tu admets bien qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis lorsqu’il est question de compréhension, et tu te le répètes encore plus depuis que tu as entendu un jour un commentateur à la radio ou à la télévision affirmer: «La police recherche toujours le ou la &lt;em&gt;sassin&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il s’en trouvera toujours pour dire que le commandement fait peut-être référence au mode de locomotion par voie aérienne, et que Dieu prend tout le monde pour de stupides Icare potentiels. Dans ce cas, ce commandement démontrerait plutôt un interventionnisme protectionniste visant à éviter que le peuple élu se casse la gueule inutilement: l’équivalent du «Ne pas repasser le linge sur soi» de l’Ancien Testament. Alors, lorsque Moïse fut redescendu, les parents soulagés ont pu commencer à dire à leur rejeton turbulent: «Non, n’essaie pas de voler avec ta doudou, ça va à l’encontre du septième commandement» au lieu de: «Non, si tu te casses la gueule, c’est pas couvert par l’assurance-maladie. Et écoute-moi chenapan, sinon pas de Terre Promise.» Mais bon, Dieu n’avait pas compté sur l’intérêt des hommes pour les lois de la thermodynamique, la mécanique des fluides aériens et la convection en tout genre; intérêt qui a mené non seulement à l’invention de la vertisserie 2000 qui permet de faire cuire un poulet entier empalé verticalement en gardant toute la saveur à l’intérieur du poulet et le gras dans un joli tiroir facilement lavable, mais qui a mené également (pour ceux qui se rappellent du sujet: intérêt) à la naissance de l’aviation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, tu peux bien retomber sur terre, c’est de l’emprunt non autorisé et à trop long terme du bien d’autrui qu’il est question ici. Et ça tombe bien, car tu n’as volé ni bonbons, ni vertisseries, ni bons d’épargne du Canada, ni opinions politiques de bulletins de nouvelles. En fait, pour les quelques élastiques et trombones que tu n’aurais peut-être pas remis, il faudra que tu continues de chercher une clause dérogatoire, mais il est vrai que tu n’as pas épluché tout le &lt;em&gt;Pentateuque&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nonobstant tout cela, il peut arriver qu’un non croyant vienne exercer la violation de ce commandement dans le confort de ta salle de séjour (où il ne trouvera pas grand-chose de plus intéressant que dans la cuisine, sauf pour qui cherche un pilon à patates ou du concentré de bouillon de poulet, mais celui qui cherche une vertisserie sera amèrement déçu) et il faut espérer ardemment que cet ouvrage ne se fasse pas durant le jour du repos. L’aspect contrariant est indéniable, puis à cela s’ajoute la pénible tâche d’appeler l’assureur ou saint Antoine de Padoue, bien que d’après les dernières nouvelles, ce dernier soit encore accaparé par madame Dupuis à propos de son chat répondant (parfois) au doux nom de Timine, aimant le bœuf braisé sans échalotes et ayant la particularité, non seulement d’être gris la nuit, mais aussi de courir incessamment sur les parquets vernis avec une préférence marquée pour les longs corridors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et entre l’assureur et saint Antoine, il paraît que saint Antoine est plus conciliant, mais qu’il n’a pas de boîte vocale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5150707409929729379?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5150707409929729379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5150707409929729379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5150707409929729379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5150707409929729379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/11/7-tu-ne-voleras-pas.html' title='7 – Tu ne voleras pas'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1098612546512499081</id><published>2007-11-01T22:42:00.000-04:00</published><updated>2007-11-01T22:49:22.829-04:00</updated><title type='text'>6 – Tu ne commettras pas d’adultère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cette fois encore, Dieu va droit au but et ne s’enfarge pas dans les fleurs du grand tapis des relations humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.14) Tu ne commettras point d’adultère.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout simple. Et tu es même le genre d’adulte rétrograde et borné qui croit que ça revêt un certain sens, et qui concède assurément que c’est rationnellement une façon très efficace d’éviter un tas d’emmerdes. En fait, pas au point d’inclure à ce commandement cette vague théorie qui annexe à la notion d’adultère celle exigeant la pureté de tout organe circonvoisin du pancréas avant le mariage. Pas au point d’inclure le besoin de mariage d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, cela étant dit, maintenant que tu es moralement blindé (mais juste un peu, disons blindé comme une armée canadienne) contre les attaques du clergé, de la commère du coin de la rue et du futur avocat que tu espères que ta copine n’envisage pas d’engager pour vérifier que tu ne jases pas trop et de trop près avec la charmante voisine, tu affirmes qu’il est tout de même bon que certains aient défié et défient encore ce commandement. Car enfin, de la littérature classique au théâtre d’été aliénant, du film d’auteur franco-austro-paraguayen au feuilleton télévisé scénarisé en série, en supposant que ce commandement ait été ou devienne strictement suivi à la lettre, c’est avec une certaine tristesse que tu imagines l’huile même des multiples couches de la culture actuelle désagrégée dans la térébenthine de l’obédience morale. Qui est prêt à vivre dans un monde où les liaisons dangereuses ne l’auraient pas été? Où madame Bovary aurait fait des tartes à la rhubarbe pour passer le temps? Où les personnages d’un soap n’auraient pas la possibilité d’avoir une aventure avec chacun des autres personnages? Où plus une femme n’aurait de raison de dire: «Ciel, mon mari!» lorsqu’un homme chauve cravaté arrive à l’improviste côté jardin? Où les secrétaires dans les films seraient simplement des secrétaires? Où presque toutes les tragédies grecques auraient eu pour cause une mésentente sur la salaison de la féta?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, tu n’es pas prêt à ça. Tu revendiques le droit à l’adultère des autres pour une saine éthique du divertissement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1098612546512499081?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1098612546512499081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1098612546512499081' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1098612546512499081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1098612546512499081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/11/6-tu-ne-commettras-pas-dadultre.html' title='6 – Tu ne commettras pas d’adultère'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2017763334600810280</id><published>2007-10-29T22:25:00.000-04:00</published><updated>2007-11-01T22:41:06.410-04:00</updated><title type='text'>5 – Tu ne commettras pas d’assassinat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;De prime abord, tu ne peux pas vraiment dire que Dieu a beaucoup tergiversé sur celui-là:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.13) Tu ne commettras point d’assassinat.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu vois la main levée, là, à la première rangée. «La traduction classique ne dit-elle pas plutôt que tu ne tueras point? – Oui, bien sûr, tiens, prends un biscuit, tu l’as mérité.» Voilà, ça semble vraiment très clair, et c’est pourtant juridiquement et linguistiquement un commandement très complexe. Donc, tiens, en feuilletant au hasard comme ça dans ta bible originelle non traduite écrite à la main, tu réalises facilement qu’il n’est pas écrit «Tu ne tueras pas» comme dans l’affriolante et guillerette histoire où Caïn tue Abel (&lt;em&gt;lo taharog&lt;/em&gt;, ainsi qu’aime à le préciser l’amateur de citations obscures et de sources primaires). En fait, c’est bien «Tu n’assassineras pas», soit &lt;em&gt;lo tirtza’h&lt;/em&gt;. Et le beau dans tout ça, c’est donc que Dieu permet de procéder à l’homicide d’origine contrôlée en cas de légitime défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À vrai dire, ça te rend particulièrement heureux, parce que tu as quand même tué une quantité condamnable de bibittes ailées zézayant dans la brunante et tu aurais pu subir le divin courroux devant l’Éternel. Mais tout va maintenant beaucoup mieux: c’est évidemment les bibittes qui avaient cherché le trouble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Dieu a donc un peu changé d’avis sur le principe de la joue droite et de la joue gauche successives. Dieu merci, Il est maintenant pour la légitime défense.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corollaire 1: Dieu est conscient qu’Il a créé des parasites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corollaire 2: Dieu apprécie bien Bruce Willis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;em&gt;À la suite d'une plainte reçue par ici, l’ombudsman groenlandais convient de noter qu’il s’agit ici d’un anachronisme biblique arrangé avec le gars des vues, en l’occurrence l’auteur de ce blogue. En effet, l’auteur ne voulait pas changer sa conclusion. Il l’assume et compte sur la mansuétude du plaignant pour éviter la pendaison. En effet, la pendaison, ce n'est pas trop dans ses cordes...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2017763334600810280?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2017763334600810280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2017763334600810280' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2017763334600810280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2017763334600810280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/10/5-tu-ne-commettras-pas-dassassinat.html' title='5 – Tu ne commettras pas d’assassinat'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8430396926698404846</id><published>2007-10-22T12:33:00.000-04:00</published><updated>2007-10-22T12:35:27.112-04:00</updated><title type='text'>4 – Honore ton père et ta mère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu n’es pas un garçon ingrat. Tu sais te conduire en société. Tu essuies tes pieds et enlèves tes souliers en entrant chez les gens. Tu dis &lt;em&gt;s’il vous plaît&lt;/em&gt; lorsque tu demandes qu’on te passe le pain. Tu dis &lt;em&gt;merci&lt;/em&gt; lorsqu’on te le passe. Tu ne dis pas de gros mots indécents ou vulgaires (tu n’invoques pas Dieu en vain non plus) si on ne te le passe pas. Tu sors la récupération le mardi et les poubelles le mercredi. Tu n’oublies pas d’appeler ta mère à sa fête. Tu t’es même acheté des nouveaux souliers propres. Bref, bibliquement parlant, tu honores ton père et ta mère. Un peu comme Rodrigue qui a bien du cœur (mais on est rendus à trèfle atout, dommage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.12) Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Éternel, ton Dieu, donne ici un indice particulièrement éclairant sur ce qui se passe après la mort. Une étrange légende urbaine prétend qu’à la mort d’un homme ou d’une femme de bonne volonté, après avoir monté le grand escalier céleste (mais ils ont aussi un ascenseur, juste à droite, la Régie du logement a un peu insisté), l’homme ou la femme décédé ou décédée arrive d’une façon qu’on jugera épicène devant saint Pierre. Ce dernier est alors habillé en tunique blanche avec une grande barbe blanche, et on constate tout de suite que c’est une légende urbaine, car saint Pierre a un peu plus de décorum que ça et porte sûrement un complet-cravate, sauf peut-être le samedi matin. Mais bon, calembredaines que tout cela, car c’est écrit entre les lignes, juste pour toi qui veux que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne: c’est probablement ton père et ta mère qui sont en haut de l’escalier. Ils vont probablement t’attendre, ta mère va dire à ton père qu’il aurait pu mettre autre chose que ce t-shirt-là, elle va peut-être même avoir apporté du sucre à la crème. Ce sera donc eux qui auront rédigé ou rapatrié sans toi la Constitution du dominion qui t’attend là-haut ou plus bas à gauche, bref, où que soit le pays qu’on te donnera. Mais il ne faudra pas rechigner, car à pays divin donné on ne regarde pas la stratigraphie. C’est vrai enfin, dans une autre religion, pour une question de karma ou pour un autre truc récupéré en ésotérisme spririto-hystérique, tu aurais pu te réincarner en brin d’herbe et finir dans un estomac de vache, dans une sauce bolognaise ou brûler vif avec ou sans papier filtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, honorer ton père et ta mère, vraiment, ce n’est pas trop demander. Il existe à coup sûr des moyens plus difficiles d’obtenir un pays. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8430396926698404846?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8430396926698404846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8430396926698404846' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8430396926698404846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8430396926698404846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/10/4-honore-ton-pre-et-ta-mre.html' title='4 – Honore ton père et ta mère'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7631297345835049141</id><published>2007-10-16T22:56:00.000-04:00</published><updated>2007-10-16T23:03:28.304-04:00</updated><title type='text'>3 – Tu te souviendras de sanctifier les jours festifs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;S’il est évident que les bonnes gens se reposent généralement bien le dimanche (certains vont même jusqu’à écouter la &lt;em&gt;Semaine verte&lt;/em&gt;), il y a quand même un petit bout de temps déjà que tu n’as pas organisé un grand événement rassembleur pour célébrer la Fête-Dieu. Et quand as-tu entendu le &lt;em&gt;Kyrie eleison&lt;/em&gt; à la radio pour la dernière fois? Non, tu n’as pas dit Kelly Clarkson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, la version incluant les scènes coupées au montage final va comme suit (en tapant dans les mains, sur l’air d’&lt;em&gt;Une colombe&lt;/em&gt;):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.8) Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.&lt;/em&gt; (Bon, on peut arrêter de taper dans les mains quelques secondes ici, il faut clarifier une chose. Plusieurs ont probablement froncé les sourcils en voyant «Souviens-toi» (&lt;em&gt;Zakhor&lt;/em&gt;). Bien sûr, ce sont ceux qui préfèrent le Deutéronome à l’Exode, et qui s’attendaient à lire «Observe» ou «Garde» (&lt;em&gt;Chamor&lt;/em&gt;). On prétend traditionnellement que les deux mots auraient été prononcés simultanément. Tu prétends plutôt que Moïse avait des problèmes d’audition ou que Dieu avait un rhume ce jour-là.)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.9) Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.&lt;br /&gt;(20.10) Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.&lt;br /&gt;(20.11) Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour; C’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, tu trouves surtout dommage de ce point de vue-là que l’Éternel n’ait pas fait les cieux, la terre et la mer, et tous les accessoires et produits dérivés, en quatre jours pour se reposer pendant trois jours. Mais bon, à chacun son rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, tu te méfies un peu de l’article 20.10, non pas que tu aies à te reprocher d’avoir fait travailler dernièrement ton bétail, un étranger qui est dans tes portes ou tes serviteurs un dimanche, mais tu n’es pas certain que de fermer les urgences le dimanche soit la meilleure des décisions à prendre. Et empêcher une vache de donner du lait un dimanche semble, mais tu es un profane, une tâche sensiblement ardue surtout si tu ne peux pas non plus faire l’ouvrage qui consiste à l’en empêcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution est pourtant simple, et la Commission Bouchard-Taylor arrivera vraisemblablement à la même conclusion: il suffit de demander à l’étranger de ne pas rester dans les portes, mais d’avancer de deux pas. «Ah! ben Survenant, c’est-y pas une bonne idée, ça? – Neveurmagne.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, ce sera un moment génial pour appeler tes amis et sanctifier la Fête-Dieu ou quelque autre Épiphanie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7631297345835049141?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7631297345835049141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7631297345835049141' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7631297345835049141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7631297345835049141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/10/3-tu-te-souviendras-de-sanctifier-les.html' title='3 – Tu te souviendras de sanctifier les jours festifs'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8283129960835872051</id><published>2007-10-09T22:53:00.000-04:00</published><updated>2007-10-09T22:59:05.171-04:00</updated><title type='text'>2 – Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Avec un Dieu qui s’appelle YHWH, te dis-tu, c’est sûr que c’est un peu en vain que tu tenterais de prononcer Son nom. Mais enfin, comme tu aimes bien citer exactement, voici le deuxième commandement biblique dans toute sa splendeur, arborant un point-virgule des plus élégants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.7) Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ordre qui semble avoir été rédigé dans un certain état de courroux est malheureusement un peu vague. L’explication qui te semble la plus logique, tu l’avoues, est parfaitement compréhensible: Dieu, à l’instar de bien des gens créés à Son image, est un type occupé. Et comme Il a créé une confrérie et une sainte Trinité, ça fait beaucoup de gens pouvant être interpellés pendant les réunions de coordination de projets. Ainsi, Il S’est dit que ça serait franchement embêtant si tous commençaient à L'apostropher tout le temps pour n’importe quoi, pas grand-chose et ah! finalement j’ai oublié, je rappellerai. Il fallait donc instaurer un système avec une bonne force coercitive, pas qu’un simple ONU avec recommandations suggestives à suivre pour ceux à qui ça tente, si ça leur adonne. Ce fut donc écrit: l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, tu médites parfois sur un tel commandement onusien: Tu n’auras pas d’armes nucléaires; car l’ONU ne laissera point impuni celui qui en aura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, de cette façon, Dieu est peut-être à l’abri de ceux qui L’invoque pour lui parler de la pluie et du beau temps: «Christ qu’il fait beau» et autres «Ostie, il pleut». Punition divine: paf! une tache de jus de raisin sur la chemise blanche, une maille dans le bas résille, un gouvernement conservateur. Toutefois, sa manière de déléguer est parfois un peu injuste. Tu considèreras ici l’exemple éloquent de saint Antoine de Padoue, qui se tape seul toutes les demandes relatives aux objets perdus. En fait, puisque c’est toujours intéressant de le souligner dans un souper, tu rappelleras que saint Antoine est invoqué pour retrouver les objets perdus à cause de l’anecdote classique concernant les commentaires qu’il avait écrits à propos des &lt;em&gt;Psaumes&lt;/em&gt;. Un voleur les lui déroba un jour, mais se sentit par la suite divinement obligé de les lui rendre. Tous peuvent maintenant le dire à leur beau-frère, c’est vrai. Du moins, c’est la version officielle. Il y a aussi l’hypothèse farfelue selon laquelle ses commentaires étaient très ennuyeux et n’intéressaient pas du tout le voleur, qui préférait des choses insignifiantes comme des bijoux, de l’argent, du sucre à la crème ou même des cartes de hockey de Wayne Gretsky, bien qu’il conçût dans ce dernier cas que c’était temporellement impossible. Mais bon, toujours est-il que saint Antoine passe ses journées à entendre des «Saint Antoine, où sont mes clés? Où sont mes lunettes? Où est passé mon boa constrictor? Mais où est donc Carnior?» Et lui de son côté doit faire un suivi de dossiers, rappeler: «À côté de tes lunettes. T’as jamais eu de lunettes; de mémoire non plus d’ailleurs, je vais finir par bloquer ton numéro. Ce n’est pas ma spécialité, mais regarde dans la cage du canari, mais ne cherche plus le canari. Sûrement avec Carmen Sandiego, mais ne t’y arrête pas trop, ce n’est qu’un truc mnémotechnique.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît donc clairement que Dieu se moque un peu de saint Antoine de Padoue et que ce dernier n’est pas le genre de type qui lit bien ses contrats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ah, au fait saint Antoine, où sont passés mes commentaires des &lt;em&gt;Psaumes&lt;/em&gt;?» &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8283129960835872051?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8283129960835872051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8283129960835872051' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8283129960835872051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8283129960835872051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/10/2-tu-ne-prononceras-pas-le-nom-de-dieu.html' title='2 – Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3448153280609005948</id><published>2007-09-30T23:15:00.000-04:00</published><updated>2007-10-09T23:00:55.129-04:00</updated><title type='text'>1 – Je suis le Seigneur ton Dieu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce point était particulièrement cher à Dieu et ça Le rendait particulièrement loquace. Tiens, tu vas reprendre les versets ici bien que ce soit accessible dans n’importe quel &lt;em&gt;Exode&lt;/em&gt; ou même &lt;em&gt;Deutéronome&lt;/em&gt; quand tu as une bible sous la main, sauf que, te voilà désolé, tu n’as pas eu le temps de terminer les enluminures dorées et les &lt;s&gt;latrines&lt;/s&gt; (bon, on siffle comme si on n’avait rien vu) &lt;em&gt;lettrines&lt;/em&gt; surdimensionnées. Mais enfin, tu ne fais pas trop dans le scrapbooking… Par ailleurs, ô joie, c’est spécifié à l’article 20.4: Dieu aussi est contre le scrapbooking.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(20.2) Je suis l'Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.&lt;br /&gt;(20.3) Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.&lt;br /&gt;(20.4) Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.&lt;br /&gt;(20.5) Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent.&lt;br /&gt;(20.6) et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, alors sans vouloir être mécréant, juste par souci de rigueur mathématique, tu aimerais démontrer un petit accroc dans la logique divine. Supposons que ton arrière-multiple-bisaïeul ait été un gentil bon gars: il avait un emploi stable, pas d’alcool, pas de tabac, s’occupait des enfants, écoutait peut-être chanter l’arrière-multiple-bisaïeul de Michel Rivard, faisait rôtir le mammouth (juste rosé à point avec du romarin, c’était délicieux), allait au besoin chercher des tampons dans la forêt pour sa concubine, discutait aimablement avec ses voisins de hutte, et il aimait Dieu et gardait ses commandements. Donc, pour ses enfants, c’est la joie pendant 897 générations tranquilles. Et là, paf! un petit coquin survient dans la lignée. Et le coquin est méchant avec Dieu, ou inique comme Dieu le dit. Bon, alors en théorie, ça se calcule bien, la descendance avait encore droit à 103 générations de miséricorde en souvenir du bon gars. Mais là, que se passe-t-il? Ton Dieu, l’Éternel, Lui, est jaloux et punira l’iniquité des pères sur les enfants, et Il ne sait même pas si ce sera pour trois ou quatre générations, ce qui est quand même un peu dommage. Enfin, tu auras au moins souligné clairement la contradiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, avant qu’on te frappe avec un objet contondant, tu peux bien dire que tu es un peu de Son côté parfois. Un veau d’or, ce n’est clairement pas très joli, légèrement ringard et ça jure particulièrement avec la décoration du salon en plus d’accumuler la poussière. Et ne va pas l’épousseter, ça pourrait être pris pour de l’adulation. Oui, Il a raison d’interdire ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand même: Dieu est parfois un peu diva.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3448153280609005948?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3448153280609005948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3448153280609005948' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3448153280609005948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3448153280609005948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/09/1-je-suis-le-seigneur-ton-dieu.html' title='1 – Je suis le Seigneur ton Dieu'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4124499855336520213</id><published>2007-09-24T22:27:00.000-04:00</published><updated>2007-09-24T22:33:36.711-04:00</updated><title type='text'>Les dix commandements</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’agente de voyage fut d’abord un peu interloquée quand tu lui demandas ce qu’elle avait comme forfaits pour le Mont Sinaï. Elle tenta d’abord férocement de te convaincre qu’à Cuba, avec un forfait tout compris, tu serais beaucoup mieux, et oh! tiens, on offre présentement de gros rabais pour Cayo Largo. Puis, avant qu’elle ne se mette à ronger ses ongles opalins, tu t’éclipsas en douce et pesas le pour et le contre, qui étaient plutôt légers ce jour-là. Peut-être qu’au lieu d’aller faire ouvrir la mer Rouge avec un bâton, tu serais mieux de considérer la possibilité de substituer Rigaud à Sinaï; ça rappellerait même de bons souvenirs à Dieu, avec son fameux coup du champ de patates transformées en roches, car enfin, saint Pierre se tape encore sur les cuisses à chaque fois que c’est évoqué au party de bureau du Club social en haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis soudain tu t’inquiètas. Et si en rencontrant Dieu comme ça, Il en profitait pour t’en ajouter une dizaine, subrepticement? Il faut dire que dans le judaïsme, les 10 commandements font partie de 613 commandements (&lt;em&gt;mitzvot&lt;/em&gt;, si on te le demande dans un quiz) prescrits aux Juifs, et que bon, si entre autres choses tu n’es pas chaud à l’idée de porter le même couvre-chef en tout temps, tu tiens surtout à préserver le couvre-chef naturel de chacun de tes organes. Et puis, d’un autre côté, tu aurais peur aussi d’avoir à vivre avec une sorte de code de vie hérouxvillois mal rédigé et particulièrement difficile à défendre. Dans ces circonstances, aussi bien garder l’ancien décalogue. Surtout que Dieu l’a fait écrire deux fois dans le Pentateuque, Il devait y tenir un peu; tu sais bien qu’on n’écrit pas un Pentateuque pour le simple plaisir de la chose. Qui a déjà écrit un Pentateuque juste pour le plaisir? Qui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, sur les tablettes granitaires (ou marmoréennes, au diable les dépenses divines), le doigt de Dieu inscrivit les règles du jeu. Puis, comme Il utilisait parfois des hébraïsmes sémantiques et une rhétorique alambiquée, saint Augustin d’Hippone ramena le tout à ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 – Je suis le Seigneur ton Dieu;&lt;br /&gt;2 – Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain;&lt;br /&gt;3 – Tu te souviendras de sanctifier les jours festifs;&lt;br /&gt;4 – Honore ton père et ta mère;&lt;br /&gt;5 – Tu ne commettras pas d’assassinat;&lt;br /&gt;6 – Tu ne commettras pas d’adultère;&lt;br /&gt;7 – Tu ne voleras pas;&lt;br /&gt;8 – Tu ne feras pas de faux témoignages;&lt;br /&gt;9 – Tu ne désireras pas la femme de ton prochain;&lt;br /&gt;10 – Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu tenait particulièrement au ton paternaliste, à ses «Fais pas ci! Fais pas ça!», ce qui démontre évidemment un blocage freudien à la phase du &lt;em&gt;non&lt;/em&gt;, un attachement aux théories cognitivistes rétrogrades, une soif irascible d’autorité, mais une bonne maîtrise de la négation dans les phrases de base en utilisant un langage soutenu, ce qui en fait un Dieu transversalement compétent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, tu considères probable que Moïse a contribué à ramener les paroles à une dizaine bien nette sur deux tablettes par endossement hâtif du système international. Mais bon, peut-être aussi est-ce parce que Dieu avait créé des hommes à deux bras et que 613 commandements gravés, ça aurait fait lourd à transporter (et les sandales de Moïse étaient usées, c’eût été dommage qu’il se fracture le tibia). Mais surtout, avec 613 commandement, les médias en bas de la colline auraient seulement sauté sur les trois commandements un peu plus baroques pour tout décrier et occulter le débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu t’en doutais, en fait: Dieu écoutait parfois TVA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, tu as entendu dire que c’est toujours comme ça aux &lt;em&gt;Saisons de Clodine&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4124499855336520213?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4124499855336520213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4124499855336520213' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4124499855336520213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4124499855336520213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/09/les-dix-commandements.html' title='Les dix commandements'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8270275070349176225</id><published>2007-09-19T11:48:00.000-04:00</published><updated>2007-09-19T11:56:28.847-04:00</updated><title type='text'>Quatre-vingt-dix-neuf ans de solitude (Les Grands Dossiers historiques)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il faut le dire tout de suite: la Citadelle de Kowloon est une saga. En fait, Kowloon est clairement le Macondo de Márquez. Mais par considération pour les normes établies, tu résumeras quand même en moins de 437 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant le début d’&lt;em&gt;American Idol&lt;/em&gt;, pendant la dynastie Song, fut fondée une bourgade sympathiquement appelée Kowloon (Brossard, en mandarin) où il faisait bon surveiller les pirates. Mais entre deux abordages, il faisait bon également gérer la production de sel; ce que tout observateur de pirates aime bien faire dans ses temps libres. Et entre deux salaisons, ils en profitaient pour fortifier la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ton intérêt vorace et inassouvi pour la gestion du sel en territoire chinois, il est temps de passer aux choses sérieuses. Passons donc à ce jour ensoleillé avec passages nuageux de 1842 où fut brandi le Traité de Nankin, qui avait peut-être principalement pour but de légiférer sur la composition de la sauce soya, mais qui entre autres détails cédait l’île de Hong Kong à la Grande-Bretagne. Cela n’est évidemment pas un cadeau à dédaigner pour qui aime bien les îles, et la Grande-Bretagne se sentait un peu comme Sancho qui aurait finalement reçu l’archipel promis par Don Quichotte. Les autorités chinoises se dirent alors que la Citadelle de Kowloon serait une bonne place pour caser un poste militaire et administratif et contrebalancer l’influence des Britanniques dans la région. Tu le comprends, la principale crainte floue des Chinois, c’était effectivement les Spice Girls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un plaisant souper, en 1898, la Convention pour l’extension du territoire de Hong Kong est signée: Hong Kong est donc remis avec tout le flafla, pour un bail de 99 ans, à la Grande-Bretagne, toujours à l’exception de la cité enclavée de Kowloon. Tout le monde était heureux, tellement que quelqu’un finit par dire: «Ah! et puis c’est juste officieux, mais vous pouvez même garder des troupes à l’intérieur de la citadelle, tant qu’il n’y a pas d’interférence.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme ce flegmatique et au demeurant charmant Britannique avait beaucoup trop bu, il oublia et la Citadelle de Kowloon fut attaquée en 1899. Ce fut alors une bonne blague parce que la citadelle avait pratiquement été abandonnée, alors les Britanniques purent se remettre à jouer au polo sans soucis et la petite enclave se développa tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Britanniques jouèrent longtemps au polo, puis un jour de Seconde Guerre mondiale, l’armée japonaise attaqua Kowloon Harbor, chassa les résidents et démolit les forteresses pour construire un aéroport à proximité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En épilogue, après que le Japon eut capitulé, Kowloon devint une sorte de ghetto labyrinthique monolithe où les masses humaines et pierreuses s’accumulaient les unes sur les autres dans une décadence toute babylonienne. Mais à la fin, au lieu de la colère linguistique de Dieu en bonne et due forme, le gouvernement en place transforma plutôt la cité en parc. Autres temps, autres moeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était évidemment une bonne chose pour le polo, mais les Britanniques arrivaient à la fin de leur bail et devaient quand même se trouver un autre quatre et demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citadelle_de_Kowloon"&gt;Le lecteur incrédule peut maintenant se diriger vers Wikipédia, mais il n’y a pas de garantie sur le plaisir qu’il pourra en tirer.&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8270275070349176225?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8270275070349176225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8270275070349176225' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8270275070349176225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8270275070349176225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/09/quatre-vingt-dix-neuf-ans-de-solitude.html' title='Quatre-vingt-dix-neuf ans de solitude (Les Grands Dossiers historiques)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8261551302311751268</id><published>2007-09-04T22:46:00.000-04:00</published><updated>2007-09-04T22:54:01.946-04:00</updated><title type='text'>Persona dans le trafic* (Les Grands Dossiers historiques)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;1967. La grande épluchette universelle de blé d’Inde aligne ses derniers mois en douce sur la néo-créée île Sainte-Hélène. Montréal vit alors un somptueux rêve orange, jaune, brun et turquoise. Un rêve qui aura passé comme une minijupe; c’est-à-dire parfois avec émoi, parfois avec un petit haut-le-cœur. Quelques-unes de celles qui seront plus tard tes vieilles tantes (pas nécessairement haïssables, mais ça arrive parfois) décident alors de décorer leur maison. Elles achètent rideaux et sofas assortis (selon le principe de la parité du laid), et bien que le mariage soit douloureux, aucun divorce ne sera accordé; quelques adultères décoratifs qui ne lénifieront rien seront tolérés dans les années 1980.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, restons en 1967, car en ce suédois début de septembre, le peuple du meuble à assembler soi-même ne cherche pas ses vis manquantes, mais s’apprête à vivre son &lt;em&gt;dagen H&lt;/em&gt; (et non pas son Häagen-Dazs, car si ici on vit parfois sa vinaigrette, les Scandinaves eux ne vivent pas leur crème glacée). Donc, en ce jour H (traduction pour éviter le déboussolant &lt;em&gt;suédoisisme&lt;/em&gt;), au lieu de changer les rideaux, les Suédois changent le sens de la circulation routière. Rien de moins. Car à une question du type «Hé, bon peuple, désires-tu que nous roulions à droite au lieu d’à gauche?», le bon peuple répond à 85%: «Euh! non, pas question… Ça fait près de quarante ans qu’on refuse, vous êtes pas bien?». Un peu après, le parlement suédois décide donc que oui, ça va se faire, et que tiens, le 3 septembre 1967, à 5 heures du matin, on change le sens des voies. À 4h50, on roule à gauche puis on se gare. À 5h, on roule à droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un plan est ainsi mis en branle. Il faut préparer les gens, et les intersections un peu aussi. Des psychologues sont lâchés dans la foule et dans le trafic. «Parlez-moi de votre enfance dans les voies de gauche... – Dans mon jeune temps, Peupa nous emmenait souvent à la campagne et snif! je m’en rappelle encore, après la courbe chez ma tante Olga, snif! on devait tourner à droite, et il y avait souvent une moissonneuse-batteuse, et peupa avait écrasé un écureuil**…»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, tu fournis même un épilogue: c’est une histoire qui finit bien. Le nombre d’accidents mortel décroît presque instantanément. Conclusion ouverte et étonnante corrélation à approfondir: nombre de personnes âgées, déroutées (ah!), délaissent la conduite automobile pour s’épargner la nouvelle logistique routière. Plusieurs, on s’en doute bien que cela reste tabou à l’époque, trouvent un salut dans le bingo et le jus de cassis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Désolé pour le jeu de mots, mais tu avais quand même trouvé pire encore: &lt;em&gt;Suède(s)-tu conduire à droite?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;** Ou l’équivalent suédois, tu étais supposé valider avec Bergman, mais il ne répond pas à ses messages, le coquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Note au lecteur incrédule: Tu fais bien de l’être un peu. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dagen_H"&gt;N’empêche, pour le reste, il y a Wikipédia…&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8261551302311751268?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8261551302311751268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8261551302311751268' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8261551302311751268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8261551302311751268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/09/persona-dans-le-trafic-les-grands.html' title='Persona dans le trafic* (Les Grands Dossiers historiques)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-5038626314737364564</id><published>2007-08-29T21:25:00.000-04:00</published><updated>2007-09-07T14:55:42.693-04:00</updated><title type='text'>Pourquoi être à ça de quelque chose ne veut-il rien dire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans un grand dîner de plénipotentiaires, supposons que tu es assis entre l’ambassadeur russe et sa femme et sa maîtresse (mais la roulette n’est pas venue, elle doit flâner quelque part avec Tchaïkovski sur le bord d’un lac, sûrement avec des cygnes), ce qui est donc à la fois moralement et géographiquement difficile à concevoir. Voilà donc que tout le monde s’amuse en mangeant des petits sushi au beurre d’érable, car c’est un plaisir de dignitaires que de manger des aliments qui ne vont de prime abord pas ensemble. Et là, c’est toujours un bon moment après le deuxième hors-d’œuvre (ou les compliments d’usage sur la trempette à légumes, «Elle est russe, cette trempette? – Non. – Ah! Enfin, je croyais…»), il faut trouver un sujet de conversation de société qui fera le bonheur de tous. Mais diantre, on finit par se lasser d’échanger sur la pérennité des contraintes de tension induites dans le béton précontraint des viaducs et sur les dangers d’accueillir trop d’immigrants qui ont des points de vue divergents, sur le beurre d’érable notamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors, Frédéricovitch, tu te rappelles les amours de nos vingt ans. Ou la mer, le long des golfes clairs? – Celle qui a des reflets d’argent? – Oui, celle-là. – Mais j’ai oublié les amours de nos vingt ans par contre. – Je m’en doutais, tout s’en va à vau-l’eau. – Oui, c’est à cause de la Guerre Froide et de la Conquête de l’espace. On était à ça de gagner…»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, à ce moment-là, tu penseras peut-être à ce sujet, ce qui sera très bien puisque c’était aussi le titre du billet et que le sujet amené devenait très long: pourquoi être à ça de quelque chose ne veut-il rien dire, sans point d'interrogation, car c'est évidemment une réponse que tu as. La prémisse de ton raisonnement consiste évidemment à imposer l’évidente abstraction du concept et surtout le manque total d’échelle de référence, et ce, de façon très ferme, dès le départ. Entre ça et ça, sans légende, on s’y perd un peu en effet. Qui dirait à un aveugle: «Voilà, c’est là-bas»? Tu notes alors que l’utilisation du ça à des fins exactement représentatives est effectivement en déclin. Le ça mesure donc le plus souvent a posteriori la distance qui sépare l’occasion ratée du bon coup, d’où l’imposture probable et le flou gaussien général. Juste après, comme c’est maintenant la meilleure place pour placer les arguments plus boiteux, il te faut affirmer que c’est le résultat qui compte en bout de ligne. Et prendre un air convaincu, inébranlable, sûr, voire arrogant, on ne t'en voudra plus, rendu là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, tiens, tu étais à ça d’écrire un texte qui l’illustrait parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Hé, mais ça finit en queue de poisson. – Oui, j’étais à ça de te le dire. Tout s’en va à vau-l’eau.»&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-5038626314737364564?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/5038626314737364564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=5038626314737364564' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5038626314737364564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/5038626314737364564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/08/pourquoi-tre-de-quelque-chose-ne-veut.html' title='Pourquoi être à ça de quelque chose ne veut-il rien dire'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-27205839241179702</id><published>2007-08-15T22:05:00.000-04:00</published><updated>2007-09-07T14:59:49.830-04:00</updated><title type='text'>Où tu te prononces sur un sujet qui implique curieusement le scorbut</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu as appris aujourd’hui avec heurt &lt;a href="http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?N=2&amp;id=4029&amp;amp;D=Mots%20se%20terminant%20par%20un%20-t%20final%20précédé%20d%27une%20voyelle"&gt;qu’il fallait prononcer le &lt;em&gt;t&lt;/em&gt; final dans &lt;em&gt;audit&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;scorbut&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vis une phase de déni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, c’est laid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu refuses. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-27205839241179702?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/27205839241179702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=27205839241179702' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/27205839241179702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/27205839241179702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/08/o-tu-te-prononces-sur-un-sujet-qui.html' title='Où tu te prononces sur un sujet qui implique curieusement le scorbut'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-233569347728397083</id><published>2007-07-30T22:26:00.000-04:00</published><updated>2007-07-30T22:27:53.397-04:00</updated><title type='text'>7 - De la paresse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bah...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-233569347728397083?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/233569347728397083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=233569347728397083' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/233569347728397083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/233569347728397083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/7-de-la-paresse.html' title='7 - De la paresse'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4570697258908842839</id><published>2007-07-24T21:10:00.000-04:00</published><updated>2007-07-24T21:14:34.922-04:00</updated><title type='text'>6 – De l’orgueil</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu écris dans un blogue, alors foncièrement, en quelque part, tu n’étonneras personne en admettant que tu es un peu orgueilleux. Mais enfin, pas de cet orgueil vain qui fait que les gens veulent des souliers qui s’agencent à leurs bobettes griffées ou qui en poussent d’autres à acheter à fort prix les plus grotesques lunettes de soleil en raison d’une mode californienne décidée à la va-vite par deux starlettes ivres. Non, disons plutôt le genre d’orgueil qui te pousse à te relever tout de suite lorsque tu tombes, comme c’est probablement écrit dans n’importe quel livre de croissance personnelle sauf peut-être dans &lt;em&gt;Les hommes aussi ont le droit de pleurer&lt;/em&gt;. En fait, la dernière fois que tu ne t’es pas relevé tout de suite, tu étais en deuxième année, tu venais de choir dans la neige tapée après avoir fait quelques fortuites roues latérales en ski alpin, et tu avais accessoirement un tibia fracturé. Mais la douleur, tu t’en rappelles encore très bien, était cuisante: à la fois un déchirement, une entorse, et une luxation ô combien aiguë de l’orgueil. Et ce dans l’allée juste sous la remontée mécanique, alors, non merci, tu ne t’es pas donné &lt;em&gt;le droit de pleurer, aussi&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, tu avances dans la vie avec ce regard assuré, celui qui est de mise dans les réunions au bureau et dans les catalogues Sears, celui qui fait en sorte que même si tout semble vouloir partir en morceaux, tu ne bronches pas et tu passes à travers. Mais d’autre part, il ne faut pas s’inquiéter non plus, tu as avec ton ça et ton moi un surmoi qui fait généralement très bien l’affaire, dans un format pratique qui se trimballe partout et qui a l’avantage de ne pas être en métal pour ne pas faire sonner les détecteurs dans les magasins et les aéroports, alors ça diminue beaucoup tes risques d’inflammation de l’ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton costume de Superman ne comporte ni cape magique volante ni slip bleu royal moulant, il est fait d’un peu d’orgueil de bonne trempe bien placé, et ça fait des miracles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, en y pensant un peu, c’est même probablement par orgueil que ton costume ne comporte pas de slip bleu royal moulant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le bleu royal, ça ne te va pas si bien.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4570697258908842839?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4570697258908842839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4570697258908842839' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4570697258908842839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4570697258908842839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/6-de-lorgueil.html' title='6 – De l’orgueil'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8163843162116190306</id><published>2007-07-12T21:23:00.000-04:00</published><updated>2007-07-23T13:54:01.675-04:00</updated><title type='text'>5 – De la luxure</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;«Du pain et du stupre!» aurait lancé Juvénal si la passion des Romains pour le cirque avait été un peu moindre et que Rome eût été un bordel moins cachottier. Mais il a parlé de jeux, parce que Rome était sanglante mais assez chaste; on y mangeait candidement des pâtes al dente en discutant d'huile d’olive pendant que des gladiateurs s’entretuaient gentiment au soleil sous le ciel de mai, entre amis, en faisant quelques parades de char entre les lions, et certains gardaient parfois leur montre pendant la course, alors c’était très rigolo, on s’y amusait tout le temps. Las Vegas, bien plus tard, ayant déjà les néons criards de tout sex-shop qui se respecte et l’ensemble des autres vices (et éprouvant quelques difficultés à comprendre la satire de Juvénal), décida donc de remplir ce rôle lascif. Curieusement, l'érection d’un immense hôtel phalloïde de béton armé et de verre trempé semble encore en phase préliminaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La luxure: voici donc le péché qui attirera les visiteurs uniques en manque de Pamela Anderson, de frotti-frotta oniriques, de va-et-vient suggestifs, de turgescences zoomées et de Pamela Anderson encore, mais sans habit de motoneige cette fois-ci et la * à l’air avec ses gros *, si possible *, en supposant des requêtes polies et étrangement censurées par des astérisques. Enfin, les gens sont prêts à faire des bassesses pour un peu d’horizontalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, alors disons que si Dieu commence à avoir peut-être l’intention de mettre éventuellement ta chasteté en doute, certes, il aura bien raison de le faire. Mais bon, tu ne le lui as pas vraiment caché; tu as même poussé l’audace jusqu’à aller cueillir la pomme du péché originel dans le couvent où pensionnait ta copine, alors si ce n’est pas de la franche et loyale compétition… Ah? de l’effronterie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le mariage qui absout les péchés du monde? C’est dans les plans? Pour toi, le mariage à l’église relève de la tartuferie, celui au palais de justice frise la condamnation et celui dans le Sud sur un grand bateau blanc baignant dans une mer turquoise renvoie à une scénologie ridicule de feuilleton américain. Il est hors de question que tu partages le même phantasme qu’une ménagère texane ou qu’un personnage nommé Kelly. Il s’agit donc clairement d’une impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu décrètes que la continence est un bien plus grand cul-de-sac encore.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8163843162116190306?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8163843162116190306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8163843162116190306' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8163843162116190306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8163843162116190306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/5-de-la-luxure.html' title='5 – De la luxure'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7685990635530213335</id><published>2007-07-10T21:07:00.000-04:00</published><updated>2007-07-10T21:17:44.041-04:00</updated><title type='text'>4 – De la gourmandise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La gourmandise est un péché grave. Il convient de punir sévèrement ceux qui osent se servir une deuxième ration de patates pilées, ceux qui prennent une grosse pointe de tarte aux fraises ou qui mettent trop de sauce forestière sur leur rôti (et même sur les patates parfois, c’est tout dire). Ces gens sont dangereux et contribuent à précipiter les sociétés dans la déchéance la plus totale, un monde fou où la morale se diluerait infiniment comme un bouillon de soupe de buffet chinois. Et qu’on laisse enfin les fraudeurs et les mafieux tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, la gourmandise occidentale reçoit un mélange d’oppression et de grand encouragement, ce qui ne garantit pas des résultats probants. Oui, les messages sont parfois contradictoires; tu le sais, tu as déjà vu à l’épicerie une couverture de magazine (était-ce &lt;em&gt;Le Monde diplomatique&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Les Affaires&lt;/em&gt;?) avec une photo de gâteau fondant au chocolat avec de la crème fouettée, des petits copeaux de cacao, des cerises givrées, du sirop d’érable et du coulis de fraise avec du caramel au beurre par-dessus, et une accroche d’article qui disait sensiblement: «Mon régime de tofu et de carottes me rend folle de joie!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, les manges-tu, donc, tes émotions? Tu prends une deuxième assiette même lorsque tu n’as plus faim, parce que, enfin, c’est la recette de ta tante Lucienne? Sérieusement, te concoctes-tu des mets par trop caloriques (pas trop catholiques)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, tant que les inspecteurs du &lt;em&gt;Guide alimentaire canadien&lt;/em&gt; ne viennent pas analyser ton menu, tu peux considérer ton alimentation comme respectable. Tu aimes même les épinards et le brocoli, alors c’est difficile de s’autoflageller en prenant un deuxième bol de salade. Mais bon, il ne faut pas croire que tu es raisonnable tout le temps (ah! ce qu’il faudrait être dupe). Sauf qu’encore là, des signes extérieurs (appelons ça Dieu, le dos est large quand on est partout) viennent périodiquement calmer tes envies de glucides et de lipides poly-insaturées: ton pop-corn explose au micro-onde, tes nachos prennent en feu dans le four et d’autres interventions divines sont offertes sur appel. Mais parfois, Dieu doit s’égarer un peu trop ailleurs (c’est-à-dire Dieu sait où, selon la sacrée expression consacrée), parce qu’il fait flétrir tes épinards et brûler tes pâtes dans le fond du chaudron, et ça, ce ne sont pas des tours à jouer… ce sont des gaffes de dieux amateurs. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7685990635530213335?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7685990635530213335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7685990635530213335' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7685990635530213335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7685990635530213335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/4-de-la-gourmandise.html' title='4 – De la gourmandise'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7764832125616615889</id><published>2007-07-05T23:50:00.000-04:00</published><updated>2007-09-07T15:00:26.784-04:00</updated><title type='text'>3 – De l’envie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’envie mérite-t-elle vraiment sa place dans le palmarès des péchés? Car si un quidam envie un autre quidam, où est le mal? Supposons que tu envies avec fougue et péché le quatre-roues du deuxième voisin (ouf! cet exemple est bien tordu), qui trouvera à y redire, sauf peut-être ta conjointe si tu lui en parles tout le temps? Ainsi, causer l’ennui devrait être un bien plus grand péché que l’envie. Mais bon, ce n’est pas toi qui as listé les péchés du monde, ni madame Bovary. Par ailleurs, évidemment, il est bien concevable que si tu convoites tant ce quatre-roues (quelle imagination débridée), tu ne sauras te retenir et garder ça pour toi et que là, le péché peut rejaillir dans toute sa splendeur si tu commets l’indélicatesse d’aller le flatter la nuit ou pendant le barbecue dominical. Ainsi, l’envie est l’intention possible d’un péché, et Dieu, prudent et minutieux (entre autres facettes), interdit cela à la base. C’est du moins ce que Ses scribes ont compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La polysémie du mot invite également à la prolifération du péché. Envie d’une crème glacée molle, d’une scie sauteuse Black&amp;amp;Decker (si possible en solde), d’un frigo en inox, d’un &lt;em&gt;k&lt;/em&gt; qui se placerait bien dans ta prochaine partie de Scrabble, d’une petite fontaine en forme de chérubin qui fait pipi dans ton jardin (qu’il faut bien cultiver)? Voilà, le péché te guette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Es-tu envieux, donc? Bah, non, oui, peut-être, un peu, ça dépend, parfois, c’est dur à dire. L’envie a pour toi la bonté de se présenter sous forme de pensées fugaces. Bien sûr, parfois, tu te dis en regardant certaines situations que, tiens, ça semble intéressant d’être riche et en santé et influent et heureux et d’avoir tout ce que tu veux tout le temps, mais la sagesse populaire (encore elle) te souffle alors à l’oreille que l’herbe est toujours plus verte chez les voisins (ce que tu savais déjà, tu la vois tous les jours), mais que quand on se compare, on se console. Alors dans ces moments, tu te fais une toge dans une nappe de lin, tu vas t’asseoir sur une grosse roche au soleil, déposes ton menton dans le creux de ta main et te dis: «Ah! Heureux soit l’homme qui réalise que le mieux est l’ennemi du bien.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais parfois tu te dis que, toi aussi, enfin, tu aimerais bien… Et alors, c’est à recommencer. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7764832125616615889?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7764832125616615889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7764832125616615889' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7764832125616615889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7764832125616615889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/3-de-lenvie.html' title='3 – De l’envie'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2243886116213287529</id><published>2007-07-02T23:26:00.000-04:00</published><updated>2007-09-07T15:01:18.113-04:00</updated><title type='text'>2 - De la colère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bon, tu n’es pas trop colérique. Ou plutôt: tu maîtrises très bien la petite veine battante qui pousse parfois dans le cou de certaines personnes devenant rouges ou bleues lorsqu’un véhicule les dépasse par la droite, dans l’accotement, juste avant leur sortie en pleine heure de pointe, et qui peut les porter à lever un des doigts, tiens, disons celui du milieu, vers leur prochain qui a un peu forcé les choses pour ne plus être le prochain justement, mais le précédent. Tu as donc su trouver le cran d’arrêt qui t’empêche de te transformer en Hulk surdimensionné et de casser, en furie, les assiettes de porcelaine fleurie de ta belle-mère partout dans la cuisine. Bien sûr, tu n’as pas franchi le cap ridicule de commencer chaque phrase par «Je trouve que…» ou «Je comprends tes appréhensions, chérie, tu sens bon et ta nouvelle blouse est très jolie, mais il me semble que…» en rampant pour passer le moindre commentaire, fût-ce l’insinuation légère que la sauce à spaghetti pourrait peut-être, enfin pas nécessairement, ce n’est pas si flagrant… manquer un peu d’épice? Guy Corneau, Oprah, Docteur Phil et tout autre objecteur de conscience qui vit dans la plénitude de la communication sans jamais hausser le ton ne saurait être le bienvenu dans ta chaumière où il fait parfois bon mettre les points sur les &lt;em&gt;i&lt;/em&gt; et les barres sur les &lt;em&gt;t&lt;/em&gt;, comme le dit la sagesse populaire lorsqu’on lui jase au coin de la rue. Et comme tu ne fais les choses ni à moitié ni dans la dentelle, tu mets aussi les points sur les &lt;em&gt;j&lt;/em&gt; et les queues sur les &lt;em&gt;Q&lt;/em&gt; (et les &lt;em&gt;s&lt;/em&gt; au pluriel en tenant compte des exceptions, mais on s’égare et tu ne feras quand même pas une colère pour des pataquès).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, ne viens pas dire que ta coche tu ne pètes point. Non, tu n’oserais pas, mais n’empêche que tu as une façon de te fâcher qui relève un peu de l’abnégation et surtout de la bombe à retardement, et tu as appris qu’il est souvent bon d’user de la politesse et de l’ironie, ce qui travestit ta colère sous des traits presque belliqueux pour quiconque perçoit mal l’ironie. Et tu ne saurais prétendre que cette incapacité est rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les mots d’église, eux? Ah! ce charmant bagage qui fait les joies des chantiers de construction! Faut-il s’appuyer sur eux, les éviter absolument ou en faire un usage modéré? Jolie question épineuse, mais tu crois qu’un usage personnel restreint et privé, dans le confort de ton salon, puisse être toléré puisqu’il se substitue bien au «Par la présente, j’aimerais bien énoncer que des limites qui m’appartiennent en propre viennent d’être outrepassées et il m’appert important que tu en aies connaissance.» Mais il est vrai que parfois, un pot de yogourt qui tombe par terre et éclabousse tout le plafond, un orteil qui embrasse avec vitesse une patte de lit dans le noir, un caillou qui décide de venir fendre ton pare-brise en plein milieu à la hauteur des yeux, côté conducteur, ça peut occasionner une espèce d’impulsion sur le graphique des stimuli extérieurs et faire en sorte que le cerveau perçoive un certain dépassement de limite. Il est par contre essentiel de contrôler les limites pour éviter une conversation où le sacre agit comme synonyme de tout, de n’importe quoi et surtout de rien: une sorte d’application du langage de Peyo où le verbe &lt;em&gt;schtroumpfer&lt;/em&gt; aurait triomphé de toute structure langagière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comment schtroumpfes-tu aujourd’hui? Ah! Crissement bien.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2243886116213287529?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2243886116213287529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2243886116213287529' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2243886116213287529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2243886116213287529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/07/2-de-la-colre.html' title='2 - De la colère'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-3848367362057771472</id><published>2007-06-26T22:39:00.000-04:00</published><updated>2007-09-07T14:56:25.760-04:00</updated><title type='text'>1 - De l'avarice</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Jeune Nord-américain de bonne famille typique (mais sans chien), la personnification la plus facilement identifiable de l’avarice que tu as connue fut Picsou, à moins d’avoir eu une grand-mère particulièrement détestable.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pour ce premier péché, tu t’en sors bien: tu es loin d’avoir une pièce remplie d’or, jalousement gardée, dans laquelle tu plongerais avec une baudruche et un justaucorps rayé blanc et rouge. Car enfin, des pièces de monnaie comme ça, tout le monde le sait, ça bouche le filtre et ça donne un pH trop acide. Et essaie de passer l’aspirateur dans le fond, après ça!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais sans être le Séraphin du village, ordinaire fesse-mathieu parmi les pingres, tu n’es pas toujours un exemple de don de soi, pécuniairement parlant. Le mois passé, lorsque tu vis dans la boîte postale la lettre paroissiale qui quémande la dîme, tu la mis à la récupération sans trop attendre (l’évêque devra garder son calice usagé un an de plus). Ton réfrigérateur est vierge des enfants que tu pourrais parrainer en Afrique. Et quand les enfants de la troisième année primaire passent vendre du chocolat et du café pour leur voyage éducatif à Las Vegas, tu vas même jusqu’à dire un «non merci» poli mais ferme.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Par contre, la rationalité des uns est toutefois l’avarice des autres. Ainsi, tu admettras choisir souvent des produits génériques à la pharmacie et aussi à l’épicerie, puis tu paies dettes et cartes de crédit au lieu d’acheter 72 paires de chaussures, du Beaujolais millésimé de l'entre-deux-guerres, deux Borduas et deux manoirs pour les y accrocher. Et parfois, tu pratiques l’avarice à petite dose, celle qui pousse les gens à manger la dernière pointe de pizza sans la partager en deux.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais bon, la morale est que l’avarice, ce n’est pas beau. (La varice non plus, mais ce n’est pas vraiment considéré comme un péché.)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-3848367362057771472?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/3848367362057771472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=3848367362057771472' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3848367362057771472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/3848367362057771472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/06/1-de-lavarice.html' title='1 - De l&apos;avarice'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8086000893259220983</id><published>2007-06-20T22:19:00.000-04:00</published><updated>2007-06-20T22:23:35.384-04:00</updated><title type='text'>Des péchés capitaux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Par une étrange pensée qui traversa furtivement ton esprit, tu réalisas que si tu peux retrouver chaque ligne du &lt;em&gt;Notre Père&lt;/em&gt; correctement (soit sans trop trébucher), tu ne saurais réciter le &lt;em&gt;Je vous salue Marie&lt;/em&gt; avec exactitude, puis que pour &lt;em&gt;Le credo&lt;/em&gt;, c’est peine perdue, les bribes sont bien pâles et tout emmêlées (mais furent-elles déjà claires et ordonnées?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu les appris jadis sans trop y penser, sinon tu aurais été bien embêté de dire si Dieu était finalement aux cieux ou à la boulangerie. Puis bon, la plupart du temps, tu prenais des céréales, alors le pain quotidien, ce ne sera pas nécessaire, merci. Quant au &lt;em&gt;fruit des entrailles&lt;/em&gt;, tu te rappelles avec flou les efforts du professeur pour s’en sortir élégamment devant une classe incompréhensive. Enfin, tu trouves encore qu’il y avait quelque chose de curieux pour un bonhomme de sept ans de demander à un étranger qui a un condominium infini dans les nuages, des cathédrales dorées partout sur la planète, et qui en plus s’offre le don d’ubiquité, de ne pas le soumettre à la tentation, et pas seulement ça, mais de le délivrer du mal par-dessus le marché… Disons simplement que tu te questionnais alors bien peu sur le &lt;em&gt;modus operandi&lt;/em&gt; du Seigneur et de Ses trésoriers terrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis un jour, toute la classe traversa la grande cour de récréation jusqu’à l’église de stuc qui arborait l’affreux style presque moderne des années 1960. Ton opinion sur Dieu n’était peut-être pas très précise, mais sur sa maison, elle était particulièrement tranchée: tu la trouvais bien laide. Et les vitraux dans le plus pur style &lt;em&gt;Dollarama&lt;/em&gt; n’aidaient en rien (sans vouloir minorer le talent des artisans chinois). Tu allais pourtant négliger ces détails quelques instants plus tard, après que l’enseignante eut annoncé que le moment était venu de penser à ses péchés, d’écouter monsieur le curé, d’écrire ses péchés sur une petite feuille et d’aller en parler à monsieur le curé tour à tour. L’euphorie, bien sûr. Péché? Et toi qui n’aimais même pas le poisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis le curé, fin pédagogue, enchaîna possiblement avec deux paraboles et une petite explication digne de &lt;em&gt;l’Évangile en papier&lt;/em&gt; sans les lions de carton. Tu te rappelles pourtant l’effroi qui te prit en fixant le petit papier blanc pur sans péché. Il te fallait le souiller d’un péché d’enfant, ridicule par définition bien sûr, mais tu n’avais pas tout à fait le goût de jouer à &lt;em&gt;Vérité ou Conséquence&lt;/em&gt; avec le curé et son patron d’en haut. T’étais-tu chicané avec ta sœur pour avoir le verre bleu? Avais-tu mangé un morceau de chocolat en cachette? Avais-tu dit un gros mot à table? Tu regrettas presque de ne pas t’être battu plus tôt, ça t’aurait évité de chercher ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu misas sur la chicane avec ta sœur, possiblement à l’instar de vingt-cinq autres élèves, en plaignant le plus sérieusement du monde les quatre ou cinq qui avaient eu le malheur de naître sans prédécesseurs ou successeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vieillissant, tu réalisas que les péchés d’adultes ont l’avantage d’être beaucoup plus intéressants et diversifiés, et qu’ils viennent en plusieurs belles catégories avec de délicieuses possibilités d’agencement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avarice. Colère. Envie. Gourmandise. Luxure. Orgueil. Paresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le compte des péchés usuels réunis en un forfait sept services; tu as goûté à tout. (Et parfois plusieurs en même temps, sale pécheur.) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8086000893259220983?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8086000893259220983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8086000893259220983' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8086000893259220983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8086000893259220983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/06/des-pchs-capitaux.html' title='Des péchés capitaux'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-2162314057057885575</id><published>2007-06-17T22:33:00.000-04:00</published><updated>2007-06-17T22:35:47.570-04:00</updated><title type='text'>Le pêcheur de plâtre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il était peut-être dans la boîte d’un vieux camion Ford, bleu ciel et rouille. Le conducteur, un ancien gars de l’usine à l’arrière de la ville, que ton père connaissait peut-être, un Georges ou un Normand, aurait plissé les yeux parce que le soleil aurait trop fait sécher les nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venait-il de l’acheter? Était-ce le petit roi du balcon de sa sœur, une veuve éplorée qui déménageait au foyer? L’avait-il cueilli dans les poubelles du nouveau propriétaire, en diagonale de chez lui? Allait-il l’amener dans son parterre, entre un nain de jardin et une brouette renversée où s’éparpillaient des géraniums bien dorlotés?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conducteur aurait accéléré un peu en arrivant au pont, le soleil dans les yeux, et le vent dans le toupet d’albâtre du pêcheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, aurait-ce été à cause de la vue du ruisseau avec ses gros bouillons pleins de poissons ou à cause de l’ornière dans la chaussée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pêcheur se serait renversé, aurait culbuté par-dessus bord pour s’écraser au milieu des voies. Georges ou Normand aurait poursuivi sa route vers le soleil, les yeux plissés.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tu passas dans l’autre sens, sa tête était déjà émiettée et ses bras arrachés. Il ballottait sur son séant entre les voitures, brave Vénus de Milo de patio qui n’arriverait jamais au bout du voyage. Et qui ne pourrait plus pêcher.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-2162314057057885575?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/2162314057057885575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=2162314057057885575' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2162314057057885575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/2162314057057885575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/06/le-pcheur-de-pltre.html' title='Le pêcheur de plâtre'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-1958746830163683367</id><published>2007-05-31T23:46:00.000-04:00</published><updated>2007-05-31T23:48:15.034-04:00</updated><title type='text'>Les Bourgeois</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a, relativement près du bureau où tu vends ton corps ou ton esprit, à une distance qui serait indécente si elle était moindre, une vieille maison aux allures victoriennes qui fait office de taverne attitrée les soirs où le désir de libation (et on fait aussi dans la légèreté, il le faut) devient besoin, qui lui devient parfois nécessité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À vrai dire, chaque fois, tu t’y sens un peu comme dans une chanson de Brel. La grosse Adrienne de Montalan s’appelle Lynda et connaît de toi l’essentiel: ton nom et ce que tu bois (ce qu’elle appelle une belle grande rousse et ce qu’elle était jadis, probablement). D’autre part, le lieu est également le repaire, entre autres, de maître Jojo et de maître Pierre, une sorte d’hôtel des &lt;em&gt;Trois Faisans&lt;/em&gt;. Une armoire antique traîne dans le coin, Verdi et Puccini sont embossés au mur, le Titanic est laqué sur une toile ennuagée, et un vieil écran niché sous les moulures du plafond projette une partie de hockey ou de golf au gré de la programmation. Si tu y parles parfois de toi, les discours sur Voltaire se font rares et tu évites de te prendre pour Casanova (car bon, il y a une femme de la maison à la maison).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis, plus ou moins tardivement, en poussant la porte de sortie et en saluant Lynda, tu ne peux t’empêcher de te demander si tu seras celui qui montrera son cul et ses bonnes manières ou celui qui s’en plaindra au commissaire, en sifflotant presque:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les bourgeois, c’est comme les cochons&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Plus ça vieillit, et plus ça devient bête.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-1958746830163683367?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/1958746830163683367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=1958746830163683367' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1958746830163683367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/1958746830163683367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/05/les-bourgeois.html' title='Les Bourgeois'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-4208725649598054643</id><published>2007-05-18T16:52:00.000-04:00</published><updated>2007-05-18T17:18:21.681-04:00</updated><title type='text'>Corde à linge en folie</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Depuis deux semaines, la joie et la couleur sont de retour à Banlieueville. La joie sent le barbecue, et la couleur, ne le cachons pas, c’est le vert gazon (et ton terrain ajoute une touche massive et euphorisante de jaune pissenlit).&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Depuis deux semaines donc, après le travail et le souper, tu t’attendrissais presque devant le spectacle des bourgeons qui verdissaient le boisée derrière chez toi, dans la clarté tamisée du crépuscule, avec le chant des oiseaux, et, dusses-tu passer pour un parfait naïf sentimental, tu trouvais que la nature était impressionnante, que c’était apaisant et vivifiant. Un exemple de force tranquille et autres banalités éculées. Vivaldi entamait le mouvement de son concerto le plus susceptible de faire vendre des saucisses à hot dogs.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;«Quelle belle invention, la nature», te persuadais-tu. Eh bien, non, c’est une sale hypocrite!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Te voilà donc dans une scène fortement éclairée, à l’extérieur. Tu viens de finir de tondre tes pissenlits (les voisins cesseront alors de t’envoyer des têtes de cheval mort), et tu ne prends même pas le temps de siroter un jus de betterave et de rhubarbe sans saccharine, tu étends les draps fraîchement lavés sur la corde à linge (&lt;em&gt;nous, on est-è dans le vent-ent-ent…&lt;/em&gt;). Le ciel est bleu, les draps se gonflent, la brise est bonne; tu te payerais presque une scène de bonheur simplet, mais voilà, tu décides d’aller voir ailleurs si tu y es, et tu n’y vas pas seul, car si tu y es, aussi bien que quelqu’un soit là aussi pour voir ça. Donc, tu prends ta liste de commissions et pars en cavale. À ton retour, tu constates avec stupéfaction que tout ce que tu avais mis sur la corde à linge avait jugé bon de faire ce que la gravité incite toute chose à faire ardemment, et ce vers le bas (c’est ainsi sur ta planète). Tout ce qui était sur la corde à linge, la corde y comprise… et le vieil arbre qui servait de poteau également, avec une triple fracture du tronc. Étrangement, dans ton for intérieur sommairement et subitement extériorisé pour les besoins de la cause, tu blâmes un peu l’ancien propriétaire d’avoir ancré une corde à linge sur un arbre mort.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais quelle chance! tu gares rarement ta Porsche en forêt sous la corde à linge. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-4208725649598054643?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/4208725649598054643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=4208725649598054643' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4208725649598054643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/4208725649598054643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/05/corde-linge-en-folie.html' title='Corde à linge en folie'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-615034618024735400</id><published>2007-05-07T22:37:00.000-04:00</published><updated>2007-05-07T22:46:50.462-04:00</updated><title type='text'>Des potins d’épicerie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’épicerie est un de tes champs (à défaut de chevaux) de bataille hebdomadaires. La femme de la maison croit qu’il vaut mieux que l’épicerie se fasse à deux, utilisant presque la périlleuse expression &lt;em&gt;temps de qualité&lt;/em&gt;, en vantant les mystérieux mérites de la double présence pour choisir le pain tranché du quotidien. Pour peu, elle te ferait penser à Marie-Josée Taillefer, en plus brune et en moins béate (tout de même… – Je suis si heureuse. Devine pourquoi! – Je l’ignore, Marie-Josée. – Eh bien! C’est le retour de la carambole du Maroc* cette semaine! Yahoo! Je vais pouvoir faire des confitures!). Ta pensée, elle, virevolte dans le coin opposé. L’alternance t’apparaît comme une idée pleine de sens et de vertus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Par contre, tu fais preuve d’une adaptation singulière avec la nourriture et tu modifierais volontiers n’importe quelle recette plutôt que de retourner chercher un ingrédient manquant à l’épicerie. Tu as jadis adopté culinairement le principe de Lavoisier, «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.» (En fait, tu dis Lavoisier parce que c’est plus facile à retenir qu’Anaxagore de Clazomènes.) Ce jour-là marqua l’heureuse mort du pâté chinois traditionnel, et ce furent de joyeuses funérailles. Tu es donc disqualifié d’emblée au sein du couple quand vient le temps de proposer l’épicerie à garde partagée. Il y a peu d’équité dans ce domaine; il te faudra un matin trouver un pont à bloquer et des panneaux à escalader.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’épicerie se fait donc à deux. La technique s’est affinée, les conflits se sont un peu amenuisés. Le lait 1% célèbre ta victoire, et elle se réjouit devant ses poivrons orange. Tout n’est pas encore parfait, il reste toujours les grands litiges «avec ou sans pulpes», «fromage léger ou traditionnel», «jus de canneberge ou jus de raisin», et tu entends clairement le petit soupir improbateur si tu tentes d’acheter une cinquième sorte de vinaigrette… Mais tu as ton lait 1%, rappelons-le.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et après une joute plus parlementaire qu’alimentaire, vous échouez à la caisse en voyant la lumière au bout du tapis de caoutchouc roulant. Et c'est allors que, dans l’attente, les couvertures de magazines entrent en jeu...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Mince récolte, cette semaine.&lt;br /&gt;- Seulement cette actrice qui a perdu 20 livres. Voilà, ça mérite un frontispice pour le &lt;em&gt;7 Jours&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;- Actrice? Attends… absence de nom de famille, air niais… je parierais plutôt pour une fille &lt;em&gt;télé-réaliste&lt;/em&gt;. Hé! Regarde ici (coin supérieur droit de &lt;em&gt;La Semaine&lt;/em&gt;). Elle aurait plutôt perdu 15 livres.&lt;br /&gt;- Oui, c’est la même fille! Quel scandale…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, 15 ou 20? Où s’en est donc la rigueur journalistique allée?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Rigueur, rigueur, rigueur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Oh! en parlant de rigueur, il est possible qu’il n’y ait pas de caramboles au Maroc, et qu’elles ne soient pas de retour cette semaine. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-615034618024735400?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/615034618024735400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=615034618024735400' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/615034618024735400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/615034618024735400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/05/des-potins-dpicerie.html' title='Des potins d’épicerie'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-6939006905959476025</id><published>2007-04-24T23:10:00.000-04:00</published><updated>2007-04-24T23:13:55.687-04:00</updated><title type='text'>Honte et chats sauvages</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu restas quelques instants, dépité, à regarder la relique dans le fond de la chambre du fond du sous-sol, juste derrière le meuble aux soixante tournevis. Tu l’avais bien cachée, presque oubliée. Or, une délégation s’en venait envahir la place. Tu ne pouvais pas courir le risque de les laisser découvrir cette obscure source de déshonneur. Il fallait rapidement t’en débarrasser, et tu ne pouvais vraisemblablement pas la rouler dans un tapis et l’enterrer dans le sous-bois. Voilà, c’est que tu as une conscience environnementale. Et la récupération ne passe que le mardi; et encore là, la honte n’est pas écartée, bien que moins directe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il te fallut quelques instants pour te convaincre qu’il fallait la ramener là d’où elle venait. En fait, il te fallut rassembler courage et détermination afin de mener la tâche à terme. Tu devais t’en occuper. Toute la manipulation du monde serait insuffisante pour convaincre ta copine d’y aller à ta place. Tu étais seul maître de la destinée de cette chose infâme qu’un ami (à toi) avait amené chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu t’imaginais cet ami en train de rire à l’heure qu’il était. Il l’avait probablement fait exprès, en plus. Tu tentas de te convaincre que le maudire ne mènerait à rien. «Il faut apprendre à pardonner», qu’il disait, l’autre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, tu claquas ta portière et sortis avec l’objet honteux. Tu pressentais le regard de tous, sournois, moqueur, hautain, mesquin, vis-à-vis de ce qui composait une extension de fort mauvais goût au bout de ta main droite. Puis là, vis-tu une mère cacher les yeux de son bambin?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à l’intérieur, tu posas la caisse vide de &lt;em&gt;Wildcat&lt;/em&gt; sur le comptoir de l’épicerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caissière te tendit un dollar et vingt cents d’humiliation.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-6939006905959476025?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/6939006905959476025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=6939006905959476025' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6939006905959476025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/6939006905959476025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/04/honte-et-chats-sauvages.html' title='Honte et chats sauvages'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-288179605477378364</id><published>2007-04-16T22:15:00.000-04:00</published><updated>2007-04-16T22:29:26.242-04:00</updated><title type='text'>Intermède, travail, élections et tartuferies pascales</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Jeune enfant, tu étais rarement aussi attentif devant le téléviseur qu’au moment où l’émission en cours était remplacée par une image figée avec un dessin en camaïeu peu inspirant et une musique d’ascenseur au mieux sirupeuse, sinon insipide. Il y avait là quelque chose de bien frappant pour ton jeune imaginaire réceptif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les intermèdes font partie de ta vie. Tu aimes les intermèdes (et qui sait, peut-être les intermèdes t’aiment-ils).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci, il t’a semblé que la vie était un intermède. Ou encore une rame de métro que tu n’arrivais pas à rattraper. Non pas seulement que tu es en banlieue et que métro ici ne rime qu’avec tournedos (et rattraper des rames de tournedos, alors ça, on n’en parlera pas…), mais parce que parfois la vie, elle te fait faire plein de projets qui t’occupent tard le soir dans ton bureau dont les cloisons en vogue ces années-ci se portent aux trois-quarts de la hauteur du plafond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si ce n’était pas suffisant, tes paris électoraux n’ont pas tenu la route et tu fus forcé de céder trois dollars et quarante misérables cents au vainqueur, au troisième étage du bureau. Tu fus donc en mesure de comptabiliser ta défaite électorale. Un résultat d’élection qui a tout l’air d’un intermède lui aussi, avec ou sans la voix en arrière-plan des barres verticales pour annoncer «nous éprouvons présentement des difficultés».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, épuisé, tu arrivas à Pâques, passas le vendredi à ramasser la poussière qui flânait en groupe derrière les sofas et sous les objets qui manquent toujours de mobilité, entre les va-et-vient à l’épicerie. Puis en attendant le Messie, tu t’évertuas à transformer ton estomac en laboratoire de lixiviation pour jambon, chocolat, sirop d’érable et pommes de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un intermède, disais-tu…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-288179605477378364?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/288179605477378364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=288179605477378364' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/288179605477378364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/288179605477378364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/04/intermde-travail-lections-et.html' title='Intermède, travail, élections et tartuferies pascales'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-8063145189137546069</id><published>2007-04-06T09:38:00.000-04:00</published><updated>2007-04-06T09:53:41.006-04:00</updated><title type='text'>Petite revue livresque presque sans chichis, mais égoïste (partie 2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le temps groenlandais était figé. Alors, bien que l’expression ne tienne plus la route, disons que tu continues sur ton erre d’aller (si tant est que la vitesse résiduelle de ton navire n’est pas trop nulle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arturo Perez-Reverte, &lt;em&gt;Le Tableau du Maître flamand&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu espéras puis fus fort déçu. C’est un roman d’enquête un peu pompeux. Le début est somptueux et intelligent, puis on se lasse de tous ces dialogues entrecoupés d’incises aberrantes de futilité. On stagne pendant la moitié du récit à attendre qu’un expert des échecs découvre ce que n’importe quel lecteur ayant déjà touché quelques pièces a déjà compris, cependant que l’auteur nous décrit à chaque instant l’effet des volutes de la fumée de cigarette du personnage principal et la manière dont son verre est tenu. Il ne s’agit donc pas d’un livre sur un tableau et sur les échecs; c’est un livre sur les volutes de fumée de cigarette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Auster, &lt;em&gt;Trilogie new-yorkaise (Cité de verre, Revenants, La chambre dérobée)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ton plaisir crût en trois parties. Certains passages du premier livre t’assommèrent un peu mais tu y pris goût, le deuxième t’intéressa, et tu fus littéralement conquis par le dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kafka, &lt;em&gt;Le Procès&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu apprécias. La juxtaposition de la froideur du ton et de l’absurdité du fond, ça te plut bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Woody Allen, &lt;em&gt;Dieu, Shakespeare et moi&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu t’amusas. C’est un petit livre d’histoires brèves et de pensées, amalgamées. Un peu de cynisme, un peu d’absurdité, du vrai Woody Allen donc, et tu y trouvas ton intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kundera, &lt;em&gt;L’Insoutenable légèreté de l’être&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu plongeas avec délectation. Tu t’en voulus sur le coup d’avoir trop longtemps cru que c’était un livre pour jeunes demoiselles timorées; il n’en est (évidemment) rien. C’est une histoire riche et marquante, avec une foule d’annexes réfléchies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aldous Huxley, &lt;em&gt;Le Meilleur des mondes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu fus subjugué. Tu adoras les liens, les ficelles, la trame narrative, l’étude comportementale. Tu conservas dans ton vocabulaire cette façon d’interpeller Ford, l’usage du terme pneumatique (en parlant des filles), et «Ciel! Prendrais-tu un petit soma?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edgar Allan Poe, &lt;em&gt;Histoires extraordinaires&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu trouvas parfois le temps long. Toutes les histoires sont bien écrites, tu aimas la polyvalence de l’homme. Mais, c’est un peu ignoble de l’avouer, Poe t’ennuya parfois. Toutefois, peut-être est-ce dû à ton flagrant manque d’intérêt pour les histoire de montgolfières?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Choderlos de Laclos, &lt;em&gt;Les Liaisons dangereuses&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu t’épris de la marquise. Tu l’as déjà dit, ça s’est passé &lt;a href="http://chergroenland.blogspot.com/2006/11/la-marquise-et-le-vicomte.html"&gt;comme ça&lt;/a&gt;, cette lecture. Maintenant, n’importe quelle séduisante jeune femme peut te parler des Liaisons dangereuses, tu t’en sortiras comme un dieu. Et même citer, si tu y tiens. Vite, un exemple: «On peut citer de mauvais vers s’ils sont d’un grand poète.» (Mais il ne faut pas abuser du «Comme disait Voltaire: "C’est ça qui est ça."»)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groucho Marx, &lt;em&gt;Les Mémoires de Groucho Marx&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu satisfis ta curiosité. Alléché par le statut que tu octroyais à l’homme et par les œufs frits sur la couverture, tu achetas impulsivement. Mais bon, les pensées se sont faites un peu plus rares que prévues, et tu réalisas que si le titre était ainsi choisi, c’est qu’il pouvait peut-être réellement s’agir de mémoires. N’empêche, Groucho demeure quelqu’un dont tu apprécies bien le doigté en humour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphane Dompierre, &lt;em&gt;Un petit pas pour l’homme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu apprécias. Lucie Laurier t’avait prévenu que c’était typiquement Plateau, un peu vide et à la limite du misogyne. Il faut dire que Lucie a joué dans &lt;em&gt;Virginie&lt;/em&gt;, alors elle a des standards élevés… &lt;em&gt;On parlera d’autre chose, la prochaine fois Lucie, d’accord.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Albert Camus, &lt;em&gt;Le Mythe de Sisyphe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu t’instruisis. Pour faire plaisir à Lucie Laurier, tu décidas de plonger ensuite dans quelque chose de grave, alors rien de mieux qu’un essai sur le sens de la vie, l’absurdité et le suicide avec Kierkegaard cité un peu partout. Ça te plut bien. &lt;em&gt;On pourra en parler la prochaine fois, Lucie.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul Sartre, &lt;em&gt;Huis clos (suivi de Les mouches)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu affectionnas l’un, l’autre t’indifféra. L’enfer par les autres, tout le monde l’expérimente un peu, et tu as bien aimé. Par contre, comme tu ne vends pas tous tes avoirs pour acheter du Jean-Sol Partre, quand bien même aurais-tu mal viré, Les mouches, avec ou sans vinaigre, elles ne t’ont pas attiré particulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miguel de Cervantès, &lt;em&gt;L’Ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche (tome 1)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu fus captivé, sans trop t’y attendre. Honnêtement, tu en avais douté lorsqu’on t’en avait parlé tout d’abord. Il fallut donc plonger. C’est un classique plein de dérision, un pastiche délicieusement ironique des romans de chevaliers qui faisaient la pluie et le beau temps à l’époque. Dans un autre ordre d’idées, la préface d’Aline Schulman sur la traduction est très intéressante (parce que oui, tu pousses la chose jusqu’à lire toutes les préfaces).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Dor, &lt;em&gt;Anna braillé ène shot (Elle a beaucoup pleuré)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Tu y songeas fort, à tout le moins. C’est un essai sur le langage parlé des Québécois, écrit à la fin des années 1990. Pour peu qu’on s’intéresse à la question, l’essai touche sa cible. Par contre, tu trouvas à maintes reprises qu’on ne ciblait pas les plus graves lacunes en se consternant ainsi de la mauvaise prononciation des pronoms et de la négation. Tu passas au moins une semaine à t’observer parler, guettant les pronoms, hésitant à toute les fois entre la diction de Daniel Pinard et celle plus naturelle où la négation fout le camp. Tout ça pendant le temps des Fêtes, ce qui occupa bien tes pensées pendant les réveillons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, voilà, comme disait Voltaire: «C’est ça qui est ça.»*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Désolé, il n’y a aucune preuve dans Wikipedia que Voltaire disait une telle chose, mais ma grand-mère le disait si vous voulez accepter la substitution.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-8063145189137546069?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/8063145189137546069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=8063145189137546069' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8063145189137546069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/8063145189137546069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/04/petite-revue-livresque-presque-sans.html' title='Petite revue livresque presque sans chichis, mais égoïste (partie 2)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10538972.post-7590999536504547404</id><published>2007-03-21T23:50:00.000-04:00</published><updated>2007-03-21T23:58:40.686-04:00</updated><title type='text'>Petite revue livresque presque égoïste, mais sans chichis (2006, partie 1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu le sais bien, c’est le genre de billets que les gens peuvent facilement abhorrer, mais tu ne t’arrêteras pas pour des considérations aussi altruistes. En plus, joli prétexte, c’était la journée internationale de la Francophonie mardi… et on permet aussi à Vincent Vallières d’écrire une dictée sur les impôts, les accises et les plus-values... Voici donc, en avance en considérant cette perspective-ci, ta déclaration d'impôts livresques 2006.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Donc, en 2006, entre les sagas de &lt;em&gt;Cent ans de solitude&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;Don Quichotte&lt;/em&gt; (rassemblant à elles seules la majorité des personnages croisés en un an de lecture), tu feras un bref (hum…) tour de piste en essayant de ne dire que quelques mots sur chacun des livres lus, certains excellents, d’autres décevants, intéressants ou casse-pieds. Parfois, voudrais-tu dire, lorsque les livres sont simplement bons, il ne faut pas non plus les lire en tentant de trouver à chaque phrase des traits de génie, à l’affût de ce que ceux qui te les ont conseillés ont jugé excellent ou à la recherche des raisons qui ont fait qu’une œuvre a passé à la postérité. Était-ce cette phrase-ci? A-t-il aimé ce passage? A-t-elle trouvé cette métaphore inventive? Mais enfin, c’est ce que tu fais tout le temps et tu aimes bien ça ainsi; alors pour les grands conseils de sagesse, on repassera…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabriel Garcìa Màrquez, &lt;em&gt;Cent ans de solitude&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu aimas. C’est dense et volumineux, avec plusieurs couches et un arbre généalogique de personnages sublimement touffu. Ça tient plus du roman fleuve qu’à l’idée que tu t’en étais forgée, mais l’atmosphère t’a charmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin Page, &lt;em&gt;Comment je suis devenu stupide&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu souris. L’idée de départ t’a attiré: devenir heureux en découvrant les vertus de la stupidité. C’est humoristique, très court, ça passe très vite et fait sourire. C’est l’objectif et il est atteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Beigbeder, &lt;em&gt;L’amour dure trois ans&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu dois admettre avoir aimé. Le titre le dit: thèse selon laquelle l’amour dure trois ans. Beigbeder est parfois exaspérant, mais il a le sens de la formule, de la concision et de la tape sur la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dennis Lehage, &lt;em&gt;Mystic River&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu aimas bien. C’est un bon roman policier efficace. Les personnages sont très bien décrits, l’histoire est fluide, le ton est juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert Aquin, &lt;em&gt;Prochain épisode&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu tiquas. L’incipit est célèbre, la forme travaillée et le message dense, mais ce ne sera pas un de tes livres phares. Une veilleuse tout au plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Massoud Al-Rachid, &lt;em&gt;Noir destin que le mien&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu soupesas longtemps. Tu passas beaucoup de temps à tracer des parallèles avec le Candide de Voltaire, ce qui a constitué l’essentiel du plaisir que tu en as tiré étant donné que tu n’es pas vendu à Jean Leloup, corps et âme et jugement. «Un peu mince», dis-tu en tentant d’éviter les lapidations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert Aquin, &lt;em&gt;L’Invention de la mort&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu embarquas. Il y a là l’annonce de quelques thèmes de Prochain épisode, puis la solitude, l’amour distancié avec Madeleine, et enfin le chemin tortueux (dans tous les sens) qui mène au barrage de Beauharnois par la route 132.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Dickner, &lt;em&gt;Nikolski&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu aimas bien. Tu avais accroché &lt;a href="http://www.editionsalto.com/nikolski/premierchapitre.asp"&gt;en lisant le début ici&lt;/a&gt;, en raison des images et de la souplesse de l’écriture. Tu ne fus pas déçu. Attention, peut donner le goût de boire du rhum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Connelly, &lt;em&gt;Le Poète&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu eus ce que tu attendais. Roman policier énergique, avec la course contre le méchant en bonne et due forme, le doute qui pèse sur tout le monde et l’intrigue bien ficelée; dans le genre, ça répond tout à fait aux attentes. Curiosité technologique avec le recul de quelques années: dans certains passage, l’auteur explique ce qu’est une caméra numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu Simard, &lt;em&gt;Ça sent la coupe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu essuyas ta déception. L’histoire est simple, le style n’est pas désagréable; c’est bien mais tu avais mis la barre au-dessus de ce que ça atteignit, ce qui laisse toujours un goût fade. Il faut dire aussi que tu n’aimes pas vraiment le hockey, mais tu persistes et signes: ça n’y change rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boris Vian, &lt;em&gt;L’Écume des jours&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu le savais déjà, mais tu aimas d’un amour sectaire. C’est un vrai bonheur de lecture, une histoire à la fois légère et dense dans une atmosphère où tout participe à l’action; les personnages principaux et secondaires autant que les murs de l’appartement, le climat extérieur autant que les animaux domestiques. De plus, la fin de ce roman, tu la considères toujours comme une des mieux écrites et des plus marquantes que tu aies lues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric-Emmanuel Schmitt, &lt;em&gt;La Part de l’autre&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Tu fus intrigué, parfois agacé, mais satisfait. L’idée de départ est tentante: la comparaison des vies d’Hitler, telle que vécue et telle qu’imaginée s’il avait été accepté aux Beaux-Arts. Schmitt martèle parfois un peu trop, se permet des improbabilités qui font sourciller, mais c’est une histoire somme toute captivante.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À suivre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10538972-7590999536504547404?l=chergroenland.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chergroenland.blogspot.com/feeds/7590999536504547404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10538972&amp;postID=7590999536504547404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7590999536504547404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10538972/posts/default/7590999536504547404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chergroenland.blogspot.com/2007/03/petite-revue-livresque-presque-goste.html' title='Petite revue livresque presque égoïste, mais sans chichis (2006, partie 1)'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12146328251666786811</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_Tug7fD_ZlYY/SyHM0kIZH9I/AAAAAAAAACU/ouVYvy-UjwQ/S220/G570.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
